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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
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(Natural Disaster) ft. Matthew Langdon.

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Métier : Fermier / boxeur professionnel.
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Joel N. Knight
Affranchi
Sam 22 Déc - 19:00
For a fortune he'd quit but it's hard to admit
How it ends and begins, on his face is a map of the world

Tu t'es battu avec Fenrir aujourd'hui, ça avait été plus violent que vos autres disputes. Depuis un mois, tu ne vas plus à la boxe, tu fuis cet endroit comme la peste et ce vieux loup te le reproche grandement. Plusieurs fois par jour, il t'en fait la remarque. Mais cette fois-ci, c'était différent, il ne se contentait pas de te dire quelque chose, il voulait te forcer à y aller.  Têtu comme tu es, tu avais tenté de l'ignorer, tu t'étais enfermé dans la salle de bain et t'avais ensuite essayé de l'enjamber. Mais c'est au grognement et aux crocs que tu fis face en sortant de la pièce. Tu te doutais que trop bien qu'il allait vraiment te sauter dessus si tu ne te pliais pas à ses exigences. Tu pestes, tu râles mais finalement tu cèdes à contre cœur alors que tu sais qu'une fois à l'intérieur du local de boxe ton estomac va se tordre et l'angoisse t'envahir. Regardant ton téléphone, tu daignes enfin ouvrir les messages que l'on t'a laissé, au fur et à mesure de ceux-ci, tu es capable de jauger la taux t'inquiétude qui montait au fil du temps. Finalement, tu ranges l'engin dans la poche arrière de ton vieux jean usé et tu t'apprête à attraper ton sac. Mais, d'un coup, tu te figes, tes dents massacrent ta lèvre inférieure. Cameron revint peindre ton esprit, les souvenirs te font mal. Il t'a volé ton paradis à nouveau, à croire qu'il ne supporte pas voir un sourire sur tes lèvres. Tu le hais, tu veux l'oublier mais surtout tu as besoin d'évacuer la violence qui s'agglutine dans ton être. Tu finis par quitter le sac du regard et tu y croises celui du prédateur devant toi.

Vous communiquez, tu soupires, massacres ta lèvre, grogne et finalement, tu admets qu'il n'a pas tort. C'est ainsi que tu finis par attraper son sac de sport pour le mettre sur ton épaule. Tu passes ensuite une main dans ta trop longue chevelure brune et tu descends bruyamment les escaliers pour atteindre le rez-de-chaussée. Tu enfiles ensuite ta veste en cuir, tu choppes ton casque, déposé sur l’étagère. Un léger sourire sur tes lippes s’étire, faire grogner le moteur de ta bécane t’as manqué, entendre les roues déraper sur la terre, chauffer sur le béton était  un de tes plaisirs coupables. Te faufiler entre les files de voiture t’a toujours donné un sentiment de liberté. Finalement, tu sors avec hâte oubliant l’angoisse de la destination de ton trajet. Tu marches jusque l’entrepôt, tu y tires les lourdes portes de ferraille et tu te hâtes devant la bécane, tu y caresse son flanc du bout des doigts, tel un précieux objet. Les clés insérer dans la serrure puis tourner, le moteur grogne et tu t’en délectes. Bien installé, ton casque sur la tête, tu démarres et disparais de cette grange. La route est assez longue, mais juste assez pour que tu ne te lasses pas, juste assez pour avoir le plaisir dont tu as besoin pour oublier la difficulté que tu auras de passer la porte d’entrée. Tu gares ta BMW, tu retires le casque de ta tête et une fois de plus ton regard se fige, mais seulement pour quelques secondes. Tu lis l’enseigne du local, elle avait vu plusieurs années, peut être même un siècle si on y croit le « since », la météo écossaise l’ayant rongé, tu n’arrives à peine à y déchiffrer le texte. Mais tu n’as pas besoin de ça, tu connais cet endroit par cœur.

