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When love became an act of defiance — Isobel

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Dim 28 Oct - 18:13
Isobel
&
Cordelia
You were broken-hearted and the world was, too
And I was beginning to lose my grip
Elle ne peut s’empêcher de soupirer, contemplant avec un certain désespoir l’intérieur de son placard. D’une, elle ne sait pas quoi choisir, parce que chaque chemise, d’ordinaire bien suffisante, ne l’est pas dans ce pays glacé, et de deux, parce que tout l’exercice est une terrible, terrible idée. Elle ne sait pas trop ce qui lui a pris quand elle a proposé à son amie d’organiser le photoshoot pour le prochain album qu’elle n’a toujours pas écrit. Idiote, il n’y a pas d’autre mot pour la décrire. Mais il lui est difficile de résister au talent d’Isobel — c’est bien pour ça qu’elle s’est presque totalement humiliée la première fois qu’elle l’a rencontrée, à bégayer devant la photographe dont elle appréciait assez les œuvres pour chercher à les sauver dans son divorce. Et maintenant, Isobel est en chemin, et Delia se tient désespérément devant son placard, seulement vêtue d’un soutien-gorge et de sa meilleure paire de jeans. C’est complètement idiot d’ailleurs, cette hésitation, parce qu’elle sait parfaitement quelle chemise elle va choisir à la fin. Elle y a réfléchi depuis plus d’une semaine, et c’est celle qui lui va le mieux, mais l’inspiration est dure à trouver quand elle n’est même pas sûre de parvenir à écrire une chanson écoutable.  
Quand bien même, cela pourra être un moment intéressant, et dans le pire des cas, elle gardera les photos pour elle. Ca la changera de d’habitude, aussi, où son agent la poussait toujours à s’entourer de stylistes alors qu’elle finissait toujours par revêtir les mêmes genre de fringues, et faire les mêmes genre de pochette d’album. De tous ses pêchés, on peut difficilement condamner Delia pour sa vanité ; au contraire, ce ne serait pas la première fois que les tabloïds se moquent d’elle pour son apparent désintérêt pour la mode. Elle ne peut même pas leur donner tort, il est vrai que si elle peut en apprécier l’esthétique, elle n’a aucune envie de porter ce genre de choses. La taille de talon qu’elle est prête à porter s’arrête à ses bottes. Elle hésite encore lorsqu’elle entend une voiture dans l’allée, et elle se déporte jusqu’à la fenêtre pour vérifier que c’est bien Isobel. Elle ne sait pas si la brune est en avance ou si elle-même est en retard, mais elle jure entre ses dents, et se saisit finalement de deux chemises. Il fait à peu près beau dehors mais elle sent déjà que ça ne va pas durer. Elle descend les escaliers tranquillement, entendant la portière claquer dehors, et elle voit à travers une fenêtre Flakes se rapprocher curieusement de l’arrivante, tout en gardant ses distances.  

Elle ouvre la porte avec un sourire, les deux chemises sur le bras et le torse toujours découvert, jurant intérieurement contre son imbécillité en sentant l’air frais contre sa peau. Il fait encore plus froid lorsqu’il fait beau, et elle aurait dû s’en douter, mais malgré les mois d’acclimatation, elle n’est pas encore habituée. Malgré le froid, et la réaction gênante de son corps avec ses tétons qu’elle peut sentir durcir contre la dentelle de son soutien-gorge, elle sourit à la brune, toutes ses fossettes bien prononcées. « Howdy ! Please, come on in, I made some coffee. » Elle peut entendre Flakes souffler par le nez sur le côté, et elle lui jette un regard, avant de rentrer dans la maison, un frisson lui parcourant l’échine. Elle dépose les chemises sur le dos d’une chaise, pas vraiment dérangée par son état de semi-nudité, et elle se dirige vers la cafetière de la cuisine, servant une tasse avant de se tourner vers Isobel, sourcils froncés. « Sorry, I forgot. Ya prefer tea, don’t ya ? » Elle met une théière à chauffer sur le feu, un sourire gêné aux lèvres. « Right, yeah, I wanted to ask ya. » Elle récupère les deux chemises et les présente tour à tour à Isobel, un sourcil haussé. « What d’ya think ? The blue brings out my eyes but then it’s a little redondant with the jeans. Plus it’s gonna rain sometime soon, I think. So maybe the red one ? »  
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Mer 31 Oct - 12:00
When love became an act of defiance
Cordelia & Isobel

