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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Lun 22 Oct - 0:25


Can you save my heavydirtysoul ?




Well I know there can come fire from the sky to refine the purest of kings and even though I know this fire brings me pain

Si la royauté ne donne éclat à sa couronne que par la soumission et la cruauté, il n’y a que du Tyran que l’on gagnerait les ternes lauriers. Il sentait le poids des responsabilités lui asséner l’esprit et rendre à sa violence, l’écume qu’elle tentait d’exploiter. Alors c’est d’un souffle libérateur qu’il t’avait confié certaines de ses aspirations sans pour autant te dévoiler tout ce qui motivait ses actions. Il s’était surpris à ressentir un certain apaisement en te confiant qu’il te considérait comme son égale, et sa surprise fut gratifiée d’une certaine satisfaction, lorsque sa quiétude trouva écho dans la tienne.

Il hausse finalement les sourcils et entrouvre les lèvres avec lenteur, un léger sourire étire ses traits pour offrir à son faciès, une douce expression qu’on ne lui avait plus connu depuis l’obtention de sa promotion provisoire.

« - Je suppose que l’on peut trouver un terrain d’entente. Mais te demander de conduire serait probablement de trop, je me trompe ? »

Fierté masculine oblige, il était bien forcé de soumettre cette proposition tout en ayant conscience de ton refus. Il n’allait pas s’en retrouver offusqué, que du contraire, il te savait bonne pilote et prendrait probablement plaisir à te voir dans ton véritable élément. Sans artifice, sans mélodrame et sans maquillage, juste toi et ce qui semblait éveiller en toi, des facettes que tu te refusais de partager avec le monde.

Ses céruléennes se déposent sur la silhouette du jeune homme, il plisse les lèvres en ressentant d’emblée la nouvelle tension qui régnait dans l’atmosphère. Shakespeare le disait, une tête couronnée ne connait point de repos. Il faut croire que le répit accordé par un bref sourire, n’est pas assez fort pour éloigner toutes les réalités cruelles qui comblaient l’existence humaine. Il ravale sa salive et plonge finalement son regard dans le tien.

« - Je m’inquiète bien plus du pourquoi il t’a murmuré l’information et ne m’en a pas fait part en même temps que toi. »

Il arbore une mine presque boudeuse, bien qu’ironique. Un sourire radieux dessine finalement la courbe de ses lèvres. Cette nouvelle qui t’inspirait tant de colère, lui offrait une perspective plus radieuse. Il te dépasse alors et d’un ton jovial te lance :

« - Et bien qu’attendons-nous ? »

Il hausse les sourcils et s’avance simplement, délaissant les quelques employés et la paperasse pour déserter son poste et poursuivre la première mission de terrain dont tu venais de créer l’opportunité. Il attrape la poignée de la porte et l’ouvre, tout en la gardant ouverte, il te siffle en inclinant son regard et découvrant ses dents blanches dans un large sourire malicieux :

« - Allons à la chasse. »

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Jeu 25 Oct - 0:41

Can you save my heavydirtysoul ?

«  Honey. Ne grille pas les étapes, veux-tu. Notre relation n’est pas encore assez avancée pour que je te laisse poser tes mains sur mon volant. Aussi habiles soient-elles. »

Elle ferme ses paupières un instant, et quand elles les ouvre à nouveau, c’est pour te jeter un regard en biais, pas moins taquin que son sourire. Elle dépose sa main contre la rembarre d’escalier et s’aide pour descendre les marches, ses yeux parcourant la pièce et s’arrêtant sur les confrères qui circulent librement ; comme si aucune menace ne pesait au-dessus d’eux, comme s’ils étaient des hommes libres.

Elle pourrait retenir un rire à ton aveu, mais il franchit la barrière de ses lèvres trop rapidement pour qu’elle puisse le contenir. Pourtant, il n’est pas réellement moqueur, ni irrespectueux. Il vient au contraire se marier à ton attitude, sans la menacer par la provocation. Aurore tourne enfin son visage vers toi, son menton rejoignant son épaule qui s’était redressée pour l’accueillir. Elle incline sa face un peu plus, son regard se précisant alors qu’elle murmure à ton intention :

« Vous êtes une légende ici, Aleksander Volker. Aucun d’eux ne se bousculerait pour venir vous porter une mauvaise nouvelle. Il semblerait que je sois la seule qui puisse être assez téméraire... Ou assez idiote, pour vous défier. »

La fin de sa phrase est accueillis d’un léger sourire, alors que ses yeux te suivent jusqu’à la sortie. Elle s’arrête dans sa descente pour t’offrir un regard joueur, et se précipiter ensuite vers les portes pour te rejoindre. Mais avant que vous ne rejoignez sa voiture d’un rouge flamboyant, pièce maîtresse de ce cadre grisâtre, elle allonge son bras devant ton torse pour te ralentir dans ta démarche et pouvoir te contourner. Le sérieux gagne à nouveau sa face pourtant si sournoise habituellement, alors que son regard jongle entre la porte et toi pour être certaine que personne n'arrivait.

