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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Lun 3 Sep - 22:11

Can you save my heavydirtysoul ?

Cet Idéal qui vous empoigne et vous serre, qui vous étouffe de ses doigts crochus jusqu’à vous briser. Malin et manipulateur, c’est un marionnettiste terroriste qui se déguise en lin blanc, pour satisfaire les malvoyants et leur faire croire à la descente des Dieux sur Terre. « Ils ne sont pas morts, ils ne nous ont pas abandonné. » Idiots égocentriques. Ils ont réellement cru qu’ils faisaient parti de l’élite, ils ont imaginé et peint un monde dans lequel ils étaient les rois. Comme des milliers de termites qui rongent le bois de la création… Ils se sont servi de leur nombre pour faire triompher cet Idéal, qui ne porte rien de sa définition. Vulgaire invention du faible sur le fort. La soit disant justice. Plutôt instinct grégaire.

Aurore approche ses doigts désarticulés de son visage, qu’elle frôle de ses griffes acérés, pour finalement coincer entre ses lèvres charnues le filtre de sa cigarette déjà bien entamée. Dans son regard, un voile noir, dû à son absence. Elle s’était encore perdue dans les mélodrames de sa pensée, qu’elle leur accordait trop aisément.

La porte qui s’ouvre la ramène à la réalité. Elle voit se dessiner la silhouette d’un homme qu’elle ne connaît que trop bien, et qui vient sans doute récupérer son bureau. Lex étant absent, tu étais aux commandes. Et si Aurore ne saurait désobéir directement à la volonté de son supérieur, sa venue ici, son placement et sa position, sont provocation.

« Je t’attendais. » ose-t-elle faire croire, bien que sa présence est clairement d’un autre ordre.

Elle pince le mégot contre son index avec son pouce, l'éloigne de son visage pour mieux jauger ce qu'il en reste, et dans un ultime geste qui prouve sa rancoeur, elle l'écrase contre le bois massif en ignorant le cendrier sur sa droite. Ses yeux noisettes roulent lentement dans ta direction, pendant qu'elle expluse avec dédain la cigarette sur la moquette. Tout est dans le regard, les gestes, l'attitude. Sa bouche n'ose que rarement l'affront. On lui a appris qu'une véritable femme ne doit pas avoir besoin de parler pour exprimer ses sentiments, elle doit les vivre et les transpirer, les transmettre aux passifs et les imposer aux féroces. Mais elle fini bien par cesser son comportement factieux pour te laisser la place sur le siège qui t'appartient provisoirement. L'arrogance quitte son visage, et n'hésitant pas à s'arrêter près de ta personne un bref instant, elle finit par rejoindre le siège en face du tiens.

« Les efforts de Joy sont adorables, mais clairement insuffisants. A cette vitesse, et si on ne frappe pas bientôt, ils ne prendront plus notre menace au sérieux et nous serons ridiculisés. » force-t-elle, sans chercher à savoir si son avis importe. « Que tu sois responsable ou non, je doute que Lex n'apprécie. »

@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Mar 4 Sep - 0:27


Can you save my heavydirtysoul ?




Well I know there can come fire from the sky to refine the purest of kings and even though I know this fire brings me pain

Terrible est l’affront porté à la dignité d’un roi qui n’a demandé aucune couronne. Habitué à ne diriger que sa haine depuis des années, il ne s’était pas attendu à recevoir la totalité de la Confrérie sous son contrôle, même pour quelques jours. Il n’était pas dupe au point de croire que cette promotion provisoire n’attiserait pas l’indignation de quelques fidèles. C’est donc sans surprise qu’il t’aperçoit dans son bureau, à la place que tu convoitais très certainement. Un sourire ironique se serait insidieusement glissé à la commissure de ses lèvres, si ton insolence n’avait pas avorté tout amusement. Ses céruléennes s’attardent alors sur tes courbes et tes gestes sans prêter attention aux éclats fastueux et désespérés de ton orgueil. Il entrouvre les lèvres et relève doucement son regard dans le tien, hausse un sourcil et attend patiemment la fin de cette charmante comédie.  Lorsque tu daignes enfin bouger de « son » siège, il pose très lentement sa main sur le chambranle de la porte, la gardant ainsi ouverte. Un fin sourire narquois étire ses traits, d’une douceur feinte et indescriptible.

« - Sois assurée qu’une fois que tu auras ravaler ton insolence et tes caprices de petite fille en manque de reconnaissance, j’écouterai ce que tu as à dire au sujet de la Confrérie. En attendant, bouge de ce bureau. » Il accompagne alors ses paroles d’un geste leste du bras en direction de la sortie.