Après quelques hésitations, tu te décides à rentrer, te remémorant ce que t’as dit ton loup. Les mains plongées au fond de tes poches, tu travers l’accueil, tu y présentes ta carte d’habitué, tu te perds même à plaisanter avec l’hôtesse d’accueil. Puis ensuite tu entres dans le vestiaire et tu vois, tu vois les casiers, ton ventre se sert, la nausée te prend. Tu réentends ses paroles dans ton crâne. Tu n’arrives toujours pas comment de tels mots avaient pu sortir de sa bouche, comment ce type pouvait être aussi dérangé. Puis tu te rappelle aussi que tu as partagé ton enfance avec lui, tu ne comprends pas comment. Tu étais certainement naïf, aveuglé par un souhait de liberté que tu pensais qu’il t’offrirait mais finalement, tu as échangé une cage pour une autre.

Tes yeux bleus parcouraient la pièce, tu cherchais un blond, un autre. A ce blond tu y es attaché, ça te fait peur, d’ailleurs. Parce que tu fais le lien avec l’autre, mais une fois que tu le vois, tu te rends compte qu’ils sont totalement différents. Ton regard l’analyse, il n’a pas changé en un mois, seule sa barbe qui semblait moins entretenu et ça te plaisait, ça venait titiller le fond de ton estomac. Et quand tu le sens, tu tente de l’intérioriser, de l’oublier. Il te fallut alors un certain temps avant d’avoir le courage de lui adresser la parole. Tu as disparu pendant un mois sans donner de nouvelle, tu penses qu’il t’en veut mais tu as peut-être tort, tu as toujours vu le négatif chez tout le monde. Tu ignores ce qu’est une bonne personne, tu ignores que pas tout le monde veut te poignarder dans le dos.  Tu t’approches alors, nerveux, ton anxiété qui te donnait envie de fuir ne put t’empêcher de faire le pas. Tu esquisses un faible sourire et tu finis par briser le silence et annoncer ta présence, tout en posant doucement ta main sur son bras. Ton regard finit par croiser le sien alors qu’il se retourne. « Hey… » que sortit de ta gorge, aucun mot ne semblait vouloir sortir de ta bouche, tu devais te forcer. « Je crois que j’ai du retard à rattraper… » que tu rajoutas, fixant le sol, tu t’en voulais. Tu te rendais compte que d’avoir déserté était une erreur. Tu avais fuis comme un lâche de peur d’affronter des démons que tu t’étais inventé alors que toute l’aide que tu avais besoin était là, devant lui et dans la salle d’entraînement.
(c) nightgaunt / Ft. @Matthew Langdon
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Matthew Langdon
Érudit enseignant à l'Académie des Lions (Alliance)
Jeu 3 Jan - 0:40
La journée allait être longue. Je le savais depuis que je m'étais réveillée alors qu'il ne faisait même pas encore jour. Généralement, je pouvais dormir et me réveiller qu'au petit matin, mais parfois... je passais des journées de merde. Quatre heures passé, j'éteins mon réveil et je passe directement dans la salle de  bain pour me laver et me préparer. Puis je déjeune et je pars directement m'occuper de ranger cette chambre qui ressemble de plus en plus à ma chambre d'adolescent. Des vêtements jonchaient sur le sol, le lit était fait une fois par mois et je ne me reconnaissais simplement plus. Ce n'était pas moi ça. Je ne me laissais pas aller de la sorte habituellement. Alors rapidement, je me mettais au travail. Les affaires, à laver. Les draps, changés et le lit fait. Je devais à tout prix reprendre de bonnes habitudes de vie. Une fois ma chambre bien rangée, je me décidais enfin à quitter mon lieu de vie afin de donner mes cours de la journée.

