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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
contexte et intriguesbases à connaîtreLes bottins
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  • 15 août 2018Ouverture de la partie jeu.
  • 01 août 2018Ouverture générale du forum et des inscriptions.
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Swinging stars from satellites — Joel

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Lettres déposées : 14
Anima : Cheval
Métier : Auteur/Compositeur/Interprète de Country
Crédits : Avatar : EXORDIUM. Signature : Astra (icon aslaug. ; lyrics Florence + The Machine)





Cordelia Reeves
Affranchie
Dim 21 Oct - 17:46
Joel
&
Cordelia
Shining like a diamond in the sky
Elle n’est toujours pas habituée à la lande qui s’offre à elle, le paysage sec et généralement vide de toute haute végétation. La cause n’est ni mystérieuse, ni surprenante, et elle se force à resserrer son écharpe autour de son cou pour se protéger du vent. Flakes n’est pas plus satisfait du temps, et elle peut le comprendre. Même si c’était presque aussi variable chez elle, au moins il faisait un peu plus chaud, et le soleil se faisait plus sentir. Mais il y a quelque chose d’indescriptible qui fait qu’elle préfère l’odeur de l’Ecosse (probablement le manque d’industrie et de pétrole). L’air semble plus pur, et même si elle n’est pas certaine que ce soit vrai, l’illusion est suffisante pour la satisfaire. Mais la pureté supposée de l’air n’est pas véritablement la raison pour laquelle elle reste. Elle serait d’ailleurs bien incapable d’expliquer ce qui la retient dans ce pays, dont elle ne comprend pas toujours les habitants, et à la culture tellement différente de la sienne que s’en est dur de s’y habituer. C’est un endroit vieux, et elle ne le voit pas seulement aux bâtiments, mais à la lande aussi. Tout autour d’elle paraît venir d’un autre millénaire, et elle ne sait pas quoi en penser — c’est bien loin de leurs quatre cent ans d’histoire.  
Distraitement, elle claque de la langue et bouge sa main sur le côté, détournant Flakes avec les rênes. L’anima pivote et se met en marche, sans une pensée contrariée pour son élue qui ne peut s’empêcher de sourire, secouant la tête avec amusement. « I know ya don’t like the bridle, but how d’ya think I’mma explain to those folks how I’m ridin’ a wild horse. » Il agite la tête et elle roule les yeux, plantant ses talons dans les flancs de l’anima pour le faire accélérer. « That saddle is already strange enough ‘round here. » Il n’a pas besoin de répondre pour qu’elle sache qu’il préfèrerait ne pas l’avoir non plus, mais elle ne veut pas recommencer cette discussion sans fin. En la choisissant, il devait bien se douter qu’il y aurait plus d’apparences à tenir qu’en restant sur les étendues sauvages — certes de plus en plus rares — des USA. « Consider yourself lucky I’m not tryin’ to make ya compete into anythin’. »  Ne peut-elle s’empêcher de lui faire remarquer qu’ils gravissent une colline au trot, la main reposant sur le pommeau de sa selle. L’avantage d’être liée avec lui est qu’ils se comprennent si intimement qu’elle n’a que rarement besoin de le guider. Ses doigts tiennent les rênes mollement, et sa posture est tellement relaxée qu’il suffirait à Flakes d’un coup de cul bien placé pour la foutre par terre.

Elle aimerait dire qu’ils se sont fait confiance immédiatement, mais même elle n’est pas assez naïve pour y croire. Il lui a fallu du temps, même après la réalisation de leur lien, pour parvenir à ce que Flakes la suive sans rechigner. Probablement dû à sa nature de proie, il lui a transmis cette méfiance maladive qui la rend finalement difficilement approchable. Elle est à l’image des gens du Sud des Etats-Unis, polie et accueillante, généralement généreuse, mais obtenir sa confiance n’est pas particulièrement simple. Ils surplombent finalement un morceau de forêt, et elle hésite un instant, Flakes s’arrêtant instinctivement. Les nuages au-dessus d’eux sont en train de s’alourdir et elle n’a aucun doute qu’il pleuve avant qu’ils ne trouvent un abri, et Cordelia sait à quel point son anima déteste être mouillé. La forêt semble être la meilleure idée pour éviter le maximum de l’orage, et elle espère que Flakes saura assez où il va pour les faire ressortir du bon côté — au plus près de chez elle. Elle claque de la langue et ils se remettent en route, juste à temps pour que le ciel s’ouvre au-dessus d’eux. Elle sent la frustration du cheval et elle grimace juste un peu, inclinant son chapeau sur sa tête pour que l’eau s’écoule sur le côté de sa tête.

La forêt les protège à peine, malgré l’épais feuillage, mais ce qui l’inquiète le plus, c’est qu’il commence à faire sombre. Ils avancent lentement, faisant attention aux nombreuses racines et aux blocs rocheux, et elle sait parfaitement qu’ils ne sortiront pas de là avant la nuit. Elle soupire, resserre d’une main son manteau autour d’elle, et talonne juste un peu son anima pour qu’il accélère, animée par l’espoir futile de sortir plus rapidement. Lorsqu’enfin ils en voient le bout, il fait nuit, et Cordelia ne reconnaît pas du tout où ils sont. Ils sont arrêtés à l’orée de la forêt, et elle contemple le bâtiment en bois éclairé qui a tout l’air d’être une grange, quelques dizaines de mètres plus loin. Il fait clairement trop sombre pour que Delia se reconnaisse dans ce pays qu’elle connaît encore trop mal, et leurs meilleures chances se trouvent dans cette grange. Elle ne voit pas d’autre bâtiment autour, et elle en conclut que la personne ayant allumé les lumières y vit probablement — avec un peu d’espoir. Elle frissonne en même temps que Flakes, et d’un claquement de langue, ils avancent finalement au milieu de l’orage, vers le bâtiment. Il ne faut que quelques secondes pour qu’ils soient trempés à nouveau, et elle retient un soupir. Lorsqu’ils sont enfin à hauteur des lourdes portes, elle hausse le ton, inquiète de ne pas être entendue à cause de la pluie. « Hello ? Anyone here ? »  
CODAGE PAR AMIANTE
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