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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
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Au rythme des pluies, au pas des chevaux - Cordelia

Rae Lucas
Age : 21
Lettres déposées : 173
Anima : Rouge-Gorge
Métier : Enseignante à l'académie
Crédits : avatar: SWEET POISON





Rae Lucas
Érudite enseignante à l'Académie des Lions (Alliance)
Mer 31 Oct - 18:44
au rythme des pluies, au pas des chevaux
La lumière aura beau foncer le plus vite possible, elle verra toujours que les ténèbres sont arrivées les premières. Terry Pratchett

▼▲▼

Quelque part en Ecosse,

Fichu pays. Fichue pluie. J'adorais l'Ecosse pour ses terres sauvages, mais je la détestais pour ce temps pourri la plupart de l'année. A Echo, il faisait un climat agréable, tempéré, on y était bien toute l'année. Ici, à peine l'été passé, le mauvais temps nous rappelait déjà ce qu'était le froid, la bruine, les nuages. L'été était trop court. Mais malheureusement, je n'avais pas d'autre choix que de m'en contenter. Il faisait beau ce matin pourtant. C'était la raison pour laquelle je m'étais lancée dans cette idée de randonnée dans un coin que je ne connaissais pas. C'était pour moi l'occasion de découvrir une nouvelle parcelle du pays, que je cartographiais lentement mais sûrement dans ma tête. J'avais toujours adoré les cours de géographie et j'avais une très bonne mémoire des lieux. Le don que m'avait offert mon anima en devenant son élue ne m'aidait qu'à m'améliorer davantage. Il fallait avouer que lorsqu'on était friand de voyage comme moi, il faisait bon avoir une boussole dans sa tête qui m'empêchait de perdre le Nord. Il me suffisait ensuite d'un plan pour que je retrouve ma direction.
Et là, après quelques kilomètres, le temps s'était assombri et en quelques minutes la pluie s'était abattue sur moi. Pas juste une petite averse. C'était la tempête. J'avais à peine eu le temps de sortie mon imperméable que j'étais déjà trempée. J'étais trop loin de tout pour retrouver un brin de civilisation, je n'avais pas d'autre choix que de marcher. J'aurais pu m'abriter sous un arbre, il n'y avait pas d'éclair, mais je ne tenais pas vraiment à passer le reste de ma journée à attendre que le temps devienne plus clément.
Alors j'ai marché, encore. La pluie dégoulinait de mes cheveux, trempant mes vêtements sous ma veste qui ne résistait pas à une tempête. Tout à coup, au loin, j'aperçus une lumière à travers la pénombre par les précipitations. Sans réfléchir, je m'y rendis, découvrant une grande bâtisse. Je devais faire peur dans cet état-là, mais les habitants de cette demeure seraient mon seul répit. Car envers et contre tout, je commençais à grelotter sous la pluie battante...

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@Cordelia Reeves
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Invité
Invité
Dim 6 Jan - 19:02
Isobel
&
Cordelia
You look into my eyes and lie those pretty lies
And pretty soon I'm wond'rin' how I came to doubt you.
Elle l’avait senti avant qu’il arrive, et elle est bien contente d’être à l’intérieur, cette fois-ci, alors que le ciel semble s’ouvrir au-dessus d’eux. Une tasse de café à la main, elle observe à travers la fenêtre les trombes d’eau qui ne cessent de pleuvoir, et elle ne peut retenir un soupir. Ils ont bien leur dose d’orages, au Tennessee, mais jamais aussi longtemps, et encore moins aussi souvent. Elle en viendrait presque à penser qu’elle ne verrait plus jamais le soleil. Tout sent l’humidité, et elle n’est que trop contente d’avoir fait refaire les fenêtres à la fin de l’été. Il fait tellement sombre qu’on dirait presque qu’il fait nuit, et elle finit par se détourner, définitivement déprimée par ce qu’il se passe dehors. Flakes est bien à l’abri dans la grange tout récemment refaite — et elle se demande encore pourquoi elle fait autant de frais sur un terrain qu’elle ne compte pas garder, de toute façon. Elle dépose sa tasse sur la table basse et elle se laisse tomber dans son canapé, attrapant un plaid pour le passer autour de ses épaules. Elle hésite un instant à allumer la télévision, mais elle finit par attraper son carnet à la place, se faisant violence pour y écrire au moins quelques mots.