« Avant que nous partions, je veux que tu réfléchisses attentivement à la question suivante : si le faucon refuse de nous écouter, et sachant les informations qu’il possède. Sauras-tu faire le nécessaire ? » elle approche son visage de ton épaule, en vérifiant à nouveau les portes, ses lèvres s’arrêtant à hauteur de ton oreille sans pour autant les approcher de façon indécente. « Une vie n’en vaut pas une trentaine d’autres. Surtout pas quand il s'agit des tiens. Garde ça en mémoire, Aleksander. »

Un homme franchis les grandes portes au moment où elle s’éloigne de toi et elle l’accueille avec un grand sourire exagéré. Il s’approche avec deux sacs, tentant de s’avancer à toute vitesse pour ne pas vous retarder. Aurore lui indique d’approcher alors qu’elle ouvre son coffre à distance.

« Vous pouvez déposer les affaires dans le coffre. Merci, Gregory. »

Elle le remercie d’un bref signe de tête et d’un sourire aimable, qu’elle perd quand elle te regarde à nouveau et que le sérieux retrouve ses yeux le temps d’une respiration. Une fois certaine que son message est passé, elle rejoint sa voiture et ouvre sa portière pour prendre place côté conducteur.
@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Jeu 25 Oct - 15:52


Can you save my heavydirtysoul ?




Well I know there can come fire from the sky to refine the purest of kings and even though I know this fire brings me pain

C’est sans surprise qu’il accueille ton refus et l’orne d’un sourire ravageur. Énigmatique et charmeur, le fin rictus qui peignait ses lèvres d’une expression coquasse finit sa course dans les limbes de ses pensées. Il hausse les sourcils et entrouvre les lèvres, découvrant la partie inférieure de sa dentition alors qu’il feint une réflexion profonde. Il incline alors son regard et dans un brin de voix sarcastique te murmure non sans afficher une moue amusée :

« - Je suppose que t’entendre parler de relation est déjà une grande avancée. »

Un léger rire, étouffé par sa gorge lui échappe. À peine audible ; comme si une partie de lui se refusait à extérioriser un son libérateur et non mérité. Son sourire disparaît et il s’avance alors à tes côtés. Le regard rieur malgré l’ombre présente au fond de ses prunelles. On ne pouvait jamais se débarrasser entièrement de nos démons, ils constituaient nos peines et nos joies. Nos craintes et notre courage. Il plisse les lèvres et fait mine de prendre ton aveu pour véritable. Même s’il se doutait que la personne qui te vouait une telle allégeance ne craignait point l’outrage de sa colère. Il avait toujours fait preuve de retenue face aux personnes présentes au sein de la Confrérie. La seule qui avait essuyé une colère, qu’il avait pourtant réprimé, c’était toi. Il ravale alors sa salive et ressentait à nouveau un poids sur sa poitrine, qu’il balaya d’un geste de tête, se concentrant pour l’oublier, pour le reculer au plus profond de lui. Toute l’appréhension, le renard, la colère et l’indignation s’effritait et formait un tout compact derrière une barrière qu’il avait mis des années à ériger.

Il fronce les sourcils et s’arrête alors lorsque ton geste lui impose presque de le faire. Il remonte son visage vers le tien et contemple de loin le désastre que constituaient vos êtres. Un nouveau sourire l’éprend, de dépit, de joie, de tristesse qu’importe… cela restait un sourire aux yeux du monde. Il arbore alors une moue dubitative et secoue la tête très légèrement tout en soufflant :

« - Tu étais à ce point certaine que je cède à ton invitation ? Je dois admettre que tu es pleine de ressources… Rosenwald. »

Il se rapproche alors et pénètre dans la voiture. Il met sa ceinture et inspire grandement tout en fixant la route face à lui. Un léger sourire ironique décore son faciès et c’est d’une voix suave qu’il te murmure :

« - Je suppose que je dois m’accrocher et m’attendre à un juste retour des choses durant cette balade ? » Il incline finalement son regard et remonte ses céruléennes dans les tiennes. Soufflant du bout de ses lèvres, dans un brin autoritaire :

« - À tes risques et périls. ~ »

Serket sort enfin de l’ombre, remontant l’arrière de ton siège pour se déposer sur ton épaule avec une élégance sauvage. Sous le regard triomphant du bras droit qui esquissait un énième sourire énigmatique. Il détourne son regard et regarde alors par sa fenêtre. Tu n’avais pas été la seule à être confiante.  