Son sourire se dérobe, et c’est à présent ses prunelles qui reflètent toute l’autorité de ses paroles. Son ton n’était ni froid ni chaleureux, il y avait une sorte d’indifférence qui se creusait sur ses traits et rendait à sa voix, toute la nonchalance dont il pouvait faire preuve. Coutumier de tes provocations, il aurait répondu avec sarcasme et se serait prêté au jeu de railleries avec exaltation. Cependant, il était question de son autorité aujourd’hui, et du respect que tu lui devais. Non seulement à lui, étant ton supérieur hiérarchique, mais aussi à Lex, dont la décision était sans appel et ne permettait aucune objection. Il hausse finalement les sourcils, attendant que tu daignes bouger de ton siège et accède à sa demande. Pour te faire rapidement comprendre qu’il ne plaisantait pas, il ajoute calmement, non sans une pointe d’ironie :

« - Oh, j’oubliais les bonnes manières. Aurais-tu l’obligeance de soulever ton auguste derrière et d’aller quérir un adulte avec lequel je puisse avoir une véritable conversation ? »

Il incline son regard, se faisant violence pour ne pas sourire de satisfaction, imaginant fort bien l’affront qu’il venait de porter à ta fierté déjà bien reluisante. Un scorpion rouge, minuscule et à peine visible se faufile alors sur son épaule, appuyant davantage l’ordre qu’il venait de te donner. Il ne sentait même plus sa présence, tant la communion qui les liait ne conférait aux deux corps, qu’une seule et même entité. Il avait conscience que les capacités de Joy étaient limitées, qu’importe les entrainements intensifs qu’elle suivait. Il allait devoir changer de méthode. Malgré la menace qui plane sur la crédibilité de votre première offensive, il ne comptait pas se précipiter. Il allait attendre patiemment que tous les pions se mettent en place, de parfaire les derniers rouages avant d’enclencher la mécanique, minutieusement mise en place durant ces dernières années.

- Tu devrais lui dire, Al.
- Elle s’en rendra bien compte par elle-même, lorsque sa raison surpassera son avarice.


Serket semblait vouloir participer à cet échange pour le moins houleux, c’était sans compter la détermination du vénitien, qui tenait à gagner seul ce premier bras de fer en tant que « dirigeant ».


Legendary

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Ven 7 Sep - 0:42

Can you save my heavydirtysoul ?

L’ordre qui siffle l’air et tord l’atmosphère rend cet instant pénible. La gorge se serre, l’oxygène se fait plus rare dans ces veines étroites, les poumons sont saisit par la main d’une autorité naturelle et poignante, dans un doux supplice qui est accordé en ce cas d’affront. L’empereur sélectionne ses fidèles qui consentent toujours à lui obéir. Nul n’est soumis à son autorité s’il ne le désire pas ardemment. Et l’Homme, bête de troupeau, n’a jamais aucun autre souhait que celui d’être dirigé par un mouton à qui le déguisement de berger sied comme la peau sur les os.

Un sourire tremblant dessine sa bouche meurtrit par la frustration, l’ongle de son pouce racle sous les autres, comme pour tenter d’y déterrer le mal qui la ronge, et ses yeux naturellement teintés d’un noisette éclatant brunissent progressivement. Mais aucune de ces tentatives dictées par son corps plus que par son esprit ne suffisent à calmer ses états d’âmes, c’est donc dans un roulement de visage en direction d’une de ses épaules, qu’elle s’autorise un rire cristallin en exutoire. Mais ce rire ne saurait durer, pour ne pas frôler l’indécence, bien qu’on ressent de façon très palpable qu’il n’est pas la résultante d’un amusement quelconque mais bien d’une frustration, plus que présente en son sein. Elle fixe le sujet de son mal, qu’elle dévisage avec une amertume évidente. Mais le diable lui-même ne saurait la convaincre de lui dévoiler plus longtemps ses sentiments, alors elle s’assagit, malgré elle, pour son propre bien mais surtout pour celui de son ego dangereusement blessé.

« Qu’il en soit ainsi si tel est votre désir. » ose sa bouche qui ne voulait plus rester muette. « Je me questionne cependant. »

Elle pose sa main sur son accoudoir et se redresse avec souplesse. Les pas lestes qui accompagnent sa silhouette élégante lui concèdent une grâce qu’on ne peut décemment lui retirer. Elle se déplace aisément jusqu’à toi, non sans ignorer le scorpion qui se faufile sur ta personne comme si vous ne faisiez qu’un, et qu’il ne s’agissait que d’un membre supplémentaire. Serket était, à l’instar des autres animas, mais bien plus encore, une entité respectée de la communauté des élus et sa présence ne faisait qu’appuyer ton autorité naturelle. Pourtant, elle ose s’avancer jusqu’à toi, pour ne laisser qu’un léger écart entre vos deux corps.