Il y a une chanson qui tourne en boucle dans sa tête, un air sur lequel elle peine à mettre les mots. Elle ne doute pas que c’est elle qui est à la base de son blocage, mais elle n’arrive pas à la coucher sur papier. Elle qui n’a pas l’habitude de chanter sur sa vie, elle ressent soudainement le besoin de s’épancher de cette façon. Elle écrit une phrase hésitante, puis une seconde, et elle semble plus pouvoir s’arrêter, alors que les mots lui viennent enfin. C’est cru, et il faut qu’elle polisse un peu l’affaire, mais c’est enfin une chanson. Elle n’est même pas sûre de l’enregistrer un jour mais elle en est enfin libérée — ou presque. Elle se lève, et va pour attraper sa guitare dans un coin de la pièce lorsqu’elle aperçoit une silhouette à travers la fenêtre. La personne semble figée, et Delia s’approche de la fenêtre timidement, un œil curieux sur l’individu. Elle se demande ce qu’elle peut bien vouloir, immobile de la sorte. Elle jette rapidement un regard vers la grange fermée, puis refixe son attention sur l’inconnu qui n’a pas bougé d’un pouce. La lèvre mordue, elle se déplace vers la porte, s’arrêtant pour attraper son shotgun dans une armoire sécurisée. L’arme en main, elle se sent à la fois un peu ridicule et un peu plus sûre ; elle blâme Flakes pour cet instinct de préservation. Elle ouvre finalement la porte, tenant l’arme de façon détendue, canon vers le sol. « Howdy ! Can I help ya ? Are ya lost ? »   


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Rae Lucas
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Anima : Rouge-Gorge
Métier : Enseignante à l'académie
Crédits : avatar: SWEET POISON





Rae Lucas
Érudite enseignante à l'Académie des Lions (Alliance)
Lun 4 Fév - 21:03
au rythme des pluies, au pas des chevaux
La lumière aura beau foncer le plus vite possible, elle verra toujours que les ténèbres sont arrivées les premières. Terry Pratchett

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Quelque part en Ecosse,

Mon visage était couvert par le capuchon de ma pelerine, j'étais dégoulinante de partout et je grelottais. Je me surpris à penser ironiquement que si nous étions en plein milieu d'une apocalypse zombie, les habitants de cette ferme m'aurait sûrement descendue sans le moindre regret. J'avais vraiment un air morbide, voir de tueur de films d'horreur. Une chose était sûre: moi-même je n'aurais jamais ouvert ma porte à une inconnue pareille. Mais je ne demandais qu'à me mettre au sec quelques heures, la grange conviendrait parfaitement, en attendant que la tempête passe. C'était tout ce dont j'avais besoin. J'étais du genre minimaliste, je profiterais du confort de mon propre appartement une fois de retour au bercail.

Je me tenais à quelques mètres de l'entrée de la baraque. Une jolie baraque en bois avec une jolie peinture rouge. Une lumière s'évadait de l'une des fenêtres du rez-de-chaussée, prouvant que quelqu'un était bien présent à l'intérieur. Je cherchais à attraper le regard de cette possible personne, en gardant toujours une certaine distance avec l'entrée. L'idée de simplement me mettre à l'abri à l'entrée de la grange me traversa l'esprit. Avec mon look désabusé, je ne voulais pas inquiéter les habitants de cette maison. Mais après une courte réflexion, je me dis qu'il ferait tout de même mieux de les prévenir de mon squat. Ce fut lorsque je m'étais enfin décidée que la porte s'ouvrit. Une jeune femme aux beaux cheveux blonds se dressa dans l'encadrement, tenant en son poing un petit pistolet. Je me figeai, tandis qu'elle me demanda ce que je faisais ici avec un accent bien tranchant que je connaissais bien; l'américain des profondeurs du Texas. Je n'étais pas du tout de ce coin-là du pays, mais entendre une note similaire dans sa voix à me réchauffer le coeur. Tout comme la vue de l'arme qui réchauffa mes muscles.
Un peu paniquée mais en cherchant à faire des doux gestes pour ne pas l'effrayer, je découvris ma tête, laissant retomber mon capuchon, révélant ainsi mon visage. De toute manière, j'étais déjà trempée. Le capuchon ne servait plus à me protéger de la pluie, il n'était plus qu'un simple artifice. Puis, tendant les mains devant moi en un geste pacifique, je m'exclamai d'une voix forte afin de couvrir le tumulte causé par la tempête:
-Je suis désolée ! Je ne voulais pas vous effrayer. Je me suis faite surprendre par l'averse, et je me demandais si je pouvais m'abriter dans la grange le temps que la pluie se calme.
Je pointai du doigt la porte de la grange à quelques mètres de là. Je ne me doutais pas que celle-ci pouvait contenir un cheval ou tout autre animal. A vrai dire, ça n'était pas mon problème premier. Quoi qu'un animal d'une taille généreuse pourrait me tenir chaud dans mes habits détrempés... Le petit Jésus n'était-il pas né entre un boeuf et un âne pour le maintenir au chaud ?
Et voilà. J'étais si congelée que je venais de me comparer à un Dieu auquel je ne croyais même pas.

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@Cordelia Reeves
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