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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
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Le chant du loup

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Rae Lucas
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Sam 18 Aoû - 18:48
le chant du loup
Ne jamais se fier aux apparences: c'est n'est pas le chevreuil qui traverse la route mais la route qui traverse la forêt de façon indécente.

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Argyll Forest, automne 2018

Je m'étais sentie si bien lors de ma dernière venue dans la forêt d'Argyll que j'avais décidé d'y venir. Lors de ma première visite de quelques jours, j'y avais rencontré James, l'un des rangers du coin. Aujourd'hui, je n'espérais pas spécialement croiser quelqu'un. C'était le week-end, je n'avais rien de prévu et j'avais simplement décidé de m'évader. J'avais besoin de mon bol d'air frais régulier et ces deux jours s'annonçaient parfaits. Le temps annoncé était beau, certes un peu frais -nous étions en Ecosse après tout- mais ensoleillé. La pluie n'était pas un problème pour moi, je pouvais marcher sous n'importe quel temps à partir du moment où il ne me mettait pas en danger. Néanmoins, je préférais profiter des derniers jours de la belle saison en assistant au déclin du soleil dans le ciel.

J'étais venue en voiture et je laissai cette dernière dans un parking. Mes chaussures de marche aux pieds, un jean, un t-shirt, un léger k-way noir et mon sac à dos contenant le nécessaire pour le week-end. Ah oui, et quelques graines bien grasses pour Echo afin de le préparer à l'hiver qui arrivait. Il n'était pas un passereau comme les autres qui passerait la saison à l'extérieur, mais il avait tout de même besoin de faire quelques bonnes récoltes de graisse. J'adorais le voir devenir bouboule lors de la saison froide, il devenait encore plus mignon qu'il ne l'était. Je savais que ça le vexait et c'était ce qui me faisait rire d'autant plus.
Echo ne refusait jamais quand je décidais de partir en forêt. C'était son univers après tout. Je disais que c'était le mien également, mais les bois lui appartenaient d'autant plus. La forêt n'appartenait pas à l'Homme, il suffisait de voir la densité de population dans le coin pour le comprendre. L'Homme avait besoin de proximité avec les villes pour vivre en communauté, travailler, rester au chaud dans son appartement et à quelques pas des supermarchés. Je ne pouvais pas critiquer, car je faisais partie de ces gens-là. Mais malheureusement, je ne pouvais pas habiter trop loin de l'académie. La forêt n'était donc pas enviable pour moi, du moins pas pour l'instant.

La carte dans une main, un bâton trouvé par terre en guise de canne, les pieds suivants un sentier sinueux, j'essayais de reconnaître les oiseaux qui m'entouraient en m'arrêtant de temps à autre. Au milieu de la forêt, j'étais dans leur antre, là où certains avaient leur nid. Malheureusement, Echo s'était posé juste au-dessus de ma tête se mit à chanter à tue-tête ce qui couvrit le cri de ses congénères. Je savais qu'il faisait exprès pour m'embêter alors je me contentai de soupirer et reprendre ma route. C'était le milieu d'après-midi, un samedi, j'avais rencontré tout juste une poignée de promeneurs. La journée était tranquille et je me sentais bien. Il me faudrait bientôt songer à trouver un endroit où poser ma tente pour la nuit. Mais il me restait encore quelques heures devant moi.


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@Joel N. Knight
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Joel N. Knight
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Lun 27 Aoû - 16:20

Beware the wolf in sheep's clothing
And that sadnesss really frames in one thought, which is: I only wish for one thing.
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I choose to be happy.
Ses pieds piétinaient sans vergogne le sol parsemé de feuille mortes et de racines d'arbres à une vitesse folle, tandis que le corps de l'homme s'élançait avec énergie. Il semblait faire une course à travers les arbres, pourchasser par un loup dont la fourrure reflétait la lumière qui traversait les feuillages. Le loup ne chassait pas, l'homme non plus, ils courraient au gré du vent dans cette forêt qui semblait être leur terrain de jeu favoris. Finalement le brun s'arrêta, complètement essoufflé alors que son loup le regardait de son regard si particulier. Se tenant les genoux, il récupérait doucement sa respiration, il regarda autour d'eux. Entourés par les grands arbres à perdre de vue, il se sentait complètement libre profitant de la solitude ambiante. Finalement il se releva, défiant le prédateur du regard, c'était reparti pour une course jusqu'à leur destination pour la soirée. A force de se promener, il y connaissait des recoins différents souvent peu fréquenté, bien content de ne pas partager ses petits coins de paradis. Courant alors à nouveau, enjambant parfois de trop grosse racine ou même certains rocher, il ne pensait strictement à rien. Il n'y avait que les arbres, l'air frais et son loup, rien d'autre, personne ou aucun engin électronique pour perturbé son faible équilibre entre le bien être et le mal être.