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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Dim 28 Oct - 2:51

Can you save my heavydirtysoul ?

« On ne peut décemment rien me refuser. Tu le sais aussi bien que moi, dorénavant. »

L’ambiance légère entre vous, lui permet de sourire sincèrement pour la première fois depuis trop longtemps, alors qu’elle te lance un regard en biais pour répondre au tiens. Regard qu’elle rompt assez vite pour reporter son attention devant elle, alors que sa main recherche à tâtons la ceinture de sécurité. Mais loin de trouver le contact rassurant de sa ceinture, sa main s’arrête brusquement quand elle rencontre Serket. Elle s’immobilise soudainement, son visage se figeant dans une expression de malaise et de perplexité mêlés. Très lentement, son regard roule sur son épaule pour découvrir dans une inspiration liée à la surprise, ton anima, perché sur son épaule. Les nerfs de son cou se tendent et elle serre ses lèvres en déglutissant une simple fois. Un sourire maladroit se dessine sur ses lèvres qui trahissent pourtant son inconfort, alors qu’elle tâche de paraître la plus sereine possible.

« Aleksander. Il me semble. Et. Si je ne m’abuse… Que ton compagnon s’est… Potentiellement perdu. Permet-moi donc de te le rendre. Non pas que sa présence me soit réellement… Inconfortable. Mais, je préfère cependant… Focaliser mon attention sur la route. J’imagine que tu comprends. »

Elle étend son cou en sens inverse de Serket, alors que de ses doigts presque maladroits, elle tente de saisir la queue du scorpion pour le soulever, avec une certaine délicatesse, comme si elle s’y risquait, et le déplacer lentement dans les airs pour le déposer enfin sur ta cuisse. Elle te donne alors un sourire faussement serein, et exagérément étiré alors qu’elle sent enfin son corps commencer à se décrisper.

Finalement, une main rejoint le volant alors que de l’autre elle démarre. Le bruit de son moteur lui arrache un sourire immédiatement, alors qu’un frisson parcours longuement son échine ; elle se positionne correctement sur son siège, attend que Gregory ouvre le portail, et démarre habilement sans trop forcer son moteur pour prendre la route. Quand vous rejoignez une nationale, elle vérifie par réflexe son épaule et jette un regard dans ta direction avant de s’attarder sur son rétroviseur.

« La route est bien calme... » constate-t-elle dans un certain ennuie, remarquant qu’aucune voiture ne passait par ici pour lui donner un challenge… Quand une idée lui vient.

Un sourire malicieux étire lentement ses lèvres, et vient parfaire l’air taquin qui s’était immiscé sur son visage. Elle tourne sa face dans ta direction, mais reporte son attention brièvement et quelques fois sur la route.

« Je suis curieuse. A ton avis, à quel point penses-tu pouvoir me faire confiance ? » demande-t-elle dans une voix mielleuse, alors qu’un de ses sourcils s’arque et qu’on sent la voiture prendre progressivement de la vitesse... Le pied sur la pédale d’accélération, elle appuie lentement dessus, sans ne jamais le relever. Et contre toute attente, ce sont plutôt ses mains qui glissent doucement du volant, pour ne le tenir que du bout des ongles, avant de le lâcher complètement.
@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Ven 2 Nov - 0:05


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Il arque un sourcil, son sourire s’étire alors qu’il contemple son reflet mêlé au tien au travers de la vitre. Il entrouvre les lèvres, amusé de voir la surprise et une forme d’appréhension peindre ton visage lorsque tu manipules avec précaution ce qui lui servait d’Anima. Il incline son regard, et c’est lorsque l’animal est déposé sur sa cuisse, que son élu daigne tourner son regard vers le tien, un large sourire pour seul artifice à l’amusement qui l’avait gagné. Il laisse l’opprobre d’un rire franchir la barrière de ses lèvres et caresser l’air de la voiture d’un doux son cristallin. La légèreté avec laquelle ce simple son venait de sortir du plus profond de sa gorge le surprenait, et pourtant, il n’en réprimait pas l’ardeur. Il secoue la tête pour tenter de reprendre contenance, laissant le loisir à son Anima de remonter très lentement son bras et de se déposer sur son épaule comme il avait l’habitude de le faire.