The Cowgirl and the Nerd
« Don't wriggle Rhéa, you're making me nervous... » — Cela fait peut-être dix fois qu'Isobel le lui dit, mais rien n'y fait ; à croire que la chouette est plus affectée qu'elle par leur rencontre avec Cordelia… Ou peut-être est-elle tout simplement pressée de voir Flakes. Et ça serait presque drôle, ou attachant, si Isobel n'avait pas ce nœud à l'estomac et si elle n'avait pas à s'inquiéter de faire le moindre faux pas. Le relation — l'amitié, oserait-elle dire — qui s'est tissées entre les deux élues lui est devenue précieuse, si rapidement, mais elle a l’impression qu’elle est fondée sur un mensonge qui pèse de plus en plus sur les frêles épaules de la quadragénaire. La blonde semble oblivious, et Isobel a le plus grand mal à ne pas la secouer pour lui faire ouvrir les yeux. Mais à quoi bon, après tout ? La mère de famille ne serait pas la première — ni la dernière, d’ailleurs — à se prendre d’affection pour une autre femme, totalement straight, qui n’a aucune conscience du charme qu’elle dégage, et encore moins de cette vague qui ferait trembler bien des ‘gaydars’. Ajustant son pull, elle jette un dernier regard à son miroir avant d’enfiler son écharpe — et son emplumée — son manteau et d’embarquer son chien dans sa voiture ; courir avec un cheval, en plein air lui fera le plus grand bien, et si son fils avait été là, elle l’aurait fait courir toute la journée aussi, juste pour qu’il soit plus ‘tranquille’, une fois le crépuscule arrivé.

La route lui semble interminable, et Isobel fait la liste de tout son matériel, juste pour se concentrer sur autre chose que sur le trac qui lui serre les tripes. Et, alors qu’elle se rapproche inéluctablement de sa destination, elle sent son courage glisser sur sa peau comme l’écume sur le sable fin. Elle n’a jamais serré son volant si fort, mais une fois n’est pas coutume, la présence de Rhéa au creux de son cou la rassure juste assez pour ne pas faire demi-tour. Une fois arrivée, elle reste un instant dans son véhicule, refaisant la liste de son matériel, regardant son reflet et caressant son berger allemand qui s’impatiente, à la vue du vaste terrain qui s’offre à lui. Empoignant finalement son courage à deux mains, elle sort de sa berline, épaule sa sacoche et laisse son chien faire le fou devant une porte encore close. Elle frappe, gonflant ses joues pour détendre le sourire qu’elle devine déjà horriblement crispé. Et, quand la porte s’ouvre enfin, Isobel manque de s’étouffer, alors qu’elle est gracieusement accueillie par la semi-nudité de son hôte. Le rouge lui monte aux joues avant qu’elle n’ait le temps de faire quoique ce soit et la brune finit par la suivre, refermant la porte derrière elle alors qu’elle se maudit d’être si fragile, face au charme de Cordelia. Elle la salue et lui sourit, et, contre toute attente, cela n’a rien de forcé, ou de figé ; remercions l’accent Sud-Américain de la blonde pour détendre une Écossaise à l’accent trop British. « Tea would be perfect, thank you Cordelia. » Et alors que Cordelia s’affaire, Isobel ne peut s’empêcher de la reluquer ouvertement, Rhéa choisissant se moment pour faire entendre sa voix, tout autant qu’Orion qui chouine, le museau lové dans la paume de sa maitresse. « Should we let the children play outside ? » - plaisante-elle, devant tant d’enthousiasme. « I think they’re dying to see Flakes. » - dit-elle, se défaisant de son écharpe et de son manteau, pour se mettre un peu plus à son aise, alors qu’on lui présente des fringues. Deux chemises. Presque identiques, si ce n’est pour la couleur… Un sourcil arqué, un rire à peine retenu, et Isobel les lui prend des mains pour les poser sur le dossier d’une chaise. « You seem nervous. Don’t be, it’ll be fine. You need to relax or the shooting will be awful, okay ? » — elle se rapproche de sa sacoche et commence à assembler son matériel, caressant ses objectifs avec une affection presque maternelle ; c’est que ça coûte un rein, soyons honnête. « I’ve seen your previous covers and I must say they all look the same. Why don’t you want to… Do something different this time ? » - elle la regarde, souriante – « You definitely should get out of your comfort zone, just to loosen up a bit, don’t you think ? » Dans sa tête, elle a déjà bien des idées pour se faire, mais elle n’en pipe pas mot. « What else do you have in your closet ? » - l’enjoint-elle alors, alors que sa nervosité se dissipe, laissant place à une excitation toute nouvelle. Elle finit pourtant par se détourner de Cordelia pour aller ouvrir la porte et laisser ses deux zouaves jouer avec l’autre anima. Elle se félicite d’ailleurs d’avoir réussi à ne pas trop faire vagabonder ses iris sur la poitrine encore — trop, ou pas assez ? — découverte de la blonde.