C'est bien un ou deux kilomètre plus loin que les deux boules d'énergie finirent par arriver à destination, s'appuyant sur un tronc, il attrapa son sac où il sortit une bouteille d'eau dont il but bien la moitié assoiffé après tant d'effort dans la chaleur de l'été encore présente. Fermant les yeux quelques secondes, il inspira grandement, pour expirer la même quantité d'air. Au fil du temps, il avait appris à se détendre de manière saine. Si avant il se faisait du mal, maintenant ce n'était plus le cas, il ne se laissait plus contrôler par son anxiété ou sa dépression, du moins plus si facilement. Fenrir était là pour le soutenir. Ce bon vieux loup était toujours là pour lui donner le coup de pied dont il a besoin. Inséparable comme jamais, les deux congénères se ressemblaient finalement beaucoup. Les deux semblaient avoir faim mais il n'avait rien apporter de spécial et encore moins pour rassasier l'estomac du canidé. Le lieu où il se trouvait offrait une sorte de grande rivière alors il se disait qu'il allait pécher ce qui fit bien pouffer le loup, qui se moquait doucement de son élu. Le défiant d'arriver à en attraper un.

Souriant doucement, faisant mine d'être outré par son jeu de regard et de grognement, il attrapa un grand bâton, fabriquant une cane à pèche maison avec les moyens du bord, ayant toujours on ne sait quel brique à braque dans son sac, il avait trouver de quoi faire. C'était l'avantage d'être éleveur ça, de devoir promener les moutons parfois. « Tu vas voir, j'vais y arriver, t'feras moins l'malin. » qu'il grognait à voix haute, de son accent écossais certainement trop prononcé, mais il l'avait toujours eut et vivre à la campagne entouré de personnes âgés n'avait par arrangé son cas. Mais il était heureux comme ça, il préférait largement cet endroit à son ancienne vie, chez ses parents ou à l'armée. Il ne préférait même pas y penser. Le seul souvenir qui le faisait sourire était ses fugues au final, où il se sentait libre comme il l'est maintenant. Et même s'il se sentait toujours aussi mal d'avoir perdu son père et sa reconnaissance pour toujours, ça lui avait enlevé un poids et même s'il s'en rend toujours pas compte, ça lui faisait grandement du bien.

Le loup le regardait alors faire, c'était totalement stupide et maladroit et il était clair qu'il s'y prenait pas de la meilleure manière. C'est bien trois quart d'heure après que ça finit par mordre par miracle, criant doucement en voyant sa ligne se tendre, il se mit à tirer comme un fou et à peine le poisson fut sortit de l'eau, que le loup, mauvais perdant sauta dessus pour le coincer dans sa gueule. « Ah, non, tu vas pas t'en sortir comme ça ! » qu'il s'exclamait alors que le loup se mit à courir beaucoup plus loin, bien décidé à garder le poisson pour lui, le brun se mit alors à courir après lui, amusé par son anima. Mais alors qu'ils étaient en pleine course, le loup s'arrêta et l'homme aussi, les deux semblaient avoir entendu quelqu'un, ou quelque chose, le chant d'un oiseau les perturbaient, habitué à cet endroit celui ci n'était pas trop d'ici, ce qui était...étrange. Joel n'ayant prévu de croiser quelqu'un n'avait pas caché sa marque. Fenrir le remarqua, sachant pertinemment que son élu ne la montrait pas. Joel attrapa alors le bandana que le loup avait autour du cou et l'enroula sur son avant bras, cachant ainsi toute trace, puis le loup couru se cacher beaucoup plus loin.

