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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
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Feels good to be home

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Lex Hudson
Chef de la confrérie
Mer 9 Jan - 19:21
Feels good to be homeft. Aleksander Volker



L’avion atterrit enfin. Je foule la terre Ecossaise à 12h34. Un retour que j’espère attendu par mes compatriotes animas. Pas tous, certes, mais ceux de la Confrérie, mes frères et sœurs d’idées. Voilà près de trois mois que je suis parti pour l’Allemagne. D’abord pour des raisons officielles, puis officieuses. Tout d’abord, la banque dans laquelle je travaille souhaitait parlementer finances avec une autre Allemande. Parlant couramment la langue et étant au point sur l’économie actuelle du fait de mes fonctions, j’ai participé aux échanges ; la durée de deux semaines s’est prolongée en un mois. J’ai ensuite pu prendre quelques jours de vacances pour rester sur place. Une autre réunion ayant lieu lorsque je devais rentrer à retarder mon retour. Mais me voilà enfin.

Les raisons officieuses, bien plus intéressantes que la finance, consistaient à chercher un anima tout autant mal jugé que le scorpion, ou l’araignée. Il s’agit du Serpent. Connotation avec la Bible, il se trouve lui aussi rejeté et déshonoré depuis bien des siècles. J’ai de fait profité du voyage pour tenter de le trouver. Et cette personne se cache malheureusement très bien. Même avec mon pouvoir d’inhibition latente, l’Élu est parvenu à rester discret, suffisamment pour que je mette du temps à le rencontrer.

Je lui ai parlé de l’Alliance, mais surtout de la Confrérie. S’il ne semblait pas inspiré au premier abord, mes arguments ont finis par porter leurs fruits. Nous voilà donc avec un nouvel allié. S’il ne souhaitait pas m’accompagner présentement, je doute qu’il mette plus de temps à venir nous trouver. Bien évidemment, je n’ai pas donné l’adresse même de notre repère, la folie n’a pas encore prit part dans mon corps pour que je commette cette grossière erreur. Mais je lui ai communiqué une adresse à laquelle nous pourrons le rencontrer lorsqu’il finira ses affaires.  

Par la suite, j’ai rendu visite aux parents de ma mère. Quand bien même ils étaient au courant du parricide que j’ai commis, il me semble qu’ils soient les seuls à ne pas m’avoir jugé –dans ma famille. Ils étaient les seuls à connaitre Elsa, et le pourquoi de sa mort. Ainsi, pour eux, ce meurtre reste de la légitime défense, d’autant que mon paternel venait pour mettre fin à mes jours. De fait, je suis allé sur leur tombe pour déposer des fleurs. La vie est ainsi faite ; de la vie à la mort. Ma grand-mère est décédée dix ans plus tôt, mon grand-père la suivit de peu. La seule famille qui me restait avait ainsi trouvé son repos.

Je voyageais autour d’Hambourg pour aller trouver cette fois-ci Elsa. Voilà déjà 18 ans qu’elle avait été tuée par Fergus. Le temps passe et emporte avec lui une partie des souvenirs. Les traits de son visage ont disparus avec les années ; si les photos n’étaient pas là pour me les rappeler. Ma haine envers Fergus s’est transmise envers mon frère, lui qui est devenu comme son père et ses ancêtres avant lui. Lorsque j’obtiendrais les places qui nous reviennent au Conseil, je pourrais enfin trouver du repos. Il s’agira de mon… Cadeau d’adieu pour Elsa.

Je hèle un taxi et lui donne l’adresse un peu avant le fort de la Confrérie. Peut-être suis-je paranoïaque, mais je préfère cela à l’imprudence. Toujours surveiller ses arrières, on ne sait jamais si un larbin de l’Alliance ne nous attend pas fourche à la main. Je marche ainsi jusqu’au bord du lac. Le fort le surplombe de par sa hauteur et son imposante structure. Joy a un pouvoir des plus pratiques, et impressionnants.

J’entre dans le fort et soupire. C’est bon d’être chez soi. Sac sur l’épaule, je suis attentif au bruit pour s’avoir où se trouvent les personnes. Il faudrait aussi que je rencontre Aleksander, il doit certainement avoir bien des choses à raconter. Je devrais me sentir coupable de lui avoir laissé les rennes, il déteste cela. Mais il est le seul en qui j’ai une confiance absolue. Il est un frère. Du bruit retenti. Cela vient de la salle commune, je prends me tourne et vais vers cette direction ; j’y vois alors quelques personnes jouer provoquant le rire et les plaintes de certains tandis que d’autres se détendent. Un sourire en coin se place sur mes lèvres. Je ferme la porte au passé, aux corps sans vie gisant sous terre pour me tourner vers le futur, celui face à moi. J'interromps le moment en m’exprimant, fort, pour me faire entendre.

- Alors, c'est comme ça qu'on travaille ici ?