« Depuis quand asseoir ton pouvoir sur les tiens dépasse les intérêts de la Confrérie ? Est-ce seulement moi qui aie gagné autant d’importance à tes yeux ou serait-ce tes idéaux qui se meurent ? »

Le regard qu’elle force dans le tiens est sans doute plus prônant que ses mots. La danse s’était arrêtée et le sérieux était devenue la clé de votre échange. Elle s’était toujours révélée être un stratège indéniable, et ses atouts n’étaient qu’évidence ; mais malgré ça, Lex n’avait jamais donné du poids à sa parole, du moins jamais en face, sûrement dans la crainte de lui accorder une importance qui lui donnerait les moyens pour agir avec stupidité et précipitation. Mais un sentiment profond, peut-être trompeur, lui susurrait qu’elle saurait sûrement faire entendre sa voix auprès d’un homme averti et transcendant comme toi. Elle sait que les peurs ne t’atteignent pas de la même façon que les autres, et s’imagine avec le plaisir qui en découle que tu saurais prendre le risque qu’elle représente, quelque soit la raison que te pousserait à le faire.

Aurore sourit finalement, et son visage s’apaise et se libère de tous les sous-entendus qu’elle aurait osé exprimer en silence. La face qu’elle arbore est sujette au contrôle qu’elle oblige à ses traits. Les émotions qui défilent et s’enchaînent sont d’ailleurs un indice de leur superficialité.

« Laissons donc ces échanges musclés aux ignares et aux incompétents… Joignons nos forces dans cet affrontement, et je saurais tenir en laisse mes démons, si tu autorises ma présence à tes côtés. »

@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Sam 8 Sep - 18:03


Can you save my heavydirtysoul ?




Well I know there can come fire from the sky to refine the purest of kings and even though I know this fire brings me pain

L’atmosphère revêt sa cape d’amertume et impose à ses clients, une tension palpable qu’il semblait diriger avec délectation. Serket, dont la robe flamboyante contrastait avec l’ambiance, t’accorde un bref regard avant de s’avachir sur l’épaule de son compagnon. Aleksander redresse ses céruléennes ternies par le temps dans tes onyx. Un léger sourire sarcastique s’éprend de ses traits et offre à son expression une magnificence teinte de suprématie. Un inconnu jugerait son expression et lui trouverait un air de mépris, quelque chose de dédaigneux qu’il exécrait et qu’il tentait simplement de purger en l’offrant à qui avait l’audace de défier son autorité. Il ne pouvait que leur concéder cette impression, et s’offrir le luxe d’écraser quiconque l’empêcherait de réaliser ses objectifs.

Il redresse son menton lorsque tu te glisses jusqu’à lui, son regard se plisse et il baisse ses yeux dans les tiens. Serket se redresse par réflexe.

-Al.
-C’est bon. Je gère.


Il hausse très lentement les sourcils et t’offre son plus beau sourire. Le charme naturel de ses traits n’a aucunement besoin de la capacité que pouvait lui conférer son anima. Il se cambre alors très lentement, sa main s’attardant sur la porte pour la garder ouverte et l’utiliser en guise d’appui, il te murmure alors délicatement, son souffle caressant tes lèvres :

« - Le simple fait que tu prennes ma demande pour un affront personnel, souligne ton inaptitude à diriger. Mes intérêts sont tout entiers dirigés vers la Confrérie, et si tu ne peux comprendre que ton comportement n’est pas bénéfique pour nos affaires… je te suggère de t’étouffer avec ton orgueil et d’aller quérir un semblant de dignité chez quelqu’un qui voudra bien agiter la queue à chacun de tes caprices. »

Ses yeux descendent pour te contempler de bas en haut, à la recherche d’une réaction mature et respectable. Il cesse sa quête promptement et se détourne de ta personne, jugeant qu’il t’avait assez accordé de son temps. Il rejoint alors le bureau, non sans pousser un léger soupire. Il s’installe sur le siège de son bureau et t’accorde cette fois-ci un sourire franc.

« - Je suis content de voir que nos objectifs convergent et que je ne serai pas forcé de te tenir en laisse. »

- Aleksander !
- Elle l’a cherché.
- De vrais enfants.


Il fronce les sourcils, sujet à une réprimande mentale, il finit par relever sa main et t’inviter à prendre place dans un geste dépourvu de dynamisme. Il passe sa main sur ses yeux et les frotte machinalement. Il était prêt à entendre tes conseils, quels qu’ils soient. C’était toujours mieux que d’entendre geindre l’un ou l’autre membre.

« - Prends garde à ne pas trop espérer. Quand les illusions s’effacent devant la réalité, on tombe souvent de haut. »

Et cette fois-ci, aucun cynisme ne prend place sur ses lèvres. Aucun mépris, il t’accordait une vérité toute de transparence. Serket, approuvant cette réplique pour le moins inopinée, s’affaisse et troque son voile carmin pour l’ébène discret qui allégeait presque instantanément l’atmosphère. Il avait troqué momentanément son image de dirigeant pour celle de l’ami. Son conseil n’était pas à prendre à la légère.