L'écossais marcha alors un peu pour finalement apercevoir une blonde, marcher non loin, ne la connaissant ni d'Eve ni d'Adam il pensait d'abord juste passer son chemin, puis il pensa ensuite qu'elle pouvait être perdue. Dans cette immense forêt c'était fort possible. S'approchant alors d'elle de son air un peu renfermé, il lui fit simplement dans un soupire : « Heu, b'soir, Vous êtes perdue ? »
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Rae Lucas
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Ven 31 Aoû - 21:53
le chant du loup
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Argyll Forest, automne 2018

Je m'étais arrêtée un instant, posée sur un tronc d'arbre. Ce dernier avait dû tomber il y a quelques temps, son écorce s'était déjà presque enfoncée dans la terre et toutes ses feuilles étaient tombées. Je rappelai Echo sèchement afin qu'il arrête ses balivernes et il comprit qu'il fallait revenir. Il se posa à côté de moi et je sortis de ma poche de veste quelques petites graines bien grasses comme il les aimait. Pendant qu'il les picorait, je pus enfin profiter de la forêt et de ses bruits chaleureux et joyeux. J'en profitai pour sortir de mon sac ma gourde et d'en boire quelques gorgées. La randonnée, même par temps humide, c'était épuisant et il ne fallait jamais oublier de s'hydrater. Combien de fois me l'avait-on répété... Et toutes les consignes de sécurité qui allaient avec. A l'école, ici en Ecosse, nous allions souvent faire des sorties de classe dans la forêt, des marches, et souvent les autres élèves s'en plaignaient. Ils préféraient rester en ville, c'était leur élément. Même si j'avais grandi en milieu urbain, je me sentais d'autant mieux dans les bois. C'était beaucoup plus ressourçant, ce rapport à la nature omniprésente.

Après quelques minutes de pause, je remballai mes affaires et lançai mon sac à dos sur mes épaules. C'est à cet instant que tout à coup, les oiseaux se turent. Je savais que c'était à cause d'un évènement perturbateur, mais contrairement à eux, je n'avais pas encore cerné lequel. Mais ça ne tarda pas à arriver. J'entendis des pas s'écraser dans les feuilles mortes et se créer une passage à travers les fourrés. Echo s'envola à tire d'aile et je me retournai. Cette forêt devait être habitée par des hommes. D'abord James, puis lui. Formaient-ils une communauté ? Est-ce qu'il était ranger lui aussi, pour surgir pareillement des buissons ? Il n'avait pas l'air très engageant et même si je m'étais réellement perdue, je n'aurais certainement pas voulu lui demander de l'aide. Peut-être se proposait-il, mais son ton était si las qu'il me rappelait celui de la prénommée et insupportable Lorias.
Néanmoins, je m'armai de mon sourire le plus radieux pour le saluer et lui répondre. Bonsoir ! Non non, enfin, je ne crois pas... fis-je en lançant un regard timide à la carte que je détenais dans l'une de mes mains. Dans l'autre, je tenais fièrement mon bâton qui devait me donner un faux air de Gandalf. Mais je vais camper ce soir dans la forêt, est-ce que vous connaîtriez un endroit sympa où je pourrais y déposer ma tente ?

Quitte à faire, en espérant que ce type vive dans le coin, j'avais meilleur temps de lui demander conseil plutôt que de tracer ma route sur ce sentier inconnu. Sur la carte, j'avais bien repéré quelques emplacements où je pourrais élire domicile pour la nuit. Seulement, on ne pouvait être sûr de rien dans une forêt: un arbre avait pu tomber, un éboulement de terrain avait pu se passer, une rivière pouvait être sortie de son lit. Vivre dans la nature, c'était vivre avec des imprévus et savoir s'adapter. C'était aussi l'aventure. A Edimbourg, avec le train train quotidien, j'étais dans une routine dont je peinais à me défaire. Et ici, tout était plus mouvementé. J'adorais.
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Joel N. Knight
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Sam 1 Sep - 23:58