Aleksander plissait les lèvres tout en dévisageant la route. Il inspire et inconsciemment serre les dents lorsque Serket, dans toute sa fierté lui énonçait en dissimulant une crainte justifiée :

- Certes, tu sembles avoir confiance… mais je te rappelle que je fais moins d’un centimètre et que la vitesse peut m’éjecter sur la vitre arrière où je décorerai les extrémités de mon corps décomposé.
- Tu exagères, Serket… accroche toi.
- Aleksander Volker, je te promets que si…


Il n’eut pas spécialement le temps d’énoncer les menaces colorées qu’il lui avait réserver. L’anima s’accroche à son élu comme si sa vie en dépendait réellement alors que le vénitien répondait à tes remarques avec un sourire franc. Il lève pourtant son bras et attrape avec dextérité la poignée lui permettant de garder un certain équilibre. La vitesse du véhicule pouvait lui procurer autant d’extase que d’appréhension, et même s’il savait que sa vie n’était pas en danger, le vertige que lui prodiguait le manque d’air et la compression de ce dernier au sein de ses poumons, étaient suffisant pour susciter un quelconque inconfort.

« - Si par confiance tu entends bien évidemment la connaissance que j’ai de tes capacités et le savoir indéniable qui m’indique que tu tiens à ta vie… alors oui. Je sais parfaitement que tu ne mettrais pas inutilement ta vie en danger, parce que tu aspires à plus grand. »

Il tourne son visage vers toi, inconsciemment sa main serre la poignée et Serket s’agrippe fortement. Le bras droit grimace sous la douleur lorsque Serket le pique par amertume. Avant de lui lancer un regard noir et de remonter ce même regard dans le tien.

« - Je doute que la mort à laquelle tu veux prétendre soit au volant de ta voiture dans un piètre accident de la route… alors… »

Un léger sourire, une lueur malicieuse et il se cambre pour murmurer avec une pointe d’amusement :

« - Oui, je te fais confiance. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. »


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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Lun 5 Nov - 20:43

Can you save my heavydirtysoul ?

Le pied immobile sur la pédale d’accélération, Aurore attend ta réponse. Un sourire dessine la partie de son visage qui t’es cachée, alors que son regard espiègle roule lentement dans ta direction. Elle retrousse son nez quand elle rehausse son menton, et soudainement, elle change ses vitesses dans des gestes brusques mais habiles, son pied s’écrasant complètement contre l’accélérateur.

« Ton avis seul m’intéressait… Fais passer le message. » avoue-t-elle en arquant un sourcil, alors qu’elle t’accorde un regard aussi narquois que la chute de sa phrase.

Elle slalome entre les voitures que vous croisez avec une aisance déroutante, attendant systématiquement le dernier moment pour doubler chacune d’entre elles. Le moteur de la Ferrari s’échauffe alors qu’elle le pousse à son maximum, connaissant très bien ses limites. Si elle possédait d’autres voiture, ce modèle était son préféré, il avait une valeur symbolique qui le rendait inestimable. C’était le premier volant qu’elle touchait aux côtés de Max, son père de substitution.

Au loin on aperçoit un tournant qui s’engouffre dans la forêt, et ses yeux se précisent pour détailler le chemin à distance. Elle ralentie progressivement alors qu’elle s’assure d’un regard que ton estomac est toujours accroché, sa main se posant sur ta cuisse pour la tapoter fièrement deux simples fois avant de se reposer sur le volant à nouveau.

« Je suis fier de toi. Ils vomissent tous la première fois. »

Elle emprunte le chemin lentement, pour éviter d’abîmer son par-choc avec la caillasse. La route sinueuse qui lui déplaît autant que le bruit des cailloux sous sa voiture, lui arrachent une expression d’agacement. Mais ce n’est rien en comparaison au barrage qui la force à s’arrêter. Plusieurs policiers et rangers bloquent le passage, et une femme et un homme s’approchent de vous en faisant signe à Aurore de descendre de la voiture. Elle se penche rapidement vers toi sans les quitter des yeux, marmonnant en essayant de ne pas trop bouger ses lèvres :

« Je m’en occupe. »

Quand elle descend de la Ferrari, elle n’est plus la même ; les manières qui l’avaient quitté la dernière heure reprennent surface, gratifiant son visage de sa théâtralité habituelle. Même son regard se fait plus charmeur et manipulateur.