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Lun 10 Sep - 15:17

Can you save my heavydirtysoul ?

Aurore assiste à ce numéro avec un calme trompeur, car si la face est froide, ses organes sont le contraire : ses poumons réchauffent l’air qui s’extirpe de ses narines et son cœur expulse un sang bouillant dans ses muscles. Elle ne bat pas des cils, trop entêtée pour rompre le jeu des regards, ne serait-ce que pendant une misérable fraction de seconde. Elle pourrait t’interrompre, t’empêcher de profaner un mot de plus à son égard, mais elle te laisse terminer, préférant davantage porter un air intouchable. Mais quand tu t’éloignes, la pression que ses organes exerçaient entre eux se libère, l’air se fait moins rare et elle peut retrouver l’aisance qu’elle arbore en dehors de cette proximité écrasante, lui permettant ainsi un sourire à nouveau taquin.

« Il va te falloir choisir Aleksander. Me laisser m’étouffer ou te sentir forcé de me tenir en laisse. L’un ou l’autre n’est pas motivé par la même ambition… Quoi que. »

Un sourire se dessine sournoisement sur ses lèvres à ta dernière réplique et son regard s’intensifie. Elle ne s’est pas encore retournée, et permet donc à ses traits les émotions que suscitaient ta phrase. Mais quand elle pivote sur elle-même, elle n’est plus qu’un ensemble assez hautain et distant. Elle s’avance jusqu’au siège qui te fait face et le contourne habilement sans pour autant s’y installer. La potentielle préfère davantage poser sa main sur le dossier et s’en servir en appuie, afin de rester debout. Le scorpion ne devient plus qu’une ombre qu’elle fixe délicatement avant de rouler ses yeux pour rencontrer ton regard, qu’elle ne tient que pourtant qu’un vif instant, délibérément. Si pendant les échanges de force elle se voulait insistante, le reste du temps, elle était volontairement fuyante.

« Je suis assez légère pour que ma chute ne me cause aucun mal. Mais ton inquiétude me touche, Aleks. »

Elle contourne le siège sur lequel elle se tenait et passe devant lui pour être tout de même face à toi. Elle pose ses mains sur le bureau et se penche pour te regarder avec des yeux redevenus sérieux.

« Laisse-moi infiltrer l’Alliance. »

Si Aurore sait se faire languir quand on ne le souhaite pas, elle sait répondre quand on ne s’y attends pas. La question serait sans doute survenue dans la conversation future, mais elle n’avait pas cherché à la laisser arriver et l’avait devancé sans précédent.

« Tu ne peux pas te permettre de refuser, Aleksander. J’ai des informations qui compromettent le déroulement du plan, mais elles ne sont pas assez complètes pour que l’on puisse savoir quels pions ont été avancés par les alliés. »

La potentielle de l’araignée, à l’instar de sa veuve noire, glisse sa main sur le bureau, une griffe par une griffe, jusqu’à s’arrêter près de ta main, qu’elle ne touche pas, qu’elle ne frôle même pas. Elle empoigne ton regard dans le sien, d’un vert impérial mais ironiquement suppliant. Elle change de tactique. Comme toujours. Elle jongle d’une face à l’autre, porte un voile différent à chaque approche, et perd son interlocuteur dans ses intentions. Si elle paraît toujours fausse, on ne peut pas distinguer quand elle l’est réellement. Et c’est là son principal pouvoir.

« Je suis ton plus grand atout.
Prends le risque de me jouer.
»

@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Lun 10 Sep - 22:40


Can you save my heavydirtysoul ?




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Et il contemple sans grande attention, la parade fastueuse à laquelle tu t’adonnes. Accueillant avec un calme olympien et surprenant, les douces facéties que tu daignes bien vouloir lui offrir en guise de mise en scène. Son menton se redresse, ses mains se déposent lentement sur le bureau en chêne fraichement ciré. Il incline son regard et attend patiemment la fin de cette cérémonie théâtrale. Au travers de cette dernière, il comprenait progressivement que, peu importe ce que tu pouvais lui dire ou ce que tu pouvais faire… la confiance offerte à un être aussi vile et manipulateur que tu pouvais l’être, était à jamais teinte d’opprobre et de damnation. Quiconque s'autorisait cette audace, devrait en payer le lourd tribut. Il sent ses muscles se crisper lorsque tes doigts s’attardent à proximité de sa main. Pourtant, pas une seule seconde, son regard n’a quitté le tien. Alors que tu fuyais la confrontation de vos iris et osais la provocation gestuelle, il s’attardait à sonder tes plus profondes aspirations et motivations sans pour autant trouver de réelle réponse.