Beware the wolf in sheep's clothing
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Cette journée de pause devait s'annoncer des plus reposantes et normales et le voilà, devoir se sociabiliser de force avec une blonde qu'il ne connait pas. Elle puait la joie à deux cent kilomètre ce qui suffisait à ce loup solitaire pour être particulièrement mal à l'aise. Non pas qu'il ait quelque chose contre les gens heureux. Ce bougre ne respire simplement pas la joie de vivre alors à chaque fois il se sent à part. Il ressent sa différence et ça le rend nerveux, il déteste se savoir différent, s'en était tout simplement maladif. Alors oui, ce sourire qu'elle arborait par gentillesse lui faisait ressentir l'opposé de ce qu'elle recherchait. Ce n'était pas sa faute pour autant. L'homme est juste... ce qu'il est. Il la regarda alors tout en l'écoutant. Il n'était pas si ravi que ça de l'aider bien qu'il peut être serviable par moment, mais ça dépend avec qui et ses humeurs. Il connaissait très bien la réponse à sa question. Mais une autre vint au fond de son crâne, avait-il envie de partager son petit coin secret avec cette inconnue ? Rien ne dit qu'elle n'allait pas l'envahir plus tard, pour partager ça avec ses proches et autres. Ce serait fini de ses escapades en solitaire et surtout en compagnie de Fenrir.

Il inspira doucement ses yeux bleus légèrement fuyant se posèrent sur un banc d'arbre plus loin cherchant son loup du regard qui devait se faufiler dans les ombres. C'est en l'apercevant que ses millier de questions qui commençaient à le plonger dans son anxiété se dissipèrent.  « Je connais un endroit, si vous voulez, je peux vous y emmener. » qu'il finit par dire dans un soupire. Tirant sur ses manches nerveusement, il la regarda quelques instant et recula d'un pas, pour se retourner tout en lui disant. « Je dois récupérer mes affaires et on pourra se mettre en marche, c'est pas très loin d'ici. », tentant un léger sourire légèrement faux, il finit par se mettre en marche pour grimper et retourner à un de ses petits coins de paradis, un des nombreux à force de traîner dans cette forêt dés qu'il en a l'occasion. Les jours de pause, il n'en a pas tant que ça vu tout ce qu'il accumule comme travaille. Entre l'élevage, le champs et la boxe et même bientôt du travail avec les rangers, il était plus ou moins toujours occupé.

Garder sa tête occupé l'aidait à ne penser à rien d'angoissant. Bien que la présence qu'il avait l'impression de sentir depuis quelques jours étaient toujours là, pesante sur ses épaules. Il ne savait absolument pas d'où venait cette sensation, mais elle était bien là. Il se retourna une nouvelle fois, pour être sûr qu'elle le suit et ils finirent par arriver. Attrapant son sac, qu'il enfila tout de suite sur son dos, il s'accroupit pour rattraper sa canne à pèche artisanale simplement pour récupérer le fil et le crochet après quoi il jeta le bâton plus loin sur le sol. « On devrait en avoir pour une heure de marche, ça vous ira ? ». Il pourrait très bien lui proposer d'aller à la grange, mais ça aurait été très étrange et il n'avait pas envie d'une inconnue qui s'immisce dans son nid. C'était la tanière du loup, clairement et autant dire que les étrangers sont rarement les bienvenues, à tel point qu'il n'y invite jamais personne, sauf des demoiselles lorsque ça lui arrive de jouer des charmes. Bien qu'en réalité, ça ne se passe jamais si bien avec les femmes. La raison était assez simple dans les faits mais bien trop compliqué à assumer par ce dernier.

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Rae Lucas
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Dim 2 Sep - 15:52
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Argyll Forest, automne 2018