« Madame ?
- Rosenwald, enchantée. » souffle-t-elle à l’égard de l’homme, bien que ce soit la femme qui lui demandait.

Mais la flic attrape sa main à la place de son collègue et cherche le regard d’Aurore du sien. Très vite, Aurore réalise son erreur, apercevant sur leur uniforme que la femme était plus haut gradé que son collègue. Elle déglutit alors et étend son cou pour retirer son inconfort, et balaye de son visage son précédent jeu d’acteur pour enfin accorder une attention à son interlocutrice.

« Je vais vous demander de faire demi-tour. La route est bloquée jusqu'à nouvel ordre. »
@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Sam 10 Nov - 23:45


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L’adrénaline inondait ses veines et ne cessait d’instiller des cristaux d’euphorie, ne cessant de serpenter sous la peau comme un doux poison auquel il cédait volontiers les dernières réserves de sa lucidité. Ses céruléennes, parées d’un nouvel éclat, contemplait la route et le décor fastueux des voitures dont l’ombre se dissipait et se dissolvait sous la vitesse de ton véhicule, réduisant à néant leur existence. Un léger sourire étire la commissure de ses lèvres lorsqu’il entend les jérémiades de son Anima, indigné de voir si peu de révolte dans le regard de son compagnon de fortune.

Il mord sa lèvre inférieure et sa main serre à nouveau la poignée lui permettant de garder un certain équilibre, lorsqu’il tourne son regard vers le tien, dans une élégance surannée, il relève le menton et murmure à voix basse :

« - Si tu n’avais pas le volant entre tes doigts, sache que je t’aurai fait payer ton geste. »

Un léger rire lui échappe, n’enlevant en rien le sérieux de son avertissement. Le son cristallin emplissait l’habitacle d’une torpeur qui lui était propre. Il ne pouvait réellement t’en vouloir, les sentiments qu’il éprouvait au sein de cette voiture étaient nouveaux. Il s’autorisait enfin à laisser quelques émotions pénétrer sa chair et mordre son âme, la charmant de mille complaisances jusqu’à l’en déchirer. La vie est une courte distance entre deux vides. On passe parfois des années à tenter de la remplir, des années de plus pour essayer de l’étirer jusqu’à la rupture… et c’est devant l’autel de notre existence que nous nous rendons compte, fort malheureusement pour nous, que l’on passe plus de temps à essayer d’allonger notre vie que de la vivre. L’homme passe sa vie à craindre la mort, et il meurt sans avoir vécu. L’effroi et le sang qui bouillonnent sous la peur et l’excitation, rendait au blasphème d’une telle espérance, un goût exquis d’insolence.

Il fronce finalement les sourcils en dévisageant les policiers. Il fronce les sourcils et dépose son coude sur la portière tout en venant masser le haut de son nez, les yeux fermés.

- Tu vas la laisser galérer encore longtemps ?
- Elle l’a bien cherché.
- Je te rappelle que j’ai été le plus lésé dans l’histoire, alors tu vas bouger ton auguste fessier de ton siège et tu vas m’utiliser pour une fois.
- T’es le premier être qui désire être utilisé, sache-le.


Il finit par soupirer et sort de la voiture, s’armant de son seul sourire tout en se rapprochant de la joyeuse petite troupe. Il te fixe et sa langue passe sur sa lèvre inférieure, il comprit rapidement la situation. Il se rapproche de l’officier et plonge son regard dans le sien, un sourire franc et enjôleur… il pourrait aisément la charmer et obtenir ses faveurs, mais il devait faire vite. Pour cela, il se voyait contraint d’activer sa capacité. Ses iris se rétractent alors, une légère attraction semblait finalement lier les deux êtres lorsque d’une voix rauque et suave, il lui susurre :

« - Il n’y a vraiment pas moyen de transgresser un peu les règles ? J’ai un rendez-vous important… et le manquer me mettrait dans une position inconfortable. Je sais parfaitement, vu votre profession, que vous voyez de quoi je parle. ~ »

Il ne mentait qu’à demi-mots. Il mettait un point d’honneur à déguiser ses mots sans pour autant les pourvoir d’une volonté de tromper.

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Lun 12 Nov - 19:47

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Entre ses doigts agités, elle tient maladroitement son médaillon, qu’elle garde habituellement caché dans son bustier. La veuve noire à son cou est ornée d’une gemme de rubis, qui scintille d’éclats flamboyants, sous les rayons sauvages qui s’infiltrent au travers les branchages d’une forêt naissante. Quand son regard roule dans ta direction avec une lenteur exagérée, et lui permet d’assister à une opportunité inespérée de voir une de tes compétences mise à exécution, elle semble déstabilisée. Et prise d’une pudeur qu’elle ne saurait expliquer, son regard dévie rapidement pour fuir cette vision.

