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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
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♦ November Rain ♦ James & Harley

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Harley J. Meyer
Affranchie
Lun 5 Nov - 20:51


November Rain

« Faudrait vraiment que j'envisage le permis moi... »

Putain de pluie à  la con. Ça fait bien, quoi... 45min que je suis bloqué sous cet arrêt de bus maintenant. Tu sais, le genre d'arrêt de bus, sans pancarte, sans horaires, avec un banc pété, des culs de joint qui traînent et des canettes de 8,6 qui débordent de la poubelle. Mais surtout, un arrêt de bus au milieu de nul part. Mais genre vraiment rien. Si, un chemin qui s'enfonce dans la forêt. La forêt d'Argyll. C'est pas ça qui va m'aider à rejoindre le golf.
Ouais parce que je vais au golf. Pas pour jouer, j'y ai jamais joué et ça m'attire absolument pas. Non, je suis sur la trace d'une Ferrari et surtout de la greluche – bien que bonasse – qu'il y a au volant.
Suite à mon entretien avec l'agent de la Confrérie, j'ai entrepris de lancer une filature. Toutefois, mes « espions » ont rapidement perdu sa trace quand elle est montée à bord d'une Ferrari.
Depuis, je retrace son parcours et je sais de source sûr qu'elle est montée vers le nord. Je me suis dis que le golf pouvait être un point de passage. Un club de golf dans le coin, ça devait regorger de rupin qui aiment faire mumuse avec de grosses bagnoles.
Sauf que j'ai pas de voiture moi-même, qu'il n'y a pas de bus qui s'arrête au club, que j'ai pas de thunes pour un taxi, du coup, je fais du pouce. Et depuis que je suis parti de Glasgow, je me tape la pluie. J'ai été pris un peu plus tôt par une mère de famille, mais elle a flippé quand Splinter a laissé dépasser sa queue de ma poche.
Elle m'a larguée là et depuis je suis comme une conne sur une route quasi déserte, à me geler les miches. Au moins j'ai un abri. Remarque, il fait tellement humide que ça empêche pas grand chose. Encore une heure comme ça et je serais sujette à une bonne petite pneumonie ! Lol ! La bonne blague. Non, je déconne, je vais juste me peler le cul. Mais c'est suffisamment contraignant.
J'ai tellement froid au main que je galère à rouler une clope. Et puis j'ai faim. Et non Splinter, je vais pas aller fouiller le fond de la poubelle. Je suis pas assez proche du rat pour ça. On verra dans 20 ans.

Qu'est-ce que je fous là en vrai ? Pourquoi je traque cette femme ? J'en ai rien à secouer de la Confrérie en vrai, non ? Je devrais prendre mes petites économies et me barrer d'ici. Un pays où ils penseront pas à venir me chercher, style, Thaïlande ou Cambodge. Faire des full-moons, se droguer pour 10 dollars, se taper des lady-boy sans se soucier de savoir s'il est plus lady ou boy... Et je vivrais en lançant ma propre boîte de dératisation.

« Putain je me les gèles... »

Mais en attendant les belles plages de Phuket devraient attendre. J'étais coincé sous la pluie battante de novembre. Battante et glaciale qui plus est. Région à la con. Et je vais devoir monter encore plus vers le nord selon ce qu'ils me diraient au golf. Comme s'il faisait pas déjà assez froid. Ouais, parce que je me plains, mais une fois que j'ai commencé une traque, je me connais, je peux pas faire demi-tour, j'ai une certaine conscience professionnelle. Puis, j'aimerais en savoir plus sur eux, après tout, ils en savent plus sur moi que l'inverse et ça me plaît pas. Tout ça allait bientôt changer. J'ai juste à trouver la Ferrari rouge ou à trouver une caméra qui aurait enregistré la plaque. Sauf qu'en Écosse, ils sont pas très portés sur l'atteinte à la vie privée ! Quasiment pas de caméra ! À Londres, pas de doute que j'aurais retrouvé sa trace plus facilement.

« Hein ? »

Une voiture. Je sors de mon abri-bus comme un diable de sa boîte, mais trop tard, la voiture est déjà passé. Je me mets à agiter les bras comme une malade pour qu'il regarde dans le rétro et …

« Oh ça marche !! Et... C'est quoi ça ? La voiture de kéké... Il doit aimer jouer à qui pisse le plus loin celui-là... »

Codage par Libella sur Graphiorum
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James Danvers
Affranchi
Sam 10 Nov - 21:17

It's about to be legendary



James

Danvers

My dreams they aren't as empty as my conscience seems to be. I have hours, only lonely, my love is vengeance that's never free. No one knows what it's like to feel these feelings like I do, and I blame you! No one bites back as hard on their anger ; none of my pain and woe can show through
« Oh, et un supplément bacon. » s’exclame-t-il en redressant sa main pour faire revenir le serveur, alors que la libre s’enfouit dans sa poche arrière pour sortir un billet froissé qui suffirait. « Plutôt double supplément. »

Le jeune le regarde d’un air blasé et soupire en prenant le billet, encore un lourd qui allait l’empêcher de vendre ses burgers restés dans le bin plus d’une heure. Ils allaient se faire reprendre par le manager, tout ça parce que les clients étaient pas fichus de commander un burger classique. Il fallait toujours qu’ils en rajoutent ces américains. Mais James n’avait rien remarqué de son agacement, pour être honnête il avait trop faim pour réagir à quoi que ce soit ; son estomac faisait un bruit insupportable depuis des heures déjà.

Dix minutes après, on revient avec sa commande qu’on lui donne en le saluant sur un ton monotone sans aucune bienséance. Mais c’était une trop belle journée pour que James se laisse polluer l’esprit par un jeune au mental d’un vieux de 70 ans, fatigué de la société. Un sourire, et il était donc reparti.
Une fois dans sa caisse, un air d’ahuris prend place sur son visage, un grand sourire élargissant ses lèvres alors qu’il secoue très lentement la tête et dévore le burger du regard.

« Si tu savais ce que tu m’as manqué… J’ai pensé à toi toute la nuit. » avoue-t-il avec un frisson dans la voix, alors qu’il déballe le papier avec impatience.

Dès son premier croc il ne perd pas de temps à démarrer la voiture pour reprendre la route. On l’attendait à l’office, exceptionnellement aujourd’hui. Bien qu’il ne soit pas du genre à traîner dans les bureaux, il devait récupérer quelques papiers importants et en signer d’autres.

La musique à fond, le moteur qui grogne, tout autant que son estomac qu’il s’efforce pourtant à remplir, James s’apprête à prendre une autre bouchée de son burger quand son attention est retenue par une petite blonde qui lui fait des grands signes. Il arque un sourcil, ne réalisant pas trop, alors que sa voiture la dépasse. Mais il finit par ralentir en se disant que s’il ne s’arrêtait pas, peut-être qu’à cause de toi il devrait bosser ce soir. On l’appellerait pour lui signaler la disparition d’une idiote pas plus haute que trois pommes qui s’est encore perdue dans la forêt en cherchant à fuir le domicile parental. Dans un soupir, il fait finalement marche arrière et s’arrête à ta hauteur avant de se pencher légèrement en ouvrant la portière passager.

« Mais je te préviens. Je veux pas entendre un mot au dessus de Bon Jovi. »

Il te lance un regard sérieux en guise d’avertissement, ses sourcils arqués, pour finalement reporter son attention sur la route et son burger. Au moins il aurait la présence réconfortante du bacon pour l’accompagner dans cet élan social qu’il regretterait sûrement s’il ne pouvait pas le compenser par de la nourriture.
@ L e g e n d a r y

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