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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Sam 12 Jan - 23:49





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ft.@Lex Hudson

On abrite tous une perte ou un manque, une fêlure qui ne cesse de gagner du terrain au fur et à mesure du temps. Une craquelure qui n’en finit pas de serpenter sous la peau et d’instiller dans notre sang, cette rage incommensurable qui nous consume et nous permet de tenir bon, à la fois. Paradoxe inhérent à la condition humaine et auquel il s’était volontiers plié. Son regard s’attarde sur les quelques silhouettes qui se déplaçaient dans la cour, sans entrain, un léger voile de désintérêt pour seul artifice, démantelant progressivement sa mâchoire crispée. Il hausse finalement les sourcils lorsque l’une d’elle se détache de l’immense foule d’anonymes qui constituent pourtant ses rangs. Ses lèvres s’étirent alors dans un léger sourire en coin, mutin et espiègle à souhait, il ne désirait pas déterminer quel sentiment avait l’ascendant sur l’autre.

Il sort du bureau promptement, libéré du poids des responsabilités que tu lui avais cédé, la sévérité de ses traits s’adoucit pour ne laisser place qu’à l’air indifférent et pourtant malicieux qu’il pouvait arborer habituellement. Lourde était la responsabilité d’un roi qui n’a demandé aucune couronne : c’est ce qu’il était, un roi sans couronne, simple chevalier au service d’un idéal qu’il avait construit avec toi. Il reste en retrait, dans la pénombre d’un couloir à angle mort. Ses sourcils se haussent lorsque tu entres dans la salle commune, sans doute impatient de retrouver des têtes connues et cette atmosphère familiale qui caractérisait tant la Confrérie, malgré l’allure rustique et presque militaire de son établissement.

Il se rapproche à pas lents, l’aura sauvage et presque autoritaire qui se dégageait de sa simple démarche semblait appesantir l’ambiance même du couloir. Lorsqu’il apparaît dans l’encadrement de la porte, il s’y appuie à l’aide d’une épaule et croise les bras contre son buste simplement, gardant le silence et admirant le tableau que tu venais de lui offrir. Un sourcil arqué pour souligner son amusement, il fixe les têtes éberluées de ses compatriotes mitigés entre l’envie de s’excuser ou l’envie de s’extasier de ton retour. Il fronce soudainement les sourcils et inspire profondément pour tenter de prendre un air presque détaché et sévère, lorsqu’il souffle d’une voix cinglante :

« - C’est plutôt drôle venant d’un gars qui revient tout juste de vacances. »

Il incline son regard et plisse les lèvres, ses céruléennes n’entrent aucunement en contact avec les tiennes. Il savait qu’au moment où ses iris rencontreraient les tiennes, son sourire et ses véritables ressentis te seraient révélés. Et loin de lui l’envie de te rendre la tâche trop facile. Il hausse alors les sourcils et te désigne de son index de bas en haut avant de siffler avec un sarcasme qui le caractérisait bien :

« - Il faut te faire une visite guidée ou ton absence n’a pas encore altéré tes souvenirs concernant ta propre entreprise ? hm. » Cette fois, il ne peut réprimer son sourire. Découvrant ses dents, il secoue la tête et s’écarte de l’encadrement de la porte pour s’avancer vers toi.

@Legendary
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Lex Hudson
Chef de la confrérie
Mer 16 Jan - 1:17
@Lex Hudson a écrit:
@Lex Hudson a écrit:
Feels good to be homeft. Aleksander Volker


 
Le monde présent dans la salle s’arrête et tous les regards se tournent vers moi. Des expressions passant de la bouche en forme de « O » à des sourcils bien levés pour marquer la surprise qu’ils ont en me voyant. D’autres sourient et lèvent les mains comme pour m’accueillir. Eh bien, je m’attendais certes à ce genre de réactions, mais le voir de mes yeux reste bien plus amusant. Ainsi sortis de leur routine, ils s’avancent enfin pour me saluer comme il se doit. Je lâche prise sur ma valise pour serrer des mains et accorder quelques rares accolades aux personnes que j’apprécie un tant soit peu.

Pourtant, une ombre s’approche de nous, sans un bruit, elle n’est présente que par son aura. Je la reconnais bien, sans avoir besoin de me retourner pour trouver Aleks derrière moi. Sa voix résonne et malgré son apparente sévérité, je pouffe, ne pouvant contenir ma dose d’amusement. Je me tourne d’un quart, restant toujours majoritairement dos à lui. Je le regarde du coin des yeux, pour garder une certaine distance. Calmement mais sans joie, je réponds, décidé à suivre le jeu que mon ami a lancé.
 
-       De bien tristes vacances, si tu veux mon avis.
 
