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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Mer 21 Nov - 14:18




WE FIGHT EVERY NIGHT FOR SOMETHING
but when the sun sets we're both the same ; half in the shadow, half burned in flames.


L’ombre d’un sourire amer se fait voir sur son visage, malgré qu’elle soit obligée d’entrouvrir ses lèvres pour coincer sa cigarette en leur centre, qu’elle pince pour la maintenir et pouvoir la récupérer de son autre main. Elle arque progressivement un sourcil face à autant de sarcasme, alors qu’un large sourire exagéré montre sa vexation et son agacement mêlés. L’envie de te remettre à ta place est si puissante qu’Aurore passe sa langue le long de sa dentition supérieure puis inférieure pour retenir une surenchère ; elle finit par glousser d’un rire jaune et bref pour retirer son inconfort et te suit à distance.

« Mais où était cachée ta répartie cinglante pendant tout ce temps ? J’ai faillis... »

Aurore s’interrompt seule pour arquer doucement un sourcil en te voyant retirer ton haut. Elle fume à l’extrémité du filtre, le touchant à peine, avant de souffler longuement la fumée en inclinant lentement la tête, son regard rivé sur toi. « M’ennuyer ? » termine-t-elle finalement, sur un ton plus bas et sans grande conviction, comme par obligation de terminer sa phrase, sans pour autant en voir  l’intérêt.

Elle remarque enfin ta cicatrice quand tu masses ta nuque et ses sourcils se froncent et tremblent, alors qu'une question lui brûle le bout de la langue ; mais elle détourne rapidement le regard pour le relever dans tes yeux quand tu tournes la tête vers elle, et ressent comme le besoin de ne pas montrer ce qu’elle venait de découvrir. Connaissant ton tempérament, elle en venait rapidement à la conclusion que tu l'avais montré par inadvertance, et que ce n’était pas souhaité.
Quand tu reprends la parole pour la sortir de sa rêverie, elle bat des cils et entrouvre les lèvres d’un air offensé et outré, avant de tourner sa tête ailleurs sans pour autant refermer sa bouche. Elle bat à nouveau des cils et lâche un rire choqué avant de reporter à nouveau son attention sur toi, en refermant doucement sa bouche, sa tête se secouant deux fois. Son visage devient faussement sévère alors qu’elle fait rouler son mégot entre ses doigts.

« J’espère que tu vas t’étouffer avec tes algues.  » répond-t-elle spontanément, sans réfléchir.

Aurore te regarde entrer dans l’eau et après un instant sans parler ni bouger, elle s’approche finalement avec précautions aux abords du lac pour ne pas que ses talons s'enfoncent dans la boue, s'arrêtant ainsi au niveau de Serket. Elle baisse doucement le regard vers toi et un sourire dessine lentement ses lèvres. Elle plie alors ses genoux pour être à ta hauteur, s'accroupissant gracieusement en tenant un pan de sa robe, un faux air inquiet sur le visage, derrière lequel on distingue sans mal une expression narquoise.

« Ne joue pas trop loin et reste là où tu as encore pied... » commence-t-elle sur un ton assez maternel avant de prendre un air plus grave. « Le froid rend mon teint blafard, tu comprends que je ne pourrais alors décemment pas sauter à l’eau pour te secourir. »

Elle mesure un moment ses propos en relevant le regard vers le ciel, puis elle plisse les lèvres comme si elle venait de se faire une réflexion pour finalement la partager. « Non pas que je me fasses du soucis pour ta vie... Mais plutôt que je ne saurais pas monter la tente, et Dieu sait que j’aimerai éviter être victime de la bruine matinale ; mes cheveux n’apprécient que moyennement être agressés par l’humidité. » finit-elle dans un air vraiment embêté, assez surjoué.
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Aleksander Volker
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Jeu 22 Nov - 9:06





RATHER BE
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L’eau l’entoure d’un halo protecteur et il y laisse choir toute la pression accumulée le long de cette journée interminable. Il a l’audace de fermer quelques secondes les yeux pour profiter de la caresse salvatrice et rafraichissante de la nappe qui vibre sous ses mouvements. S’autorisant un léger sourire avant de finalement reporter son attention sur ta petite personne, son rictus se déformant pour peindre ses courbes d’un air narquois. Il se rapproche, le heurt de ses pas rompant l’équilibre de l’eau en leur imposant de fines vibrations circulaires. Il s’appuie finalement sur le rebord du lac, à proximité de ta personne, les bras presque croisés tout en relevant son regard vers le tien, son sourire s’élargissant :

« - C’est sans doute la première fois que tu as l’occasion d’être au-dessus de moi, profite-en avant de te préoccuper de ta crinière. »

Il lâche un bref rire ironique, inclinant son regard, oubliant presque instantanément la situation dans laquelle il se trouvait. Loin de lui l’idée qu’il puisse être vulnérable, même à nu. Il s’appuie sur ses avant-bras pour rapprocher son visage du tien tout en murmurant, sans prendre en compte tes frêles justifications et tes piques vouées à le déstabiliser :

« - Tu devrais essayer de te détendre de temps en temps, oublier le masque et les apparences pour profiter réellement de ce que la vie t’apporte. Cela doit être lourd, d’arborer le rôle d’une poupée en porcelaine, craignant la fêlure… Tu te condamnes à rester sur une étagère, à regarder la vie passer sans jamais y participer. »

Il lève sa main humide, l’eau accompagnant son geste dans une symphonie sonore, il attrape l’une de tes mèches qu’il caresse, sans se départir de son sourire mutin. Il humecte ses lèvres et hausse les sourcils en ajoutant :

« - Tu ne veux pas essayer et me rejoindre ? »

Il se doutait que tes provocations, ton approche, avait pour but qu’il te tire de force dans le lac. Mais contrairement à toi, il se souciait réellement de ce que tu pouvais ressentir. Et si les apparences étaient pour toi un cocon sécuritaire, loin de lui l’envie de t’en extirper par égo. Il plisse les lèvres et relâche ta mèche tout en s’éloignant du bord et haussant les épaules.