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Sam 3 Nov - 12:24
Isobel
&
Cordelia
You were broken-hearted and the world was, too
And I was beginning to lose my grip
Elle jette un regard vers le chien, en attendant la réponse de son amie. L’animal semble anxieux de ressortir, et ça la fait sourire ; elle sait que Flakes apprécie aussi la compagnie, bien qu’il reste un peu réservé face au canidé. Il est bien plus à l’aise avec la chouette, mais ça semble logique, puisqu’elle est comme lui. Le chien est parfois un peu trop excité, et ça l’amuse toujours de voir Flakes le regarder avec un œil légèrement condescendant. Elle relève les yeux vers Isobel, et rougit légèrement à son observation, abandonnant les chemises à ses doigts et venant se frotter la nuque avec un sourire gêné. « Sorry. Usually my publicist is there and I ; well, it doesn’t matter. » Elle se détourne lorsque la théière commence à siffler, et elle verse l’eau dans une tasse, avant d’y glisser un sachet de thé acheté pour le bénéfice unique de son amie. Elle ne comprend pas bien l’intérêt des anglais pour l’eau chaude et l’herbe, mais pourquoi pas. Les deux tasses en main, elle dépose celle d’Isobel contre la table et prend une gorgée de son café, s’appuyant contre le meuble avec sa hanche. « I hear what ya’re sayin’, but I don’t know. It’s country music. » Elle se mordille la lèvre, suivant Isobel des yeux. « Loosen up ? Ya don’t think I’m loose enough ? » Lui répond-elle avec un rire, se redressant. « Careful or I’mma make ya line dance, ya’ll see then who needs to get loose. »  
Elle ne dit rien alors qu’Isobel retourne à la porte pour laisser sortir les deux animaux, se rapprochant tout de même de la fenêtre pour les voir sortir. Le chien s’élance, la chouette volant un petit plus lentement derrière lui, et elle observer alors que Flakes se rapproche lentement de la barrière de l’enclos. Le berger allemand se glisse dessous avec empressement alors que la chouette se perche sur le dos de son anima, qui fait de son mieux pour ne pas trop reculer devant Orion. La lèvre mordue, Delia les regarde encore quelques secondes avant de se tourner vers Isobel à nouveau, reprenant une gorgée de café. « I can show ya. Come on, bring your tea. » Elle récupère les deux chemises dans une main et invite la brune à la suivre d’un regard, avant de grimper les escaliers. Elle ignore les deux premières portes et pousse la troisième, jetant les chemises sur le lit arrangé à la mode américaine. Elle ne peut s’empêcher de regarder par la fenêtre à nouveau, l’œil inquiet alors qu’elle regarde les animas et le chien jouer dehors. Lorsqu’elle se retourne à nouveau vers Isobel, elle lui sourit, désignant d’une main la penderie encore grande ouverte. « There ya go. It’s nothin’ much, mind ya. » Elle approche de la pièce, les bras croisés sous sa poitrine. Elle est inconsciente de la façon dont cela refait remonter ses seins, mais elle frissonne, ses abdos se contractant soudainement.  