« J’imagine que… J’imagine que je peux vous laisser continuer. Mais votre voiture ne saurait se frayer un chemin sans vous forcer à faire demi-tour. Une partie de la montagne s’est écroulée sur la voie, causant un accident au passage. »

Aurore tourne immédiatement son visage vers votre interlocutrice, un sourcil arqué dans un air insurgé, qui lui fait presque oublier la gêne qu’elle aurait pu ressentir plus tôt. Elle range sans plus attendre le bijou qu’elle tenait précieusement entre ses doigts, alors que son épaule passe devant la tienne pour faire face à la femme, qui semble décontenancée par la contrainte à laquelle elle avait été soumise. On pourrait croire qu’elle peine à se remettre d’émotions incertaines, toutes plus répugnantes les unes que les autres aux yeux de la potentielle. Et même si  Aurore vient de se mettre en travers de votre chemin, la femme semble plus attiré par l’idée de te regarder plutôt qu’elle. C’est donc prise d’un élan de rage qui trouve naissance dans l’impatience et la frustration qui grondent en son sein, qu’elle dresse sa main devant son visage boursouflé et claque des doigts en la fixant d’un air agacé.

« Hey, honey, c’est par ici que ça se passe. Alors tu vas te remettre de tes émotions et m’assurer que tes hommes auront déblayé le passage avant la fin de la journée.
- N-non, je ne crois vraiment pas, balbutie la flic, avant de regarder Aurore et de soudainement froncer les sourcils, comme si sa simple vue venait de lui rendre ses esprits. Mais t’es qui toi au juste ?
- Oh. Tu ne crois pas... »

Le visage d’Aurore se recule dans une expression offusquée à la chute de sa phrase, ses sourcils se dressant alors qu’elle éclate d’un rire jaune. Elle tourne finalement son visage vers toi, pour s’esclaffer de plus belle, comme si ses nerfs relâchaient une pression qu’elle contenait depuis trop longtemps. Mais son rire finit bien par ralentir et elle écrase une main sur le côté droit de son visage en fermant les yeux. Un dernier son s’échappe de ses lèvres, avant qu’une mine résignée ne prenne place sur son visage éreinté. Elle inspire profondément par ses narines alors qu’elle redresse ses jambes l'une après l'autre pour retirer ses talons.

« Comme si savoir à quelle engeance j’appartiens pouvait sauver notre temps et soulever ces rochers de la route... » ajoute-t-elle pour elle-même, soulignant la stupidité de la question tout en ouvrant sa portière arrière pour attraper une paire de chaussure plus adaptée.

Elle les enfile dans des gestes rapides et brouillons avant de claquer la portière pour finalement contourner le véhicule et arriver à ta hauteur. Elle arque un sourcil et te regarde enfin, de ses yeux insouciants, et de sa bouche formée d'une expression espiègle, elle lance :

« Dois-je vous accorder à tous les deux une petite demi-heure ou ce ne sera pas nécessaire ? »
@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Mar 13 Nov - 22:58


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Well I know there can come fire from the sky to refine the purest of kings and even though I know this fire brings me pain

Ses perles d’un azur profond contemplent la délicatesse des iris de son interlocutrice. Il descend lentement son regard sur ses lèvres, et esquisse un léger sourire enjôleur. Le charme semblait opérer, malgré l’infructuosité de la démarche. Il entrouvre alors ses lèvres, et dans un geste minutieux, passa sa langue sur sa lippe supérieure tout en redressant son visage. Faisant face au spectre de bons sentiments que l’officier semblait vouloir lui offrir. Il n’y avait aucune satisfaction dans son regard, si ce n’était l’étrange mélancolie qu’on pouvait voir s’y immiscer l’espace de quelques secondes. Contraindre les humains par des charmes non naturels, n’était pas équitable et il en avait conscience. Il détestait avoir recours à de tels moyens pour obtenir ce qu’il voulait… davantage quand ce qu’il désirait n’avait pas plus de crédit à ses yeux que l’outil employé. Il lui dérobait son libre-arbitre et trichait avec la vie, il s’attendait à ce que cette dernière triche à son tour. Tout semblait se dérouler au ralenti, sa concentration était exacerbée par sa capacité activée, son cœur battait très lentement et son assurance n’était pas feinte ni artificielle, que du contraire.