Ses prunelles s’agrandissent sous la surprise, mais il ne cède pas à cette émotion, le lourd fléau de sa consternation. Il fronce les sourcils et un sourire sardonique étire ses lèvres, Serket se redresse. Bien trop rapidement à découvert, il saute sur le bureau et prend une teinte d’un rouge flamboyant, dont le rubis porteur du poids de sa colère, contrastait avec la peau diaphane que tu possédais. Probablement frustré de ressentir l'esprit fermé de son ami, qui loin de vouloir lui accorder la parole venait à ignorer ses conseils. La main d’Aleksander se rapproche de la tienne, il la frôle sans la toucher et la glisse sur le bois moderne qui constituait le bureau. Il émet alors un rire presque rocailleux sous la surprise de son anima, habitué à plus d’excès et d’impulsivité de la part de son camarade.

« - Et Lex qui me disait que tu n’avais pas d’humour. »

Son sourire s’étire, s’amplifie, et c’est un véritable éclat de rire qui le prend. Il se cambre alors légèrement pour faciliter la traversée de ce son cristallin, pourtant naturel chez les hommes de sa condition. Il passe, pour souligner sa provocation et apporter une dernière offense à ta crédibilité, sa main contre son cœur et se met à reprendre sa respiration. Remontant très légèrement son visage vers le tien. Debout, penché, et à présent appuyé sur le bureau à l’image même de ta position, en parfait miroir qu’il était, il se rapproche et son sourire… enjôleur et manipulateur t’offre son plus bel éclat avant que ses doigts ne daignent agripper ton poignet et le serrer, le relevant et le tirant vers lui pour rapprocher ton visage du sien, lorsqu’il te siffle avec une amertume contrôlée :

« - Avise-toi de me menacer encore une seule fois, et je t’assure que j’arrache la langue de ta bouche pleine de bave. Je ne sais pas comment Lex gérait tes petits déboires. Mais sache que je n’ai pas la prétention d’égaler son autorité, et si je dois utiliser la force pour te faire entendre raison… » Il rapproche ses lèvres des tiennes et baisse ses iris dans les tiennes. Inspirant longuement avant d’ajouter du bout des lèvres, dans une nonchalance surprenante : « - Je n’hésiterai pas. »

Il relâche finalement ton poignet et plisse le front. Son expression trahissait néanmoins le dilemme auquel il était désormais soumis. T’accorder une telle chose, impliquerait de devoir te faire confiance et de braver l’autorité de Lex. Un chef respectable, mais avant tout un ami qu’il tenait en respect depuis toujours. Te refuser ce caprice, serait te forcer à dénigrer leur autorité et agir sans leur consentement. Car il allait de soi que tu allais de toute façon mettre ton plan à exécution. Il commençait progressivement à imaginer l’issue de cette confrontation, t’accorder cette mission sous quelques conditions lui paraissait la meilleure option. Mais fallait-il encore que tu fasses preuve de plus de respect envers sa nouvelle fonction, et daigne lui accorder le respect qu’il mérite en tant que supérieur, mais aussi et surtout, en tant qu’ami.


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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Dim 16 Sep - 22:34

Can you save my heavydirtysoul ?

Le rire sardonique que gerbe tes lèvres lui apporte un sentiment d’amertume prononcé, que l’on pourrait entrevoir aisément si on est assez attentif, par le passage d’un éclair vif et bref dans son regard. Elle rétracte les doigts de sa main près de la tienne, et le bois couine par le passage de ses ongles.
Aurore est soumise à la frustration qui l’a empoigné fermement et refuse à présent de la libérer, comme une douce alliée de ton autorité immuable. Le prochain geste qui la ramène près de toi, force l’appuie de sa seconde main sur le bureau, pour éviter une image honteuse. Elle écarquille les yeux et son regard ne cache aucune surprise pendant deux malheureuses secondes, qui sont déjà de trop et qui entachent son premier principe, celui de n’autoriser aucune véritable émotion sur sa face de comédienne. Elle se retient de déglutir, au risque de ressentir un inconfort grandissant dans sa gorge, et quand tu formules ce conseil avisé, sa respiration se bloque et seul ton souffle subsiste entre vos deux visages. Un sourire déformé par les sentiments qui l’envahissent prend place sur sa bouche capable du pire, mais qui se ravise bien assez rapidement.

Aurore ne remarque la douleur que tu as infligé à son poignet, seulement une fois libéré. Maintenant que tu t’éloignes à nouveau, elle s’autorise enfin à ravaler sa salive, non sans difficulté. Elle caresse délicatement le dessous de sa main, là où le contact avait été forcé, avant d’arborer un sourire sage et presque docile, en parfaite inadéquation avec ce qu’elle ressent vraiment.