Elle regarde les vêtements qu’elle connaît par cœur un court moment avant de se détourner avec un soupir, retournant vers le lit sur lequel elle se laisse tomber. Regardant le plafond, elle ne peut retenir un rire. « Honestly it’s hopeless. » Elle grogne un peu et se relève sur ses coudes, muscles visibles sur son ventre. « They do just fine in Tennessee ya know, but out here … God, I still don’t know why I let Flakes convince me to stay. It’s so … Different, from back home. » Elle roule un peu des yeux, fixant finalement son regard sur la forme de son amie.  « And ya know what else ? The album ? I haven’t written a song yet. It’s ridiculous. It’s like I lost all inspiration with that damn divorce. » Elle se laisse retomber sur le lit avec un soupir, fermant les yeux. « I’m sorry I made ya come all the way out here for nothin’. »
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Lun 5 Nov - 11:12
When love became an act of defiance
Cordelia & Isobel

The Cowgirl and the Nerd
L’appareil en main, Isobel se sent nettement plus en confiance et plus à l’aise, plus en contrôle de ce qui est en mesure de se produire. Du coin de l’œil, elle remarque l’un de ses vieux clichés, l’un de ceux qui a conforté sa carrière grandissante et qui lui a ouvert bien d’autres portes. Il n’y a aucun doute sur l’originalité de ce cliché et c’est à la fois étrange et flatteur de le voir ici ; étrange, parce que l’artiste ne devrait plus avoir à le voir, et flatteur, parce que quelqu’un s’est donné la peine d’acheter quelque chose de son cru. La brune ne se laisse pourtant pas trop distraire, se soustrayant à cette vision alors qu’elle épouse une nouvelle vois la forme de Cordelia de l’ambre de ses iris, un sourire perché aux lippes. « Where is your publisist, then ? » - demande-t-elle, plus par politesse que par réel intérêt de le voir ici. « Dance ? I’d rather die than dance, trust me… But this could be a great idea, actually. » Une ébauche d’espièglerie vient étirer ses traits, avant qu’elle ne retrouve son sérieux et qu’elle n’observe, de loin, les trois joyeux lurons fanfaronner dehors.

Reportant son attention sur la blonde, Isobel se laisse convaincre assez rapidement et la suit, empoignant enfin sa tasse encore intouchée alors que son appareil se retrouve perché, à sa place, autour de son cou. Elle sirote un instant, passant devant des portes closes avant de pénétrer dans une chambre qui n’a rien de british ; le lit disparaît presque sous une montagne de coussins qu’elle devine inutilisés. « Wow… » - elle s’approche en silence, avant de réitérer, plus par dépit que par admiration, cette fois-ci. « You’re kidding, right ? » - dit-elle, un sourire amusé placardé sur ses lippes. Elle prend une nouvelle gorgée de son thé brûlant avant de déposer sa tasse, sur une table de chevet. « So… Erhm. » - elle fouille vaguement dans la penderie, plus par acquis de conscience que par nécessité, avant de se tourner vers son hôte. « Well. We should probably go shopping sometime. » Elle rit, presque compatissante – « You must be freezing by that time of the year, you’ll catch your death. » Elle rit légèrement avant de se rapprocher de Cordelia, l’observant un peu plus ouvertement, alors qu’elle réfléchit à toute vitesse, alors que… « Wait, what ? You haven’t written your album yet ? » - elle la regarde, à la fois amusée et curieuse, avant que son sourire ne glisse aux oubliettes.  « Divorce ? Oh, I’m so sorry to hear that, I didn’t know… » Elle se mord la lippe - ne sachant jamais quoi dire, dans ce genre de circonstance - avant d’essayer d’alléger l’atmosphère. « I thought sadness was a great fuel to inspiration… » Dans le fond, elle voudrait en savoir plus alors qu’elle se rend compte qu’elle ne sait presque rien, de cette femme qu’elle ne connaît finalement que depuis assez peu de temps. Mais elle n’est pas là pour ça, non, et elles auront bien le temps de parler de ça, une prochaine fois, ou juste plus tard.