Et soudainement, le néant lui ouvre ses bras. Ta chevelure, flamboyante, s’impose à sa vue et il se recule d’un pas par réflexe. Il crispe instinctivement la mâchoire et fronce les sourcils. Un fin grognement lui écorcha les lèvres, non par impuissance ou simple frustration du mâle mis sur la touche. Uniquement parce que tu venais de bafouer une équité qu’il avait lui-même lésé en s’abaissant à un tel stratagème. Le pire dans tout cela, c’est qu’il l’avait fait pour te sortir de ton inconfort et que le regret, palpable, effleurait presque sa conscience.

Il ravale sa salive et ne t’accorde pas un seul regard avant de se rapprocher de la policière et de souffler, dans un sourire forcé, mais non dénué de charme :

« - Veuillez excusez mon accompagnatrice. Il semblerait qu’elle soit indisposée et particulièrement agitée ces derniers temps. »

Il incline son regard et se rapproche davantage, le charme avait été rompu, pourtant l’attraction avait laissé quelques résidus d’attirance. Il humecte ses lèvres et lâche un léger rire cristallin en ajoutant :

« - Je vous remercie pour le temps que vous m’avec accordé, et j’espère pouvoir vous rencontrer dans de meilleures conditions. »

Il se retourne, sans un regard pour cette femme dont il oublierait le visage comme toutes les autres. Le baume que l’on couchait volontiers sur les plaies, les dissimulait sans en guérir l’offense. Il avait franchi les limites de son esprit pour abuser de sa confiance, et bien qu’il ait voulu y poser un voile de respect pour amoindrir la fracture lors de la descente aux enfers, tu t’étais octroyé le droit de tout anéantir. Il attrape son sac dans la voiture et Serket en profite pour entrer dans la poche de sa veste.

- Al… Elle.
- Pas un mot.
- Elle ne…
- Silence.


Il fronce les sourcils, son sourire disparaissait au même rythme que les silhouettes derrière lui, il ne t’accorda pas une seule fois une œillade. Sa colère ne trouvait pas de terreau assez fertile pour exploser et t’être dirigée, il préférait donc se terrer dans un mutisme confortable. S’évitant soigneusement de t’approcher.

Ses pas le menèrent rapidement à l’endroit de l’accident, et aucun spectre d’émotion ne semblait transparaître sur son faciès. Seule l’indifférence épousait ses traits avec une légèreté déconcertante.


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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Mer 14 Nov - 22:32

Can you save my heavydirtysoul ?

C’était la victoire du souffle céleste contre les flammes des Enfers, laissant derrière elle les vestiges d’un royaume déchu. Immobile, elle assiste impuissante à la scène qui se déroule devant ses yeux. Son visage reste droit, mais son regard suit ta silhouette méticuleusement, avant de la lâcher quand elle aurait été forcée de tourner sa tête. Elle roule des yeux jusqu’à sa voiture, et impassible, elle finit par imiter tes gestes et récupérer ses affaires. Quand elle ferme son coffre, son menton se redresse pour qu’elle puisse jauger la distance qui vous sépare, et constater avec amertume que tu avais pris déjà beaucoup d’avance. Quand elle inspire profondément par ses narines, elle secoue son visage en même temps et laisse l’air enivrer rapidement ses organes pour calmer le feu naissant qui pourrait démolir définitivement les ruines du sinistre, mais le résultat n’est que très peu concluant puisqu’elle sent ses joues se réchauffer.

« ALEKSANDER. » s’écrit-elle à distance avant de pester plus bas son mécontentement.

Aurore baisse son regard vers ses talons qui, bien que plus court que les précédents, ne lui font pas gagner grand-chose en praticité. Elle relève le regard vers le ciel, comme pour communiquer son mépris à un Dieu en lequel elle ne croit pas, avant d’enfin essayer de te rattraper. Mais plus elle semble s’avancer, plus tu sembles t’éloigner. Pourtant elle ne se décourage pas, jusqu’à ce que son talon s’enfonce dans les graviers et rendent son prochain pas plus difficile.

« C’est inadmissible de ne pas avoir d’assurance tous risque à la Confrérie. Je vais finir ruinée avant la chute de l’Alliance. »

Elle grimace en regardant sa chaussure pour s’assurer que les dégâts ne sont pas très graves, avant de relever le visage vers toi pour ensuite suivre ton regard vers l’accident. Aurore hausse soudainement les sourcils et ses lèvres se rejoignent en leur centre alors qu’elle mesure les dégâts, et que dans un son qui naît et meurt dans sa gorge, elle conclue sa réflexion en plissant ses lèvres vers le bas.