C'était assez répétitif malgré tout. C'est vrai que si on m'avait dit que je serais professeur de sport au sein de l'Académie et faire partie de l'Alliance, je pense que je n'aurais absolument rien compris. Mais je savais des choses et j'avais su prouver ma valeur pour rejoindre l'Alliance. Je ne regrettais pas cette décision, au contraire. C'était probablement la meilleure que j'avais prise dans toute ma vie. Mais parfois, je n'avais juste pas envie de me lever et de supporter certains potentiels qui étaient tout sauf bien élevés. Heureusement, il y avait tout de même une certaine notion de respect et des règles à suivre. Ce qui évitait tout type de conflits pour moi. Et c'était mieux ainsi, parce que je n'étais pas du genre à m'emporter pour peu.

Une fois ma journée de travail terminée, je me dépêchais de rentrer et de me doucher une nouvelle fois. Même s'il est vrai que ça ne m'était pas très utile puisque je retournais faire du sport. Mais cette fois-ci, j'allais pratiquer mon sport de prédilection : la boxe. Et j'allais surtout entraîner des passionnés. Pas des personnes qui le faisaient juste parce qu'ils le devaient. J'arrivais juste à l'heure dans mon endroit préféré et je m'empressais de rejoindre la salle d'entraînement et de saluer mes collègues et amis. Et en quelques secondes, je faisais le vide dans ma tête et me lançais dans ce que je faisais de mieux : coacher.

Le jeune en face de moi avait de grande capacités. Vraiment. Il était motivé, il avait de la force, un bon mental et il savait où frapper. Mais il manquait cruellement de rapidité et aussi de justesse. Et sans ça, il ne pouvait pas être un bon boxer. Il m'avait parlé de son rêve, il voulait monter sur le ring et être un champion, il avait tellement d'ambition. Et il est vrai que j'avais parfois l'impression de me voir en lui. J'étais un peu pareil quand j'étais plus jeune, même si être sous les feux de la rampe n'est pas ce qui m'attire, j'ai pris du plaisir dans tous ces combats que j'ai pu faire. Même ceux que j'ai pu perdre. C'était tout de même de bons souvenirs et de l'expérience. Je m'en sers chaque jour d'ailleurs. C'est une force d'esprit et un moyen de me rappeler que je sais ce que je vaux. Mais tout en entraînant ce petit jeune, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à une personne.

Voilà un bon mois que je n'avais pas eu de ses nouvelles. Il n'avait pas remis les pieds ici et il n'avait pas prévenu non plus. J'avais tenté de le contacter quelques fois mais en vain. Je n'avais eu aucune réponse à mes messages. Et c'est vrai que ça m'avait parfois énervé. Nous étions censés être amis après tout, pas vrai ? Mais il ne daignait pas me répondre. Et puis, j'avais fini par laisser de côté ce sentiment négatif pour ne garder que le positif : j'allais le faire souffrir le jour où il serait de retour. Sur le ring bien sûr. Il allait payer cher le fait de ne pas être venu s'entraîner pendant autant de temps. Le fait de ne pas avoir donné de nouvelles. Mais je n'allais pas lui reprocher et l'insulter ou quoi que ce soit d'autre. Et ça ne me ressemblait pas de toute manière.

Et alors que je finissais d'entraîner le jeune de tout à l'heure, je sentis une main se poser sur mon bras. Quelques secondes plus tard, mes yeux croisaient les siens. Le déserteur était de retour. Et malgré le fait qu'on ne s'était pas vu depuis un mois, j'étais tout de même content et soulagé de le voir de nouveau dans cette salle. Je m'étais presque dit que ça n'arriverait pas avant un bon moment et le voilà enfin de retour. Je pouvais voir qu'il ne faisait pas le fier et qu'il semblait s'en vouloir de ne pas être venu et de ne pas avoir donné de nouvelles. Alors que je le regardais, je finis par hocher la tête machinalement.

« On parlera de ton retard quand tu m'auras prouvé que t'es encore capable de te donner à quatre cents pourcents. » je lançais avant d'esquisser un sourire assez franc. J'étais vraiment content de le voir. Finalement, ma journée ne serait pas si merdique.

« En piste Knight. »
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