« Je suis assez loyale envers mon clan pour t’éviter les conséquences de tes actes, sois-en rassuré. Tu n’auras pas à user d’une violence que Lex ne te pardonnerait sans doute pas. »

La lueur menaçante dans son regard contraste avec le premier degré de ses mots, mais connaître Aurore un minimum suffit à savoir que la simplicité n’est de mise que pour exercer une certaine subtilité. Pourtant, elle ne joue pas à ce jeu bien longtemps et se ravise de surenchérir, contourne le bureau en retraçant ses contours d’un geste léger et s’arrête quand elle est à côté de ta chaise. Elle roule lentement son regard dans ta direction, un regard dans lequel on ne peut rien lire d’autre que la couleur de ses yeux.  

« Peu importe mes intérêts personnels, si je suis à la Confrérie, c’est qu’ils correspondent avec les vôtres. Tu devrais avoir confiance en cette logique implacable, si tu es dans l’incapacité de l’orienter vers moi. »

Elle inspire faiblement mais longuement de ses narines, avant de glisser ses ongles le long de ta tempe et de retracer les contours de ton oreille, pour finir par poser sa main sous ta mâchoire avec une tendresse qu’on pourrait difficilement envisager. Elle guette d’un regard furtif la réaction de Serket avant de rapidement reporter son attention sur toi, pour n’éveiller aucun soupçon quant à la raison de son geste.

« Je te laisserai imposer tes conditions et je suivrai les ordres. Et si tu choisis de rejeter définitivement ma requête, je n’insisterai pas. Tu as ma parole. »

@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Jeu 20 Sep - 22:29


Can you save my heavydirtysoul ?




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La colère est un sentiment amer qui exulte nos craintes et qui, dans la force illusoire qu’elle nous octroie, nous rend faible. Il fulminait littéralement de rage et tentait désespérément de canaliser toute cette irritation avant qu’elle ne le consume et n’emporte dans son sillage, les quelques débris de ton honneur. Il ravale alors lentement sa salive, son esprit s’était complètement fermé à Serket, et lorsqu’il daigne vouloir reprendre contact avec son allié de fortune, ce dernier lui refuse cette grâce. Jugé trop indigne d’une telle considération, le courroux qu’il tentait vainement de canaliser l’inondait tout entier.

Dans un ultime affront à sa patience, tes doigts caressent sa peau avec une douceur presque exécrable, il laisse alors le temps d’un tempo, tes gestes mener la danse. Ses céruléennes se plongent dans les tiennes sans grande conviction. Le silence s’imposait et bientôt, il n’y avait plus que vos souffles mêlés pour alimenter votre échange d’un semblant de vie. Ses iris ternies par le poids d’émotions bien trop contraires pour être contrôlées, s’éteignent pour ne laisser place qu’au vide sidéral, foyer idéal pour les écumes de son ire. Son visage s’était redressé pour faire face au tien, son corps suivit finalement le mouvement dans une élégance sauvage et impérieuse, s’aidant du bureau. Il ne te quitte pas du regard lorsqu’il te surplombe de toute sa hauteur et qu’il attrape ta gorge de sa main droite, enserrant tes cordes vocales au sein de ses doigts. Pestant avec une amertume qu’il ne prenait pas la peine de dissimuler :

« - Ne me prends pas pour Lex. Je suis loin de croire à tes fastes et à tes grandiloquences hypocrites. Je te vois telle que tu es. Et ta parole ne vaut rien. »

Il serre sa mâchoire et se met à marcher tout en refermant sa poigne autour de ton cou. Il lève le menton et baisse ses iris, aucun sourire sarcastique n’orne ses lèvres. Seule la colère guidait ses pas, la violence titillant un à un ses quelques désirs obscurs et le suppliant dans une litanie muette, de lui céder quelques résolutions.

« - Comment pourrais-je simplement t’accorder une mission d’une telle importance alors que tu laisses tes instincts avoir l’ascendant sur ta raison ? Que ton respect et ton comportement égale le leur et que tes idéaux correspondent plus à ceux des ennemis qu’aux nôtres. »

Ses pas se font plus précis, alors qu’il avance, il te fait reculer, tout en gardant précieusement sa main sur ta nuque afin de garder un certain contrôle sur tes gestes. Sa colère ne rendait aucunement sa voix rauque et n’avait aucun effet sur ses gestes, si ce n’est le calme olympien dont il pouvait faire preuve.