Je voyais très bien que le contact humain n'était pas le point fort du gars que j'avais en face de moi. Du moins, il avait le regard fuyant, comme s'il avait peur de s'accrocher au mien, ou alors comme s'il cherchait quelques chose dans les bois. Durant un instant où ses yeux se détournèrent des miens, je fis de même discrètement à la recherche de la chose qu'il pouvait peut-être chercher. Mais je n'aperçus rien et toute la forêt s'était tue. Nous avions brisé l'harmonie silencieuse et les oiseaux environnants avaient dû s'envoler un peu plus loin. Cette forêt était immense, les animaux ne devaient pas avoir l'habitude de rencontrer des hommes. Au moins, cela les rendait sauvages et ça ne les invitaient pas à se rendre en ville, ce qui pouvait s'avérer dangereux pour eux.  
Puis, l'homme m'expliqua qu'il connaissait un endroit où je pourrais y planter ma tente pour la nuit. Il ne le disait pas avec la plus grande des motivations, au contraire. Son soupire contribua à me faire penser que je le faisais vraiment chier et qu'il m'aidait juste pour la bonne cause. J'ai eu envie de lui dire gentiment qu'il pouvait simplement m'indiquer la direction, ou un point sur ma carte, et que je pouvais m'y rendre seule. Mais il fut plus rapide que moi en annonçant qu'il devait aller chercher quelques affaires avant que l'on se mette en route.
-Pas de problème, je vous suis. Merci beaucoup, conclus-je poliment tandis que je lui emboîtai le pas. Aussitôt, un petit éclair gris et rouge décolla de la branche au-dessus de ma tête et s'élança entre les troncs d'arbre, nous devançant rapidement. Je savais qu'Echo n'allait pas nous perdre dans cette forêt: il ne la connaissait pas mais c'était son élément.
Nous arrivâmes dans un silence religieux dans une petit clairière où l'homme avait laissé son sac. Il le récupéra, s'accroupit afin de bidouiller quelques choses au sol avant de se relever. Une heure de marche ? Sans soucis.
-Ca m'ira parfaitement, j'adore marcher dans la forêt, je trouve ça ressourçant.
Puis à nouveau, je le suivis. Je laissai tomber le poids qui m'avait servi de canne pour avancer et accrochai mes deux mains aux lanières de mon sac à dos. Mine de rien, même si je n'avais pas prévu un long séjour ici, tout ce matériel était lourd. Il n'y avait pas seulement des vêtements mais aussi de quoi dormir comme un sac de couchage, un peu de nourriture et surtout de quoi la cuisiner. Au fil des excursions, j'avais appris à voyager léger, heureusement. Deux tshirts et un pantalon pour deux jours, c'était le maximum à emprunter pour une randonnée de deux jours.

Au début, je laissais mon guide auto-proclamé me montrer la route en le suivant de près derrière lui. Après quelques mètres dans le silence, je me disais de le rattraper en une paire d'enjambée allongée afin de poursuivre ma route à ses côtés. Si nous avions à nous supporter pendant une heure, nous pouvions profiter pour en faire connaissance. Le temps passerait d'autant plus vite.
-Je m'appelle Rae. Et vous ? Vous êtes un ranger ?

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Joel N. Knight
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Dim 7 Oct - 0:08

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Pourquoi il avait proposé ça déjà ? Allez savoir, même pas quinze minutes qu'ils marchaient que ça l'agaçait, il voulait courir, faire le con avec son loup, pas marcher avec une gonzesse qui sort de nul part. Son regard se concentrait sur son chemin, choisissant d'ignorer la blonde et de simplement la guider, son sac sur le dos. Les manches de sa chemises à carreaux relevés, le bandana bien serré sur son avant bras, aucun accident n'arriverait. Tout se passerait normalement, elle ne saura pas qu'il est élu et ne posera pas des questions indiscrète sur sa cicatrice. En gros, cette zone de son corps n'était que des sujets tabous. Finalement, elle brisa le silence qui s'était installé entre eux en le rejoignant à ses cotés et en lui adressant la parole.  « Joel, non, je ne suis pas ranger, je m'occupe d'une ferme et je fais de la boxe au niveau professionnel. J'habite à coté de la forêt... Je viens souvent ici, c'est un peu comme une deuxième maison... » qu'il fit alors simplement, avant d'escalader sur une sorte de rocher qui était le seul moyen d'accéder à la où il voulait, comme c'était vachement haut. Il se retourna et s'accroupit pour tendre sa main, au cas où elle avait besoin d'aide.

Suite à quoi, ils continuèrent leur chemin.  « Et toi, tu viens faire quoi ici ? » qu'il demanda simplement, sans vraiment y voir un quelconque intérêt, simplement pour... faire la conversation pendant la route.

L'heure passa finalement assez vite et ils arrivèrent comme prévu au bon endroit. Joel enleva alors son sac de ses épaules et le lâcha nonchalamment au sol. Il l'ouvra ensuite pour y chercher sa bouteille d'eau pour s'hydrater un peu. Il rangea ensuite la bouteille et observa autour d'eux. Encore à la recherche de Fenrir, qui rôdait pas loin, veillant sur son élu qu'il savait très bien peu à l'aise avec les inconnus.  Il l'aperçut à nouveau et afficha un léger sourire non voulu. Assez étrange qu'il sourit comme ça pour rien. Mais il l'effaça assez rapidement en se concentrant à nouveau sur la blonde, il alla s'installer sur un rocher. Il regarda le ciel, puis les arbres. Remarquant un oiseau, un rouge gorge, qui n'avait pas trop sa...place ici, il fronça les sourcils.