Et elle sourit à nouveau, mutine, avant de se redresser légèrement et de prendre un air presque solennel. « I may have something in mind but I don’t know if you’re up to the challenge… » - elle fait mine de réfléchir, jetant un regard par la fenêtre. « Okay, off with your clothes, juste keep your undergarments. » - elle empoigne son reflex et le règle avec une rapidité qui souffre l’habitude, avant de regarder Cordelia – « You’ll dance. Downstairs it is. » Elle réfléchit sans faire attention au reste, rattrape sa tasse qu’elle finit d’une traite et redescends, observant le salon, la cuisine ouverte et tout ce que ce décor peut offrir comme potentiel. Derrière elle, elle peut sentir la présence de Cordelia et elle ne prend pas la peine de se retourner, pour poursuivre : « You’ll do as you always do when you're home. Cook, read, make yourself another pot of coffee, I don't know, just do as if I wasn’t here, okay ? I’ll be discrete, don’t look at me, just live your life and I’ll take some pictures. » Elle se poste dans un coin du salon, déjà prête à shooter, alors qu’elle regarde Cordelia d’un autre œil ; la femme a fait place à l’artiste, au moins pour un temps.

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Dim 6 Jan - 19:03
Isobel
&
Cordelia
You were broken-hearted and the world was, too
And I was beginning to lose my grip
Elle ne peut retenir un sourire face à la réaction de son amie, qui observe le contenu de l’armoire avec une hésitation qui est presque insultante. Elle ne lui en veut pas, bien sûr, d’autant que ce n’est pas la première fois que l’Ecossaise a montré son scepticisme concernant la nature même de Delia, ou disons plutôt son activité principale : la country. Pas qu’elle soit non plus obligée de s’habiller comme elle le fait, mais elle ne peut nier que l’accoutrement est des plus appropriés pour sa vie avec Flakes, et son pays natal en général. La proposition d’Isobel la fait hésiter, parce qu’elle est bien habituée à ses chemises et à ses jeans. « I mean, sure, but I ain’t … Well maybe some flannel ? Ya must have that here, don’t ya ? » Elle esquisse un sourire alors que la brune se rapproche, abandonnant le désastre qu’est son dressing. Restant vautrée sur sa housse de couette, elle ne peut s’empêcher de grimacer légèrement. « Oh, sorry, it’s … Everybody knows, back home. It was quite the thing. » Elle soupire un peu, et se redresse sur un coude pour mieux la regarder. « I wish it inspired me but I’m stuck. And I ain’t sad exactly. » Elle se mord la lèvre un instant avant de se redresser complètement, détournant le regard.  
  