« - Tu sembles te méprendre, laisse-moi t’aiguiller quant à ma connexion avec mon anima. Vous semblez croire qu’il est l’incarnation de la vengeance et qu’il amplifie mes ressentiments. C’est des conneries. »

Il s’arrête sur le seuil de la porte et rapproche son visage du tien tout en soufflant du bout de ses lèvres :

« - Je suis la personnification même de la haine et de ce désir insidieux qu’est la vengeance, et il me tempère. Tu testes mes limites dans l’espoir de voir ce qu’il y a derrière… Crois-moi. » Il serre un peu plus ses doigts sur ta trachée avant de relever son visage et de murmurer très succinctement : « - Tu ne désires pas le découvrir. »

Il te relâche alors violemment en te repoussant, te sortant ainsi du bureau. Instinctivement il porte sa main sur la porte et t’observe avec mépris.

« - Tu reviendras lorsque tu auras acquis assez de maturité pour participer à cette guerre et servir enfin à quelque chose, en attendant. Je ne veux plus te voir. » Il ferme la porte et se retourne instinctivement, sa mâchoire se contracte et ses lèvres sont lésées par la pression trop forte de ses dents. Il goûte à l’amertume de son sang, le goût acre et ferreux de ce liquide mêlé à la frustration d’avoir succombé à une partie de lui qu’il niait profondément. La violence qu’il venait de réprimer causait bien plus de dommages que lorsqu’elle était exprimée. Il frappe violemment sur le mur du côté de son poing en grognant. Geste qui lui permit de se concentrer sur une douleur dérisoire autre que mentale et qui libéra son esprit au gré de la sérénité que tentait de lui communiquer son seul allié.

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Jeu 27 Sep - 15:25

Can you save my heavydirtysoul ?

La peur qui inonde ses prunelles, dévoile l’espace d’un instant l’étendue de son âme. Ta main qui l’empêche de s’exprimer est accueillis par la sienne, qui tente d’en défaire la poigne, vainement. Elle recule machinalement à mesure que tu avances, comme si le choix ne lui était pas donné. Mais si la douleur pourrait se faire ressentir, les mots qui accompagnent tes gestes l’entraînent dans une autre dimension. Là où le corps et ses sensations ne sont que des futilités creuses et vides de sens. Car davantage que ton geste, tes mots la frappent avec une telle puissance que si ta main ne la tenait pas, elle se tairait malgré tout.

Une fois libérée, devant le seuil d’une porte qui se claque, elle prend conscience de l’absence qui l’avait saisit, comme pour l’éloigner le plus possible de son corps, victime d’une scène qu’elle n’aurait sans doute pas supporté autrement. Elle détourne son regard vers l’individu qui se dessine seulement maintenant à ses yeux, alors qu’il était perché devant la porte depuis un long moment déjà, attendant patiemment son tour pour une entrevue avec toi. Il la fixe, tétanisé, et un froid parcours son échine quand le regard noir d’Aurore rencontre le sien. Il balbutie quelques excuses et s’éclipse rapidement, pour ne pas subir l’effet domino que tu avais amorcé.

Elle regarde une dernière fois la porte, et ne réagit pas quand elle voit le mur trembler. Au lieu de ça, elle roule ses yeux devant elle et se contente de quitter le couloir dans une démarche lente et presque gracieuse. Car rien ne pouvait lui enlever de son élégance, pas même les plis que tu avais causé sur son estime froissé.

***
La voiture s’immobilise avant de rendre son conducteur coupable d’une faute impardonnable, qui s’élance hors de la Ferrari avec une élégance malvenue. La confrontation entre les deux jeunes femmes est silencieuse, mais Aurore est la première à rompre le contact pour rouler son regard vers son par-choc et constater le faible écart qui subsiste entre lui et les jambes trop fines de Joy, qui se seraient brisées comme du verre si elle ne lui avait pas fait la grâce de freiner à temps. Mais Aurore ne lui accorde pas une attention de plus et se glisse habilement derrière elle pour la contourner et s’orienter vers l’entrée du fort, sans manquer de jeter un regard dans la direction de ton bureau, qui donne sur la cours. Une partie d’elle savait pertinemment pourquoi elle exécrait Joy, et visiblement son aversion pour elle s’était amplifiée depuis votre dernier échange.

Une fois les grandes portes poussées, elle jauge l’intérieur de la bâtisse qu’elle n’a pas vu depuis un mois, avec une certaine amertume. Quand son regard croise ta silhouette, une sensation étrange la prend et elle se sent obligée de glisser une cigarette entre ses lèvres pour la remplacer par les effets de la nicotine.

« Je voulais t’épargner l’inconfort de ces retrouvailles et te prévenir par  message, mais je me suis si tôt ravisée en me demandant si tu méritais réellement que je sois aussi avenante. »

L’amertume qu’on entend dans sa voix et la maladresse avec laquelle elle tient sa cigarette, montre que la rancœur fait bel et bien partie de sa palette de sentiments. Pourtant elle tâche de la ravaler, et se rappelle s’être imaginé qu’elle saurait afficher sa face victorieuse et fière devant toi. Alors pour ne pas meurtrir davantage son ego, elle s’avance vers toi tout en détendant les traits précédemment crispés de son visage, pour remplacer son air par un plus théâtral et donc plus commun en ce qui concerne Aurore.