« - Ou alors tu peux essayer de monter la tente. Mais il ne faudrait pas que tu te casses un ongle. »

Serket s'affaisse sur le bord de l'eau. Inconsciemment, sa cape carmine troque son revêtement flamboyant pour celui plus terne, indiquant qu'il s'apaisait progressivement. Aleksander s'ouvrait et son esprit ne faisait plus barrage à ses tentatives désespérées de rentrer en contact. Un éclair de malice traverse finalement les prunelles du bras droit, bien décidé à te faire sortir de ta zone de confort et te donner goût à certains aspects de la vie que tu semblais fuir, non par snobisme comme un étranger pourrait le croire. Mais par peur. La crainte qu'il percevait en toi faisait écho à la sienne, elle se reflétait par ton arrogance, et lui par son indifférence. L'attraction de vos deux personnalités rendait à l'ensemble, une teinte tragique et atrocement obsédante.
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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Jeu 22 Nov - 20:11




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Le visage d’Aurore, figé dans une expression mêlant sournoiserie et détachement, s’incline lentement pour dominer le tiens alors qu’un sourire naît doucement à la commissure de ses lèvres. Elle relâche sa robe pour poser sa main à côté de la tienne et incline lentement sa tête pour rouler son regard ailleurs, son sourire s’élargissant lentement à ta première réplique. Mais très vite, elle reporte son attention sur toi et ses sourcils se froncent un bref instant à l’entente des paroles qui suivent. Tu semblais lire en elle avec une telle aisance qu’elle parût perturbée l’espace d’un instant ; elle était une actrice dans le film de sa vie, et personne n’avait jamais réellement conscience d’assister à une mise en scène.

Quand ta main saisit une boucle de ses cheveux, elle roule lentement ses yeux en direction de tes doigts et observe soigneusement ton geste, avant de déplacer à nouveau son regard dans le tiens. Finalement, Aurore éloigne son visage quand tu t’écartes et elle se lève alors qu’un rire s’étouffe dans sa gorge. Elle arque doucement un sourcil, jette un regard furtif autour de vous et redresse sa jambe derrière elle pour se défaire d’une chaussure ; elle imite le geste à nouveau pour libérer son autre pied et dépose ses talons au pied d’un arbre.

« Je n’aurais qu’une simple requête... »

Elle bascule sa tête vers l’arrière pour que ses cheveux s’éloignent de son dos et qu’elle puisse tous les ramener sur une de ses épaules. Elle redresse sa face qu’elle tourne finalement vers toi alors qu’un sourire amusé retrace la courbe de ses lèvres.

« Aussi tentant soit-il de garder ces images à l’esprit, oublie-les rapidement si tu ne veux pas que je viennes les extirper directement à la source de mes ongles crochus. » lâche-t-elle sur un ton faussement sérieux voire menaçant, que son sourire trahit aisément.

Enfin, ses doigts glissent derrière sa robe pour descendre la fermeture et libérer son corps du fardeau que pouvait être cette robe, qui compressait son buste à l’instar d’un corset. Elle remue légèrement ses hanches pour laisser tomber le vêtement et donne un léger coup de sa cheville pour repousser le tissus et pouvoir rejoindre le lac, en même temps qu’elle relève sa chevelure en chignon. Une fois un pied mis à l’eau, une légère grimace s’affiche sur sa face qui tente de rester stoïque et son corps se fige un instant. Elle lève les yeux vers le ciel et crispe sa mâchoire pour se faire violence et entre finalement dans l’eau, non sans laisser échapper un long souffle quand elle y est plongée en entière. Elle ferme alors les yeux et serre ses dents alors qu’elle essaie de s’accommoder au froid, pour finalement donner un grand coup dans l’eau pour la projeter dans ta direction.

« JE TE JURE… Que je te déteste. » se plaint-elle dans une voix tremblante à cause de ses dents qui claquent, pour finalement prendre une profonde inspiration et secouer sa tête pour reprendre ses esprits.

Mais soudainement, elle fronce les sourcils et ses lèvres s’entrouvrent alors qu’elle baisse ses yeux en direction de l’eau, un air inquiet sur le visage.

« Aleksander... » murmure-t-elle seulement, son visage se tournant sèchement comme s’il venait de suivre une ombre dans l’eau. « Aleksander… Je te jure que si c’est ton scorpion de malheur qui se joue de moi… Je vais le... » elle se retient de terminer sa phrase, quand soudainement, elle disparaît de ta vue pour s’enfoncer dans l’eau comme si elle venait d’être tirée vers le fond, sa main claquant à la surface du lac comme si elle voulait trouver un appuie pour se retenir.

Une fois totalement immergée et assez en profondeur pour ne pas se trahir, elle recrache son souffle laisser plusieurs bulles d’airs s’échapper, et ouvre légèrement ses yeux sous l’eau en posant ses mains devant ses voies respiratoires, pour faire croire qu’elle n’avait plus d’air. Elle reste ainsi un long moment, attendant que le temps qu’elle reste sous l’eau rattrape sa mauvaise comédie pour s’assurer un coup réussi.
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Jeu 22 Nov - 20:44





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Il souriait innocemment, comme l’enfant qu’il n’avait jamais pu être. Il hausse les sourcils tout en caressant les courbes de ton corps de ses céruléennes. Amusé par l’audace dont tu pouvais faire preuve, il ne se gêne pas pour profiter de la vue que tu lui offrais avec tant de zèle. Ses iris descendent les lignes sinueuses de ta silhouette pour suivre la chute de ton seul vêtement, abandonnant ton royaume de parures et d'ornements pour finalement te rapprocher de l’eau. Il remonte son regard dans le tien et incline son regard en soufflant dans une mine dubitative :

« - Tu ne peux pas me condamner à l’oubli. Et je doute que tu en aies réellement envie. »

Un rictus sarcastique au bord des lèvres, il ne prête aucune attention à Serket qui bougeait sur la terre, l’herbe caressant ses flancs et bougeant au gré de ses mouvements saccadés et impatients.

- Vexé de ne pouvoir y participer ?
- Suis-je à présent digne de ta conversation ?
- Je ne vois pas pourquoi je me justifierais.
- Non, évidemment.