Les mots de la brune attirent son attention et elle ne peut s’empêcher de tourner la tête vers elle à nouveau, observant son profil avec intérêt. Isobel a une certaine élégance qu’elle identifierait comme étant bien Européenne, et ce serait presque amusant si elle ne sentait pas si loin de chez elle. Elle est comme un poisson hors de l’eau, au milieu de cette lande pluvieuse. La pique de l’Ecossaise réveille son égo pourtant et elle sourit, se relevant près d’elle. La proposition n’est pas du tout ce qu’elle attendait et elle se fige, choquée. Ses yeux sont légèrement écarquillés et elle capte le regard d’Isobel, haussant les sourcils. « Dancin’ ? Half naked ? » Son accent est encore plus fort qu’à l’accoutumée, marquant son trouble, et elle rit nerveusement, passant une main contre sa nuque. « I ain’t sure ya’re aware that my audience is … conservative ? » Elle se mord la lèvre, ses mains redescendant sur ses hanches.  « I mean no offense, I trust your professional expertise but … It’s the South,  ya know ? » La brune ne semble pas l’entendre pourtant, et elle se retrouve à la suivre malgré elle à travers sa propre maison, redescendant vers la cuisine. Il semble impossible de chercher à raisonner avec elle, alors Delia s’exécute avec un soupir résigné.

Elle observe Isobel du coin de l’œil alors qu’elle commence à retirer son jean. Elle n’est pas particulièrement pudique mais elle n’a pas non plus l’habitude d’être à moitié nue devant ses amis, d’autant que le regard que lui lance la brune est devenu presque clinique. C’est totalement déstabilisant, et elle ne peut retenir une petite pique sarcastique. « I don’t usually do any work in my underwear. » Elle plie son jean et le dépose sur le canapé malgré tout, hésitant un instant. Elle ne peut que se féliciter d’avoir mis des sous-vêtements de la même couleur, ce matin, et que sa culotte en dentelle ne soit pas trop indécente. Elle ne sait pas vraiment quoi faire, et même si Isobel lui a dit de l’ignorer, c’est en pratique assez difficile. Elle peut sentir son regard sur elle, et c’est gênant. Elle en rougit et se détourne enfin, retournant vers l’évier pour y déposer sa tasse de café. Elle s’occupe en faisant la vaisselle un instant, et lorsque le silence devient finalement trop lourd, elle revient vers le salon pour allumer les amplificateurs. Son téléphone y est déjà branché, et il faut que quelques secondes pour que les premières notes de Jolene retentissent à travers la pièce. Elle ne peut retenir un soupir et elle se détourne, faisant de son mieux pour ignorer la silhouette d’Isobel. Elle retourne près de la fenêtre, tirant timidement l’un des rideaux pour observer les deux animas dans le champ, et le chien qui leur court après. Flakes semble s’être réchauffé à sa présence et elle ne peut s’empêcher de sourire un peu.  

Le morceau change et elle ne peut retenir un nouveau soupir, passant une main dans ses cheveux. Elle s’ose à jeter un regard vers la brune, toujours en place, et l’attention qu’elle lui porte la fait frémir. Elle détourne bien vite les yeux, les joues brûlantes, bien incapable de dire pourquoi la situation la trouble autant. Grâce à la musique, elle ne peut plus entendre le clac caractéristique de son appareil photo, et c’est un soulagement. Mais écouter Dolly ne fait que lui rappeler son incapacité à écrire un texte, et elle grince un peu des dents. Après un dernier regard vers Flakes, elle s’écarte de la fenêtre, et revient vers le salon. Elle ne peut s’empêcher de chantonner un peu. Ses mouvements deviennent dansant et elle arrive enfin à faire abstraction de la présence dans le coin de son salon. Elle bouge au rythme de ces chansons qu’elle connaît par cœur, qu’elle a elle-même chantées en festival. Elle finit par en perdre la notion du temps, un sourire aux lèvres.  
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Lun 11 Fév - 16:32
When love became an act of defiance
Cordelia & Isobel

The Cowgirl and the Nerd
Plus rien n’existe autour de la brune, plus rien sauf l’objet de son attention, celui de son travail et de son œil avisé. Elle en oublierait presque les questions posées ou les remarques qu’on aurait pu lui faire avant qu’elle n’endosse le rôle de sa vie, celui qu’elle connaît par cœur. Isobel en oublierait presque, aussi, ses bestioles au dehors et l’attirance qu’elle a pour la jeune femme qui l’a suivie dans son salon, et qui a pris le temps de se dévêtir ; non sans souligner, d’ailleurs, le fait que ce soit peu orthodoxe. Les quelques derniers mots de la blonde résonnent encore dans l’esprit compartimentés de la photographe et elle en épingle quelques-uns, pour plus tard, pour quand il sera temps de quitter son appareil pour avoir l’œil et l’attitude moins cliniques qu’elle ne les a en ce moment même.