« Ce n’est toujours pas suffisant pour excuser le retard qu’ils nous causent. »

En réalité, c’est à peine si elle se rend compte des mots qui franchissent la barrière de ses lèvres ; la seule chose qu’elle saisit c’est son besoin pressant de s’exprimer, de se libérer de l’inconfort que cause ce silence et dans lequel pourrait naître une certaine forme de culpabilité. Mais ton mutisme et le calme qui en découle l’empêche de fuir ses pensées. Elle sent une boule s’infiltrer dans sa gorge et prendre davantage de place jusqu’à la forcer à inspirer une grande bouffée d’air frais pour satisfaire ses poumons.

« Aleksander. » essaie-t-elle une première fois, alors qu’elle s’arrête dans sa démarche et que ses épaules s’affaissent. Mais prise d’impatience et rattrapée par son instinct salvateur, elle foule rapidement la distance qui vous sépare et jette son sac devant tes pieds pour t’arrêter dans ta course. « J’hésite. Mon cœur balance entre donner victorieux ta violence ou bien ton indifférence. Je dois t’avouer que le combat est serré. Peut-être que tu devrais me rappeler la saveur de ta brutalité pour que je puisse les départager. »
@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Hier à 20:50


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Il avait déjà commencé à revêtir son masque d’impassibilité, le visage orné d’une expression dénuée de sentiments. Serket n’osait pas interrompre le silence que son ami de fortune tentait d’imposer, et pourtant, son nom résonnait dans l’air et chaque arbre en portait l’écho. Il ralentit la cadence de ses pas progressivement et sa mâchoire se contracte instinctivement. Il n’utilisait pas sa capacité pour refouler ses états d’âmes, encore moins pour étouffer le sentiment de culpabilité qui assombrissait ses pensées. Il relève son menton et inspire profondément pour reprendre son calme, bien décidé à affronter le torrent qu’il venait de susciter. Il murmure alors du bout de ses lèvres, sans se retourner pour t’accorder l’aumône d’un regard :

« - J’ai toujours mis un point d’honneur à n’utiliser mes capacités qu’en cas d’extrême nécessité. Surtout contre des humains. » Il fronce les sourcils, ses céruléennes se perdant sur le paysage qui s’effaçait sous son regard d’acier. Il n’y apportait qu’un goût amer de révulsion. Et son esprit prenait un plaisir légitime à le torturer… usant de sentiments qu’il fuyait plus souvent que sa propre vie. Il passe sa main sur son visage pour reprendre contenance et se retourner vers toi, il aurait bien voulu te lancer un regard courroucé, hausser le ton et te déverser toute la colère et la tristesse mêlées. Mais son corps refusait de traduire ses tourments, et c’est un sourire déchirant qui pris place sur ses traits.

« - Ce n’était pas nécessaire aujourd’hui… et je l’ai fait… et… le plus risible dans tout cela… » Il émet un léger rire éraillé avant de plisser les lèvres et d’hausser les épaules tout en haussant les sourcils. « - C’est que le sacrifice de mes propres valeurs a été vain parce que ton besoin de reconnaissance a été lésé. »

Il plisse le front et son regard s’éteint. L’acier du bleu de ses prunelles devient presque atemporel et dénué de toute sa couleur. Il remonte son regard dans le tien et murmure à nouveau du bout de ses lèvres, dans un nouveau sourire énigmatique :

« - Alors non. Ne me demande pas de céder encore une fois à la violence pour satisfaire tes caprices et rendre plus léger ton inconfort. Je vais me contenter de mener à bien cette mission, et tu devrais en faire de même. Je demanderai à mon retour que tu sois affectée à un autre service que le mien, même si pour cela tu dois prendre le contrôle de toute une aile de la Confrérie. »

Il humecte ses lèvres et incline son regard tout en soufflant avec ironie : « - Tu as ce que tu voulais ? Très bien. » Il passe ses dents sur sa lèvre inférieure et finit par se retourner pour reprendre sa marche. Il ne comprenait pas encore l’affect qui l’inondait, ni même le langage des émotions qui se livraient un combat en son sein. Serket se déplace jusqu’à son épaule et revêt son voile carmin à l’effigie de la puissance de ses sentiments, probablement frustré de ne pouvoir apaiser les tourments de son ami. L’esprit lui étant à nouveau bloqué, l’impuissance le gagnait. Il ne pouvait pas savoir ce que Aleksander pensait réellement à l’instant, et pour la première fois depuis des siècles, il ressentit de la peine.


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