Il fronce les sourcils, son regard noir est lancé soudainement vers son Anima qui, provocateur se soulevait en signe de défi. Mais l’eau macule soudainement son visage et il lève instinctivement les bras, te fixant l’air surpris avant de laisser un léger rire écorcher la peau voluptueuse de ses lèvres. Il secoue la tête et baisse enfin sa garde avant d’inspirer profondément.

« - Tu sais tout comme moi que cette affirmation est complètement fausse. Tu ne peux déjà plus te passer de moi. »

Certains prendront cela pour de l’orgueil ou de l’assurance, sans prendre en compte la propension d’ironie qu’il aimait glisser à ses phrases. Qu’importe l’interprétation qu’on pouvait en faire. Il se rapproche très lentement, ses mouvements étaient lents, soumis à l’apesanteur de l’eau. Lorsque tu reprends la parole, son cœur se comprime. Ses sens sont soudainement en alerte, par précaution il dépose son regard sur Serket, qui n’avait pas bougé d’un centimètre. Au moment où il daigne tourner son visage vers le tien, tu disparais. L'eau t'accueillait dans ses tréfonds et son souffle lui est dérobé.

« - Aurore ! »

Par réflexe, il ne réfléchit pas spécialement et plonge sous l’eau, se fichant pas mal du danger auquel il s’exposait. Il n’avait pas pris le temps d’activer une quelconque capacité pour faciliter son sauvetage improvisé. Mais lorsque son corps se rapproche du tien, ses yeux s’écarquillent sous la surprise. Il plonge ses iris dans les tiennes et se rapproche davantage alors que sa main se dépose sur ta hanche et que l’autre ne vienne arracher tes mains à tes lèvres pour libérer tes voies respiratoires. Il pousse soudainement sur ses jambes pour vous soulever et remonter à la surface. L’eau amenuisait son ouïe et les battements de son cœur semblaient s’être logés dans ses tempes. Il plisse les yeux, lorsque son visage est fouetté par l’air frais il ouvre les lèvres et inspire de grandes goulées d’oxygène. Sa tête bascule instinctivement en arrière pour faciliter l’arrivée d’air, alors que sa main vient rabattre sa chevelure en arrière. L’autre reste cependant toujours sur ta hanche pour ne pas que tu lui échappes.

« - Suis-je supposé rire ? »

Il serre lentement les doigts sur ta hanche et rapproche ton corps du sien pour limiter tes mouvements. Sa carrure était plus imposante que la tienne, et il était parfaitement conscient de son avantage. Ses prunelles accrochent les tiennes et se ternissent, aucun sourire ne semblait outrager ses traits. Son souffle se mélange au tien alors que son autre main se relève très lentement vers ton visage.

Pour finalement se poser sur ta chevelure qu’il frotte simplement avant de lâcher un rire presque enfantin.

« - Tu devrais voir ta tête. »

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Dim 25 Nov - 21:15




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L’air qu’elle retenait dans ses poumons et qui ne demandait qu’à être expulsé, en devenait presque toxique ; très vite, sa tête lui tournait et la sensation de vertige rendait ses paupières lourdes et ne lui permettait pas de contrôler son corps autant qu’elle l’aurait voulu. Mais heureusement pour elle, alors qu’elle commençait à s’enfoncer toujours plus loin dans les eaux troubles, ta main lui autorise à recracher tout le dioxyde de carbone qui s’était accumulé dans ses organes. Et une fois à la surface, elle attrape instinctivement d’une main ton épaule, et sur l’autre elle dépose son front pour calmer ses vertiges et tenter de reprendre sa respiration. Mais à peine a-t-elle le temps de se remettre de ses émotions que ta question lui arrache un rire si spontané qu’elle n’aurait su le retenir. Elle relève bien vite son visage face au tiens et recommence de plus belle, malgré la toux qui saccade son rire et qu’elle cache du dos de sa main.

« Si tu préfères… Tu peux aussi pleurer pour évacuer toute l’inquiétude et l’adrénaline que tu viens de cumuler… En un temps record qui plus est. » répond-t-elle d’une voix fragilisée par son état mais qui n’en perd pas pour autant son côté taquin.

Aurore retient durement un nouveau gloussement à ton expression sévère, mais tourne subitement la tête, avec surprise, en mêlant un rire au tiens quand tu approches ta main, qu’elle tente de dégager avec la sienne, sans réussite ; et c’est seulement quand le mal est fait qu’elle peut attraper ton poignet pour enfin l’éloigner de son visage. Elle le relâche doucement et approche sa face de la tienne en arquant lentement un sourcil pour souligner son regard espiègle.

« Oh non, je passe. Je n’échangerai pour rien au monde la vision que tu m’offres. » surenchérit-elle rapidement dans un dernier petit souffle amusé, sa bouche souriant innocemment.    

Mais quand les rires finissent par s’essouffler, et qu’elle prend enfin conscience de votre proximité, de ta main sur sa hanche et de vous souffles mêlés, elle décide de préserver le silence qui s’instaure alors entre vous. Seul le frisson qui s’évade de la zone qui entoure tes doigts qui se resserrent, répond à cette communication silencieuse. Tandis qu’elle roule lentement son regard vers sa main qui est toujours posée sur ton épaule, qu'elle soulève son index, puis son majeur, pour les redéposer sans cesser de les fixer, une image est récupérée par son esprit et l'immobilise un moment. Et après une bref instant, sa main se rapproche délicatement de ta nuque et s'arrête une poignée de secondes, pour descendre progressivement vers le début de ta cicatrice, qu’elle n’effleure qu’à peine du bout de ses ongles. Elle inspire longuement l’air environnant, son regard se redressant pour capturer le tiens.