Il faut un temps d’adaptation avant que Cordelia ne se sente à l’aise, avant que l’intrus ne s’efface dans le décor et que le corps se laisse aller, trouvant ses marques et son rythme au son d’une musique qu’Isobel n’entend que de très loin. Une chance, d’ailleurs, sinon elle n’aurait pas manqué de faire une remarque — une autre — sur cette musique à laquelle elle est loin d’être accoutumée. Et, plus les mélodies s’enchainent, plus Cordelia semble dans son élément. Il y a toujours une poignée de minutes, une parenthèse d’inconfort et d’incertitude, quand Isobel demande à ses modèles de se dévêtir ; la pudeur quitte rarement les gens, même après des années à côtoyer les flashs et les objectifs. Et la brune est surprise par son hôte ; elle qui vient du sud des États-Unis, elle s’attendait à la voir gênée bien plus longtemps. Derrière la glace incurvée de son instrument, Isobel capture des images qu’elle grave à la fois sur sa pellicule et dans sa mémoire ; elle se souvient de chacun de ses shootings, des ambiances, des odeurs, des lumières et de chaque moment entre les prises et les poses.

Sa pellicule arrive à sa fin et Isobel la change avec des gestes précis et rapides, pour perdre le moins de temps possibles et le moins d’occasions, surtout, de capter l’instant parfait, celui où la lumière, l’angle et le modèle s’alignent dans une conjoncture presque surnaturelle. Et, quand Isobel pense en avoir assez, quand elle arrive presque à la fin de sa seconde pellicule et que la musique commence à se faire plus forte à ses oreilles, elle sait qu’il est temps de poser son appareil. Sa vue s’accommode de la perte de son objectif un instant et l’Irlandaise regarde la chanteuse danser un moment, juste pour savourer l’entre-deux, cet instant où elle n’est plus photographe et pas encore femme, celui où elle se laisse flotter pour retrouver ses marques. Elle sourit, d’ailleurs, et revient progressivement dans le monde de Cordelia, celui où la musique à une grande place, celui où ses chemises en flanelle ne sont ni criardes ni affreuses. C’est à la fin d’un couplet — du moins le croit-elle — qu’Isobel brise l’ambiance et qu’elle reprend enfin la parole. « Why aren’t you sad about your divorce ? Was it your decision ? » La curiosité l’a finalement remporté et la photographe meurt d’envie d’en savoir plus. « How was the press about that ? I can’t imagine being harassed by noisy people… » Elle range son appareil avec une délicatesse presque maternelle et finit par s’asseoir dans le canapé, observant toujours la blonde d’un œil qui n’a plus rien de professionnel. Et, c’est en se rappelant des quelques paroles de Cordelia qu’elle finit par rire doucement avant d’ajouter : « Well your audience may be conservative but they definitely don’t know what they’re missing out… » Elle lui offre alors un sourire qui n’a, lui non plus, rien de professionnel, oubliant très certainement que Cordelia n’a formulé aucune attirance envers la gente féminine. Et, regardant sa tasse de thé vide, Isobel regrette de ne pas avoir la morsure brûlante de sa tasse au creux de sa main. Ça lui éviterait peut-être de dire ou de faire n’importe quoi auprès de son amie. Elle se racle alors la gorge pour dissiper tout inconfort qu’elle aurait pu créer et se gratte discrètement la nuque. « Your pictures should be ready in a couple of days if you want to see them. And you were perfect, I think I took some very good ones. » — Rester professionnelle… En théorie, ça, elle sait faire.

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