Et finalement… il garde son sérieux. Son sarcasme inchangé pourrait en mettre plus d’un mal à l’aise, mais pas moi. Je suis aussi du genre à gêner, si l’on peut dire. Pas tout le temps, certes, mais lorsque mon sérieux et ma froideur prennent le dessus, rares sont les personnes qui parviennent à soutenir mon regard ou à tenter de rétorquer quoi que ce soit. C’est assez avantageux, notamment en affaires. Pouvoir dominer son adversaire par sa prestance n’est certainement pas peu flatteur.

Aleksander rétorque cette fois ci, proposant une visite guidée. Souhaite-t-il me prendre par la main aussi ? Je lève les yeux au ciel, jouant l’ennuyé. Mais son regard s’éveillant et son sourire prenant forme transforme ma propre expression pour dévoiler mon amusement. D’un ton bien plus léger, je réplique, le regard faussement dragueur.
 
-       Si cela me permet de passer du temps en ta compagnie… Qui dirait non ?

Voilà bien une image de moi que je montre rarement. Je suis plutôt le chef distant qui ne convoque que rarement ses fidèles car les décisions se font entre huis clos. Je reste pourtant quelqu’un de suffisamment à l’écoute, et j’aime me dire loyal envers ceux qui me le rendent. Le sang ne suffit pas toujours à garder la confiance entre deux personnes ; mais la fidélité et l’honnêteté y aident fortement. 

Je m’approche, rire aux lèvres et accorde une accolade à mon ami et frère. Il est drôle de voir qu’entre notre au revoir et ces retrouvailles, son expression a changé. Il semble enfin pouvoir respirer normalement, mon rôle ne lui sied guère. Les responsabilités sont un fardeau qu’il faut porter avec patience et courage ; je ne pourrais critiquer les choix d’Aleks durant mon absence. Nous sommes tous deux différents, et notre façon de penser marque celles-ci. Que les choix me satisfassent ou pas, nous aviserons une fois sur le terrain.
 
-       Alors, heureux de quitter mon siège ?
 
Si certains sont fait pour mener, il va de soi que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Pourtant, nous endossons tous notre part de responsabilité, qu’elle soit envers nous-même ou autrui, avec plus ou moins de personnes dans la balance.



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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Mer 16 Jan - 21:57





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ft.@Lex Hudson

Il hausse lentement les sourcils et tente de réprimer un amusement qui extorque pourtant à ses lèvres un faible rire. Son corps s’élance vers le tien avec un certain contrôle : il ne devait pas laisser à ses membres, la liberté d’entrer en contact avec quiconque, sous risque de voir sa capacité s’activer, le plongeant dans une impuissance qu’il exécrait tout particulièrement. Lorsqu’il répond à ton étreinte sans hésitation, ses muscles se crispent et un léger électrochoc remonte le long de son échine pour venir engourdir tout le haut de son corps. Il serre instinctivement la mâchoire et se recule, sans se départir de son sourire, revêtant le parfait artifice de son assurance.

« - Et bien… »

Il plisse les lèvres, son corps toujours crispé du précédent contact, il incline son regard et hausse les épaules en soufflant avec légèreté tout en remontant ses céruléennes dans les tiennes :

« - Tu sais pertinemment que je préfère le champ de bataille à l’administration. Quand je porte le glaive, tu lèves le stylo. »

Son sourire s’élargit et il hausse les sourcils venant lentement passer sa main dans ta nuque et la tapoter avec une étrange sympathie. Peu lui connaissaient cet entrain bienveillant, et peu pouvaient réellement distinguer le sarcasme de la vérité sous-jacente. Il humecte très lentement ses lèvres et souffle en agrandissant légèrement les yeux :

« - On n’a pas les mêmes priorités… mais je t’aime bien quand même. » Et son rire s’étouffe à la naissance de sa gorge, faisant se soulever sa cage thoracique dans une symphonie presque espiègle. Il glisse finalement sa main et pose son bras autour de tes épaules pour t’éloigner de la tribu libertine qui faisait office d’armée à la Confrérie, te dirigeant vers la porte avant de souffler à l’attention des spectateurs de fortune :

« - Je vous enlève Cendrillon quelques heures, n’ayez crainte, elle rentrera avant minuit. »

Et il ferme la porte tout en te libérant de sa prise et se dirigeant d’un pas solennel vers le bureau qui était tien. Il avait l’âme d’un guerrier, il avait la carrure pour mener les troupes au combat et en diriger l’assaut, mais la volonté et le plaisir qui en découlaient ne lui étaient pas octroyés. Il était loin de cette figure du soldat inébranlable qui se bat pour sa nation et donne sa vie pour servir une cause universelle. Il était de ces personnages égarés dans une société qui ne leur convenait pas. Revêtant l’armure d’un bronze rouillé pour servir ses propres idéaux et accomplir son seul objectif, et délaissant celle d’argent. Préférant de loin mourir seul qu’attirer dans sa chute, les quelques vaillants combattants qui peinent à trouver l’origine de leur propre volonté.

« - On doit parler d’un cas particulier. »


@Legendary
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