« Je ne te ferais pas croire que j’ignore son existence, par simple bienséance hypocrite. » souffle-t-elle en retraçant vaguement certains creux de ta cicatrice pour finalement écarter ses doigts et laisser sa paume se reposer contre ton dos. « Aleks, tu peux me parler, tu sais. »
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Jeu 6 Déc - 20:18





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Il s’était surpris à profiter de l’instant, ce faible moment qu’il avait dérobé au temps sans se soucier du retour violent que ce dernier allait lui offrir en guise de châtiment. Son sourire espiègle, emplit d’un certain cynisme s’efface progressivement, au rythme de la valse que tu menais avec élégance. Il fronce les sourcils lorsque la proximité se fait trop oppressante et que tes doigts pianotent dangereusement sur son épaule. Il écarte sa main de ta hanche dans l’espoir vain d’arrêter le geste fatidique qui te pousserait à franchir le seuil de ses méandres, mais il est déjà trop tard. La douce mélopée guidée par tes phalanges se déplacent et c’est un vacarme assourdissant qui le tient en haleine lorsqu’elles caressent avec indécence la cicatrice qui marque son dos. Le glas sonne et les heurts de son cœur contre sa cage thoracique lui indiquent que la cohorte de tes gestes audacieux, viennent de profaner la seule bride de confiance qu’il t’avait accordée. Son corps se crispe par instinct sans qu’il ne puisse le contrôler. Ses muscles se raidissent et sa mâchoire se serre violemment, c’est dans un réflexe calculé et violent que sa main sort de l’eau et vient agripper ton poignet. Le silence s’installe et son souffle est saccadé, la lutte qu’il menait intérieurement grapillait toute l’énergie physique qu’il possédait.

Son front se plisse et ses dents se serrent lorsqu’il daigne enfin entrouvrir les lèvres pour siffler avec une amertume qu’il avait du mal à contenir :

« - Mes sourires et ma mansuétude ne sont en aucun cas un accord tacite pour tes intrusions impertinentes. »

Il ne comprenait pas réellement ce soudain intérêt pour son histoire, ses blessures et sa douleur. La douce amertume qui constituait désormais son existence et qui le marquait au fer rouge, son corps était le témoin de sa vie, ses cicatrices : l’éternelle leçon qu’il en tirait. Il remonte très lentement son menton et baisse les yeux vers ton regard. Son corps se déplace très lentement dans l’eau, sa main serrant davantage sa prise sur ton poignet, il s’avance jusqu’à ce que ton dos rencontre un obstacle et se cambre de tout son poids sur toi. Son torse frôlant le tien, ses lèvres venant très lentement narguer les tiennes. Bien que sa position puisse donner lieu à un cynisme qui le caractérisait, seule l’indifférence et le vide peignait ses traits. Il humecte ses lèvres et détache du bout de ces dernières ;

« - Je ne vois pas l’intérêt de parler d’une chose qui est passée et qui ne pourra jamais changer. Sur laquelle on n'aura plus jamais de contrôle. Si ce n’est offrir l’ascendant à son interlocuteur et l’illusion qu’il puisse te dominer. »

Sa chaine vient très lentement caresser la naissance de ton cou, au bout de laquelle une bague semblait faire office de pendentif. Il baisse son regard sur cette dernière et sa poigne se relâche instantanément. Il laisse un long soupir lui échapper, douloureux, presque inexistant et se recule pour finalement lancer un regard à Serket qui n’avait pas bougé de sa place.

« - Tu m’as prouvé que je ne pouvais pas te faire confiance tout à l'heure. Que les valeurs que je peux défendre ne sont rien à tes yeux si elles ne rejoignent pas ton orgueil. »

Il tourne très lentement son regard vers le tien et un sourire déchirant et cynique à souhait t’es offert :

« - Tu ne vas pas me faire croire que ta curiosité est motivée par un trait de caractère plus que par une intention ignoble. Que cherches-tu ? »

Il laisse le silence caresser vos deux silhouettes et rendre à l’atmosphère ses droits. Seul le vent vient rompre la douce mélodie solennelle qui s’était imposée à vous. Il se recule davantage et se rapproche du bord pour sortir de l’eau sans plus de cérémonie, un rire sarcastique lui échappe lorsqu’il souffle simplement :

« - Laisse, ça m’est égal. »

Éprouvé par cette journée, sa détermination quant à la mission était redoublée. Il était bien décidé à ne pas laisser ces moments éphémères corrompre ses plus saines résolutions. Lorsque ses pas le conduisent à la tente qu’il devait monter, tout s’éteignait dans son esprit pour ne faire fleurir qu’une seule vérité : dans ce monde impitoyable, la vie est un privilège qui n’est accordé qu’aux vainqueurs. Il était temps qu’il comprenne que la victoire ne reposait pas sur certains accords respectueux, mais sur la justesse de quelques sacrifices nécessaires.


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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Mar 11 Déc - 16:37




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Elle s’était pourtant avertie elle-même, des conséquences qui pouvaient découler de son geste ; et pourtant quand ta main attrape son poignet, Aurore sursaute brusquement sous la surprise, son regard troquant la sollicitude qu’on aurait pu y voir, pour de l’étonnement. Mais à tes mots, toute surprise est balayée de son visage violemment, ses sourcils se froncent, et si ses traits semblent plus durs, les lignes de son front qui tremblent légèrement prouvent qu’elle est toujours plongée dans une certaine incompréhension. Elle recule instinctivement sa face quand tu la surplombe de ton regard, comme pour s’en défendre, et la suite de son corps suit ce même mouvement à mesure que tu avances. Son regard qui jusqu’à présent était resté rivé dans le tiens honorablement, manque progressivement d’assurance et de fermeté,  et commence à chercher une fuite à cette pression insoutenable : il se détourne alors en direction du poignet autour duquel elle sent ta prise se renfermer, et la légère douleur qui se fait sentir la force à déglutir et à grimacer. Quand son dos rentre en contact avec un rocher, elle s’arrête mais continue pourtant à se défendre de cette proximité en embrassant la forme du roc de son dos qui se courbe vers l’arrière, et de sa nuque qui se plie pour coucher l’arrière de sa tête contre la pierre. Sa respiration se fait plus chaude, d’abord en réponse à la sensation désagréable de l’eau froide contre sa peau, mais surtout parce que ses poumons s’embrasent ; et plus tu te rapproches, plus sa poitrine se gonfle rapidement à chaque souffle qu’elle ose voler. Aurore jette un regard sur tes lèvres trop proches, qui s’ouvrent à nouveau pour répondre à son geste, et quand tu finis, elle roule ses yeux pour fixer les tiens alors qu’une vague d’émotions étranges vient noyer ses organes et faire sa respiration plus lourde et plus difficile. Elle entrouvre les lèvres, s’apprête à rétorquer mais aucun son n’en sort dans un premier temps, alors qu’elle suit enfin ton regard vers le pendentif qui glace sa peau.