 « Je me demande ce que fait cet oiseau ici, j'en ai jamais vu des comme ça dans le coin...» qu'il fit alors, s'interrogeant, il était bien trop loin pour remarquer un détail particulier, la marque.

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Ven 19 Oct - 14:17
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Argyll Forest, automne 2018

J'acquiesçai lorsqu'il se présenta. J'appréciais pouvoir mettre des noms sur la tête des gens, je n'appréciais pas ceux qui se la jouaient mystérieux. Ca avait même tendance à m'agacer à vrai dire. Ainsi, j'en appris plus que je ne l'aurais espéré sur Joel. Non seulement il n'était pas un ranger mais en plus il s'occupait d'une ferme et donnait des cours de boxe. Il avait de la chance de pouvoir habiter si près de la forêt. J'aurais tant voulu pouvoir en faire de même. La vie en ville m'oppressait. Il y avait trop de monde, trop de pollution, les gens étaient trop pressés et désagréables. Dans la forêt, tout était plus simple, plus naturel. Même si je sentais que Joel n'était pas l'homme le plus à l'aise en société, il prenait la peine de me parler durant notre marche. Ca ne me dérangeait pas de parler avec lui, au contraire, j'appréciais faire de nouvelles rencontres. Surtout dans le cadre idyllique des bois.

J'attrapai sa main lorsqu'il eut grimpé la paroi rocheuse. Avec mon sac à dos, j'aurais peiné à y parvenir seule. Joel m'emmenait hors des sentiers et nous nous retrouvions dans la forêt profonde. Je me demandais comment il faisait pour ne pas se perdre à vrai dire. J'essayais de trouver des points de repères, au cas où je devrais faire le chemin en sens inverse et à cet instant je bénis Echo de m'avoir choisie pour Elue et donc de m'avoir confié une boussole interne. C'était très utile en forêt. Je n'avais qu'à repérer dans quelle direction je devais aller et je saurais m'y rendre en sachant toujours où se trouvait le Nord.
-J'apprécie la randonnée et le camping. C'est là que je passe tout mon temps libre.

Nous finîmes par arriver au lieu prévu de Joel. C'était une très jolie clairière, presque comme une petite prairie où on trouvait de l'herbe bien verte et un petit ruisseau qui la traversait. Les arbres semblaient s'être écartés, laissant la place à ce petit lieu baigné de soleil. Sans même que mon guide ne le précise, je compris que nous étions arrivés. Il lâcha son sac pour en sortir une gourde et je fis de même. Je m'installai sur un rondin et retrouvai à mon tour un thermos de thé. En jetant un regard à Joel, je surpris sur son visage un curieux sourire qui disparut en un instant. Haussant un sourcil, je me contentai de déguster le thé chaud qui réchauffa mes entrailles.
Quand Joel fit une remarque sur un rouge-gorge qui n'avait pas sa place ici, je levai les yeux au ciel. Evidemment, il ne pouvait s'agir que d'Echo. Je sortis de mon sac un paquet de shortbreads, mes biscuits favoris lors de mes randonnées. Je sortis l'un des gâteaux et en effritai un morceau entre mes doigts. L'oiseau, alerté par ce bruit, se posa à seulement deux grandes enjambées de moi dans l'herbe. Il louchait sur le biscuit et s'approcha en petits sauts guillerets. Il faisait son timide en présence de Joel. En temps normal, il aurait tenté d'attraper le morceau de biscuit au beurre en plein vol. Quand Echo fut suffisamment proche, il sauta sur ma main que j'avais ouverte en disposant sur ma paume les quelques miettes. Il picora le biscuit et je pensais être la seule à pouvoir voir ce petit triangle sur son aile gauche. Seuls les Elus voyaient le triangle sur les animaux. Lorsque les miettes furent avalées, Echo s'envola et se percha sur la cime d'un chêne en bordure de la clairière.
-Ce n'est peut-être pas sa place mais tous les oiseaux raffolent des shortbread, expliquai-je afin que Joel ne trouve pas cette interaction avec cet oiseau trop étrange.

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