« Aleks… Je. » tente-t-elle, mais voilà que tu reprends et que sa gorge se serre sous la vexation qui découle de tes mots.

Et le cynisme qu’elle voit peindre progressivement tes traits et être adopté par le ton que tu empruntes, lui envoie comme une décharge qui vient à contre-courant s’opposer à l’affliction qui la possédais de plus en plus, pour renverser l’état émotionnel actuel et le remplacer par une colère évidente, que l’on voit sur son visage tout entier.  Ses lèvres sont déformées par la rage que tes mots lui provoquent et elle se fait violence pour ne pas te gifler. A la place, un rire s’échappe nerveusement, sans qu’elle n’ait pu le contrôler, ou même le prévoir, alors qu’elle fixe ta silhouette s’éloigner. Elle rit alors de plus belle pour libérer ses sentiments mais rien n’y fait, car quand elle se tait, rien ne l’a quitté, tout est toujours à sa place. Sa frustration, son ressentiment, sa vexation, tout est toujours là. Alors elle relève les mains hors de l’eau et prend un air faussement étonné même si tu ne peux pas voir son jeu d’acteur très exagéré.

« Mais évidemment. Tu as raison. Pourquoi serais-je honnête ? Ou non, mieux, laisse moi reformuler ma rhétorique. COMMENT pourrais-je l’être ? » s’exclame-t-elle en s’avançant vers le bord, ses mouvements brusques trompant les vagues qui se forment puis se tordent dans l’eau.

Elle sort en prenant soin de t’éviter de justesse, manquant de rentrer dans ton épaule, et elle s’avance vers ton haut qu’elle ramasse pour sécher sa nuque, ses bras et son torse sans pourtant se soucier de retirer l’eau qui recouvre sur son corps. Une fois fait, elle le jette à tes pieds et un sourire presque naïf se fait voir sur ses lèvres toujours assez crispées.

« Désolée. Je crois que je l’ai trempé par mégarde. » avoue-t-elle avec innocence, pour ensuite s’avancer vers le sac et sortir une long t-shirt qu’elle enfile précipitamment  pour finalement saisir la conserve.

Elle cherche et saisit l’ouvre boite dans des gestes maladroits et pressés, traduisant bien son agacement et tente d’ouvrir ce maudit objet de malheur, en vain. Après plusieurs essais, la frustration grandissant dans sa poitrine, elle finit par repousser la conserve en la relâchant brusquement et en s’exclamant « Connerie. » Au passage, elle jette aussi l’ouvre boîte au sol avant de relever sa main vers son visage et de poser le côté de son index tremblant contre son front, pour finalement remonter sa main dans sa chevelure dans un air dérouté.
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Mer 12 Déc - 21:39





RATHER BE
THE HUNTER

than the prey

ft.@Aurore Rosenwald

Ses muscles étaient tendus, lui rappelant la désagréable intrusion qu’il avait dû supporter de ta part. Ses lèvres tremblent, non sous l’afflux d’émotions qu’il ne pourrait réprimer s’il le désirait, mais parce qu’une colère anonyme et dont il ne connaissait pas l’origine tentait de prendre le contrôle de son esprit. Ses doigts se serrent avec force, ses mains forment alors des poings fermes et implacables. Ses ongles transpercent sa peau sans qu’il ne s’en aperçoive, le sang chaud ne le réveille pas de sa torpeur.

Tes mots flottent autour de lui sans jamais l’atteindre, et il se doutait évidemment qu’il t’avait blessée, bien plus que dans ton orgueil, il s’agissait de tes véritables sentiments cette fois. Et il n’en ressentait aucun remords. Il faisait ce qu’il avait à faire : la proximité ne lui était pas permise, son seul but était la vengeance et sa quête ne permettait aucun égarement, aucune attache, aucune alliance. Il bat très lentement des paupières lorsque sa tête se tourne mécaniquement vers ta personne. L’indifférence peignait ses traits, aucun sourire, aucune grimace d’agacement ou de mépris, seul le vide semblait corrompre la douceur de son visage et la sévérité naturelle de son faciès. Il remonte le menton et ses prunelles ne quittent pas ta silhouette une seule seconde, n’accordant pas plus d’importance à ton geste qu’au t-shirt qui était à ses pieds à présent.

Tel un automate, il se dirige vers son pantalon qu’il enfile. Il ne t’accorde plus aucun regard et se rapproche de la tente. Il ne prend pas la peine de remettre son haut, cela t’apporterait trop de satisfaction, il trouvait cela dégradant. Serket n’approche pas, immobile… il n’avait pas bougé de sa place, au bord du lac. Il semblait ailleurs et ne tentait même pas d’entrer en contact avec son élu, son ami, son frère. Il savait pertinemment que son esprit lui était ouvert, il en sentait les serrures et ces dernières n’étaient pas scellées. Il craignait cependant les conséquences, malgré son immortalité apparente.

Une fois la tente montée, il se rapproche de toi. Son ombre te caresse et te recouvre, il se cambre pour ramasser la conserve et l’ouvre-boite et entreprend de l’ouvrir, une fois cela fait… Il dépose le tout devant toi. Ses muscles se détendaient progressivement alors que sa langue ne semblait pas vouloir se délier. C’était à se demander s’il te refusait tout commentaire pour s’éviter un ennui sidéral, ou s’épargner la douleur de devoir à nouveau écorcher la gentillesse que tu tentais d’arborer à son égard. Il te tourne finalement le dos et se rapproche de Serket, ce dernier prend l’invitation et monte le long de son bras pour se poser contre son épaule.

- Elle ne pensait pas à mal…
- Je sais. C’est là tout l’embarras.
- Es-tu certain que tu ne peux concilier les deux ?


Il porte sa main à son cou attrape lentement l’anneau qu’il portait. Il le fixe, songeur, quelques instants seulement avant de le serrer dans son poing encore ensanglanté, les yeux éteints, mais pourvu d’une détermination sans faille.

- Oui, j’en suis certain.

Il était des histoires qui n'acceptaient pas de dénouement heureux... Il était des débâcles dont la chute pouvait être amortie.

@Legendary
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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Ven 14 Déc - 22:13




WE FIGHT EVERY NIGHT FOR SOMETHING
but when the sun sets we're both the same ; half in the shadow, half burned in flames.


Lentement, Aurore défait ses doigts de ses cheveux quand ta silhouette la domine ; son regard perd progressivement son animosité alors qu’elle observe méticuleusement tes gestes, sans savoir à quoi s’attendre de ta part. Elle reste coi quand sa main attrape la conserve soigneusement ouverte, sans pourtant avoir eu vraiment conscience d’avoir ordonné à son bras de bouger. C’est à peine si elle arrive à déterminer si elle doit te remercier ou bien verser la totalité des haricots au-dessus de tes cheveux. Et face à une telle indécision, elle ne sait que rester passive, et se contente de regarder le contenu peu ragoûtant du récipient. Un mince soupir s’extirpe de ses lèvres muettes alors qu’elle se résigne à rassembler le nécessaire pour faire chauffer la nourriture qui vous avait été donné. Mais alors qu’elle saisit son briquet, ses genoux dans l’herbe, face au nécessaire de cuisine, son regard se relève dans ta direction et elle contemple les lignes de ton dos silencieusement. Sa gorge se noue immédiatement et elle pose son briquet à terre avant de se relever doucement, et ne s’approchant pourtant pas davantage de ta personne, elle se tourne entièrement vers toi et te fixe avec insistance, bien qu’elle ne pouvait qu’avoir une vision sur l’envers de ta personne.

« Tu es le plus grossier des hommes qui m’est été donné de rencontrer. Mais par dessus-tout et sans conteste, le plus idiot d’entre eux. »

Sa voix ne portait qu’à peine, traduisant la gravité de ses termes avec brio. Le ton était fort bas, plutôt grave et étrangement détaché. Après quelques secondes, sa mâchoire se crispe, tant elle serre ses dents pour ne pas proliférer un déferlement d’autres insultes, sûrement plus violentes ou pire, vulgaires.

Aurore s’avance d’un pas, sa main se levant doucement, ses doigts crispés restant proches de son ventre bien qu’ils exécutent un geste d’aller et retour plutôt léger, comme si elle tentait de se donner un élan qu’elle n’avait pas, avant de finalement resserrer son poing et de laisser une nouvelle vague d’émotions se saisir d’elle avec une aisance qu’elle qualifierait de mortifiante si elle était capable de s’en rendre compte.

« J’ai peut-être dépassé les limites. J’ai peut-être violé ton intimité, menacé tes barrières d’un effondrement que tu ne saurais sans doute pas supporter. De fait, tu juges sûrement que j’ai mérité un tel comportement, tu t’imagines sûrement que tu as agis de la meilleure des façons, du moins  celle qui marcherait au plus rapide ; encore davantage si tu oses penser que mon intérêt pourrait être motivé par autre chose que ce que l'évidence te révélait. Et c’est ce qui fait de toi l’abruti que tu es. »

Elle inspire longuement par les narines, son visage rentrant presque dans son cou dans un mouvement assez crispé quand elle déglutit, résultante des émotions qu’elle essayait de réprimer en vain. Et finalement, elle rattrape la distance qui vous sépare et arrête son visage près de ton épaule pour relever son menton vers un côté de ton visage, roulant son regard en biais pour observer ton profil d’un regard assez sombre. Elle approche alors ses lèvres de ton oreille, se faisant plus grande qu’elle ne l’est pour y parvenir, et dans un murmure à peine audible, elle te lance avec une froideur contrôlée, qui s’opposait drastiquement à la chaleur provoquée par sa colère :

« Tes efforts sont pitoyables ; si tu vois aussi clair dans mon jeu, sache que le tiens est encore plus transparent. En réalité, la seule chose qui dicte ta langue et tes poings, ce n’est rien d’autre que la peur. » elle marque alors une pause, redresse un peu plus son visage, écartant ainsi ses lèvres de ton lobe pour mieux t’observer, avant de finalement surenchérir, contre toute attente. « Mais j’en ai rien à faire. Peu importe la violence avec laquelle tu me repousseras. Je te quitterai moins encore que ton ombre, qui elle, s’éclipse à l’obscurité et ne souhaite exister à tes côtés que lorsque tu es dans la lumière. Et que tu le veuilles ou non… Je t’en fais le serment, tu ne te débarasseras pas de moi comme ça»

Cette dernière parole avait été prononcée à travers sa dentition serrée, ce qui montrait la fermeté de ses propos et leur implacabilité alors qu’elle s’apprêtait à enfin retourner à son activité culinaire, sans un mot de plus.
@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Sam 15 Déc - 0:02





RATHER BE
THE HUNTER

than the prey

ft.@Aurore Rosenwald

Son regard se perd sur l’horizon étriqué qui lui était offert, à l’image de l’esprit de l’Homme qui le dépitait chaque jour un peu plus. Il plisse les yeux, fronce les sourcils et l’ombre d’un sourire aurait pu égayer ses traits d’une malice qui lui était propre, si son esprit ne bloquait pas toute once d’émotion qui tentait de se frayer un chemin dans la vacuité de ses ressentis. Il bat très lentement des paupières et inspire pour finalement expirer longuement. Se concentrant sur sa respiration pour occulter la simple animosité qui te caractérisait. Il comprenait ton inconfort, le fait que tu sois vexée n’était pas infondé, certes. Mais il n’y portait aucune once d’intérêt. Son regard se tourne finalement vers le tien, dans un geste lent et mécanique, sa main relâchant l’anneau à présent maculé de son propre sang. Comme si son corps souillait ses souvenirs et tentait d’attiser une quelconque émotion chez son hôte. Serket revêt progressivement sa cape noire, paradoxalement, aucune hostilité n’émanait du petit être qui t’écoutait avec une oreille plus attentive que le principal intéressé.

Ses céruléennes toisent les tiennes lorsque ton souffle caresse le sien dans une valse hypnotique. Il pourrait esquisser un sourire et pousser la litanie sarcastique qui rendrait à l’atmosphère un nouveau souffle bien mérité. Mais cette envie ne lui était pas octroyée, plus tu parlais, plus le vide qui menaçait de s’étendre en son sein, s’accentuait et ravageait tout sentiment parasite qui pourrait ébranler sa détermination et l’indifférence dont il portait si volontiers l’armure. Il incline son regard et n’entrouvre les lèvres que pour les humidifier.

Il se redresse finalement et te dépasse, te tournant le dos, Serket descend de son épaule pour fouler l’herbe avec une délicatesse qui lui était propre. Tout le corps du bras droit était rigide, les muscles saillants de son dos peinaient à se détendre et exerçaient une tension constante qui rendait chacun de ses gestes plus pesant. Il s’arrête après quelques pas vers la tente pour finalement soupirer :

« - Tu te trompes. J’ai conscience que tu ne le méritais pas. »

Il passe très lentement sa langue sur sa lèvre supérieure et ses yeux s’attardent sur la boite de conserve avant d’ajouter :

« - Si tu prends mon comportement pour de la peur, je te suggère de ne pas perdre ton temps avec moi et de te cantonner au rôle qui t’est assigné. Cela t’épargnera le dégoût que t’inspire tes propres interprétations et pourra ainsi éviter toute déception incommodante. »

Il tourne sa tête de biais et son regard plonge dans le tien, arquant un sourcil avant d’ajouter dans un souffle rauque et suave, non dénué d’une autorité naturelle :

« - Tu trouveras une âme plus intéressante à tourmenter, tu as encore toute la vie devant toi. Je suis confiant. »

Et il se tourne pour finalement se rapprocher de son sac et y dénicher un haut qu’il enfila. Le vent s’était levé et la caresse invisible et indescriptible qui ne cessait de titiller sa cicatrice le rendait fébrile. Il était sonné, son corps entier était engourdi et absent. Il n’avait pourtant pas activé sa capacité de blocage, et c’est probablement ce que Serket redoutait le plus. Comment sortir d’un état dont on n’avait pas contrôlé l’entrée ? Comme sortir d’une pièce, lorsqu’on ne connaissait pas la sortie ?

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Dim 16 Déc - 4:32




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Aurore déglutit, encaisse chacune de tes paroles, reste silencieuse et droite : comme un mur que rien ne pourrait faire tomber, pas même le blizzard, les flammes ou les torrents. Et pourtant derrière ce visage figé dans une expression indolente, elle sent son âme gesticuler sous l’inconfort et la gêne occasionnés par tes mots, là où la souffrance pourrait trouver un nid douillet où se multiplier à foison. Et quand tu finis, que tu te détournes et que tu t’éloignes, elle apporte presque immédiatement une main près de sa poitrine, inspire profondément alors que ses lèvres se tordent dans un amusement factice qu’elle voudrait presque cacher, et un rire s’extirpe de sa bouche qui ne pouvait se complaire dans ce silence plus longtemps. Ses yeux s’illuminent, et son rire s’intensifie, à tel point qu’elle est obligée de relever la main qui tenait son buste, pour la ramener devant ses lèvres qui ne cessent de trembler sous le son cristallin qui lui échappe ; son visage se détourne de ton image mais sa main ne bouge pas de sa bouche qui la trahit toujours. Le piêtre spectacle qu'elle t'offre n'est qu'une réponse immédiate et salvatrice au mieux, pour calmer le sentiment de vexation qui l'envahie sans y être invité. Pourtant une part d'elle saisit bien à quel point elle se laisse aller trop facilement, à ce genre d'émotions soumises à l'illusion que représente la catharsis pour les corps inconfortables.  

Progressivement, son rire se calme, mais pourtant ses yeux restent humides. Elle détourne son visage et mordille le bout de son ongle pour contenir un nouveau rire, un sourire large trônant sur sa bouche charnue. La frustration naît d’abord en son sein, pour finalement se répandre de façon virale dans le reste de son corps. Tous ses muscles s’électrisent pour répondre à cette nouvelle vague d’émotions, son sang se réchauffe, sa vue se trouble… Et dans un élan fougueux, elle s’avance rapidement jusqu’à toi et te repousse violemment, jusqu’à ce que ton dos rencontre l’arbre qui n’était qu’à un mètre de distance. Ses yeux foudroient les tiens, et ses mains saisissent un pan de ton t-shirt qu’elle use pour s’élever et ainsi approcher son visage du tiens, dans une proximité qui s'accomode bien au ton menaçant qu'elle emprunte :

« ARRÊTE… De faire ça. »

Le regard d’Aurore vacille rapidement, jonglant d’un de tes yeux à l’autre, alors que son visage exprime toute la colère qu’elle ne saurait contenir plus longtemps. Dans cet excès qui la contrôle davantage qu’elle ne le voudrait, elle ne sait pas mesurer les risques, et en réalité c’est à peine si elle s’en souci. Alors, elle rapproche un peu plus sa face de la tienne et laisse son souffle chaud s’écraser contre tes lèvres, pour finalement murmurer, d’une voix plus contrôlée qu’elle ne l’aurait pensé :

« Ou ose me repousser de façon plus convaincante.  »

Ses yeux qui n’avaient pas quitté les tiens deviennent plus défiant. La rage semble diminuer doucement puisqu’elle s’étale grossièrement et perd ainsi en densité, à la place, tu peux voir apparaître la provocation qui l’avait quitté ces dernières heures ; celle qu’elle ne joue pas, celle qui est inhérente à sa personne.
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Aleksander Volker
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Dim 16 Déc - 22:56





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La douleur extorque à ses lèvres un grondement de mécontentement. Il avait fermé les yeux lorsque tu avais simplement jugé bon de le plaquer contre l’arbre, son dos épousant l’écorce avec une élégance particulière, irradiant son seul muscle d’une exquise souffrance, non seulement par la collision... mais aussi par la répression d'un réflexe qui pourrait t'être fatal. Il ouvre à nouveau les yeux, te lançant un regard noir, comblé d’une amertume qui n’était pas la sienne, déguisée au travers des années, sa colère ne trouvait plus de terreau assez fertile pour être justifiée. Il remonte son menton et son regard s’agrandit face à la détresse que tu lui servais. Loin de ton faciès, il pouvait aisément ignorer les dégâts qu’il causait par seul goût du sacrifice. Mais face à l’amoncellement d’émotions qui inondait chacun de tes gestes, il ne pouvait que s’incliner. Il entrouvre les lèvres, mais aucun son n’en sort. Ses céruléennes descendent progressivement jusqu’à tes lippes, il hausse les sourcils et remonte un regard courroucé dans le tien et souffle d'une voix suave et autoritaire :

« - Cette comédie est indigne de toi. »

Il remonte lentement ses mains jusqu’à tes épaules et tourne violemment les positions. Il ne lésine pas sur la force qu’il employait, sentant presque l’écorce exfolier ta peau, se remémorant la douleur lancinante qui caractérisait une telle rencontre. Il fronce les sourcils et sa jambe se déplace entre les tiennes pour t’éviter tout mouvement brusque que tu pourrais regretter. Il attrape tes poignets qu’il entrave d’une seule poigne pour finalement rapprocher son visage du tien, imitant presque avec brio la même provocation que tu venais de lui offrir. Il humecte ses lèvres et souffle alors d’un ton détaché :

« - Que cherches-tu réellement, si ce n’est trouver une émotion, un sentiment qui pourrait te faire défaillir… frôler l’abîme pour te sentir vivante, extorquer à la mort quelques instants atemporels… dérober aux flammes la brûlure de quelques regrets… »

Il descend son regard sur ton visage, contemplant tes traits. Son corps se rapproche du tien, son souffle s’empare du tien alors que vos lèvres sont à quelques centimètres seulement. Il inspire et impose à l’atmosphère, un temps régulier et lent… battant très lentement des paupières, il s’autorise un énième regard en ancrant ses iris dans les tiennes. Aucun sourire, aucune jovialité, juste ses iris décantées, son regard vidé par l’usure du temps.

« - Ce n’est pas avec moi que tu trouveras de quoi te satisfaire… Si tu persistes… tu finiras par perdre la vie. »

Serket se rapproche aussi vite. Sa poigne se desserre sur ton poignet, descendant très lentement le long de ton bras qu’il frôle. L’ombre d’un sourire était perceptible dans son regard, non sur ses lèvres. Il était sincère, il ne faisait aucune menace. Loin de lui l’envie de te voir mourir de sa main, c’est pourquoi il t’éloignait malgré la résistance que tu y opposais. Il ne comprenait pas pourquoi tu insistais, il pensait avoir érigé des murs plus solides… il apprenait à ses dépends que son âme même était ébranlée par tes émois. Et qu'il était condamné à fuir tes sourires.

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Hier à 3:34




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Aurore n’avait eu qu’à peine le temps d’être surprise par cet échange violent de position que la douleur l’arrache à son étonnement. Elle ouvre immédiatement ses lèvres d’où un son plaintif suivit d’un souffle court se font entendre, son bassin se détachant du tronc dans un pauvre réflexe de défense inutile, comme pour empêcher une douleur qui avait déjà eu lieu. Mais quand ta jambe s’insère entre les siennes, elle se voit obligée de recoller son dos douloureux contre l’arbre, préférant se rappeler de cette douleur superficielle plutôt que d’oser répondre à ton geste. Et si ses mains auraient pu la sortir de cette position délicate, tu en condamne leur usage en t’accaparant ses poignets vers lesquels elle lance un regard agacé. Sa bouche se ferme et se serre alors que sa mâchoire se crispe sous la frustration qui découle de cette impuissance, à laquelle elle ne pourrait réfléchir plus longtemps puisque ton visage qui se rapproche du siens la ramène à la réalité et la force à reporter son attention sur toi. Elle contemple tes traits, qui peignent une provocation parfaite et ô combien irritante, et un souffle faussement amusé, totalement cynique, s’extirpe violemment de ses narines quand tu entames de parler. Pourtant plus tu t’exprimes, plus son regard qu’elle voudrait à la hauteur de ta provocation faiblit et semble confirmer tes propos, qu’elle n’oserait pourtant jamais avouer verbalement. Mais il n’y avait pas que ça. Et elle le savait.

Quand tu approches davantage ta face de la sienne et que vos lèvres se rapprochent, elle retient sa respiration comme pour se défendre de cette proximité, sans pourtant ne chercher à détourner son visage. Ses yeux s’ouvrent un peu plus à ta dernière phrase et elle bat des cils plusieurs fois en forçant une première fois sur ses poignets pour les défaire de ta prise ; mais tu les libère de toi-même, et la suite de ton geste lui arracherait presque un frisson interdit. Et si son regard s’était fait plus faible l’espace d’un instant, il retrouve bien rapidement sa force et s’impose au tiens.

Et alors que sa respiration se fait plus rapide, et que ses sourcils se froncent un bref instant, elle rapproche soudainement son corps du tiens mais cette fois-ci sans ne plus craindre de les faire se rencontrer. Dans ce mouvement, vos front aussi se touchent et si elle n’avait pas incliné légèrement son menton, elle n’aurait sans doute pas évité le pire des affronts qu’elle pourrait te faire après ta dernière phrase. Elle te regarde enfin droit dans les yeux et répond, tout contre ta peau, de manière articulée bien que le ton est bas :

« Même si c'est l'intention, tu ne pourras jamais me tromper aussi facilement que tu te trompes. » Aurore soutient le regard encore une poignée de seconde seulement avant de le glisser vers ta jambe, contre laquelle elle n'hésite pas à se coller davantage pour te pousser à te dérober. « Maintenant recule-toi, je ne voudrais pas avoir à te montrer que tu as tort trop vite. » ajoute-t-elle avec une autorité confiante, préférant occulter la prévention.
@Aleksander Volker
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