« Mais rassure-toi. Je ne reviens pas pour appuyer sur la gâchette, j’ai au contraire des nouvelles rafraîchissantes que je voulais partager avec toi.  »

Elle cendre sa cigarette à même le sol, habituée à ce que l’on ignore ses gestes et qu’on nettoie seulement derrière elle. Être troisième hiérarchique et potentielle de l’araignée avait quelques avantages, dont celui de n’être défié que par ses supérieurs, quoi que Joy ne semblerait pas si gênée de l’affronter. Elle fait d’ailleurs son entrée au château mais ne montre pas une volonté de se joindre à vous.

« Tu t’es remise de tes émotions, honey ? » demande-t-elle à l'intention du caméléon sans pour autant dévier son regard de ta personne, un fin sourire se dessinant sur ses lèvres sournoises qui hapent à nouveau sa cigarette.
@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Dim 30 Sep - 18:01


Can you save my heavydirtysoul ?




Well I know there can come fire from the sky to refine the purest of kings and even though I know this fire brings me pain

Les yeux dans le vide, il contemple l’ombre étouffante qui l’enserre dans son esprit. L’oxygène lui manque et la colère troque son voile pour celui de la détresse qu’il réprime. Son cœur s’accélère bien malgré lui et la douleur lancinante qu’il ressent au bout de ses doigts, ne suffit pas à le ramener sur terre. Il est prisonnier d’un cloaque de sentiments qu’il tente vainement de repousser au fond de lui-même. Sa mâchoire se crispe, ses muscles se raidissent. Il ne sent pas le sang couler le long de sa lèvre, ni l’irritation brûler sa rétine. Cette ombre a la silhouette féminine ne porte aucun visage, et il la repousse taisant à jamais son visage. Cédant pourtant à la caresse de ses gestes, et à la délicatesse de son obsession. Serket se rapproche instinctivement, et par sa seule présence, parvient à attirer son attention. Sa voix, aussi fine qu’un cristal, aussi insidieuse qu’un poison, apaise lentement ses tourments et rend à ses émotions, le contrôle qu’elles venaient de perdre. Il se glisse sur son épaule, reprenant ses droits. Aleksander ravale sa salive, il relève le menton. Il inspire grandement et remplit sa cage thoracique de cet air insipide, en quête d’un semblant de force pour alimenter son courage.

Tout ira bien, j'ai l'habitude. Se dit-il.

Il bat très lentement des paupières et s’éloigne de la porte, le regret ne l’effleure pas. La douleur glisse, la colère s’épuise. Il tourne son visage vers le mur qu’il a pris pour complice de tes injures, son regard descend alors instinctivement sur la main ensanglantée qu’il se coltinait. Surpris de ne plus ressentir aucune douleur physique, malgré les contusions et le liquide qui inondait ses jointures.

- Tu devrais l’éviter un moment. Elle creuse là où…
- Je sais. Elle finira bien par s’y brûler.
- Lequel des deux portera la plus grande brûlure ?


Il agrandit légèrement les yeux et peste entre ses dents, Serket en animal qu’il était, ne pouvait exprimer son amusement et l’inquiétude qu’il éprouvait pour son ami par son faciès. Mais plutôt par les gestes. Le fait qu’il soit sur son épaule ; prouvait son appui. Il n’était pas dupe au point de croire que la capacité qu’il lui octroyait concernant son indifférence, n’était pas sans tribut.

[…]

« - Je ne vois pas de quoi tu parles. »

Siffla-t-il en arquant un sourcil. Son expression faussement badine soulignait probablement l’ironie de ses propos, et pourtant. Il ne voyait aucun inconvénient à ce que tu sois présente face à lui, sans avoir à recourir au message par téléphone qu’il n’aurait probablement pas lu, par désintérêt. Il fronce alors les sourcils et continue sa marche pour s’arrêter à proximité de toi. Son regard rieur ne détenait aucune trace d’amertume ou de rancœur, contrairement à ce que tu pouvais lui offrir comme artifice. Il laisse alors à son faciès tout le loisir d’étirer ses lèvres, un léger rire s’étouffe au creux de sa gorge. Un simple son cristallin, porteur d’une puissance presque paradoxale lui échappe.

« - Ne me dis pas que tu es encore restée sur l’amertume de notre dernière entrevue… »

Il incline son regard et ses lèvres découvre alors sa dentition dans un sourire plus franc. Serket n’était pas présent, et rien ne pouvait réellement déterminer de l’illusion à la réalité, quels étaient les véritables sentiments qu’il ressentait à l’instant.

« - On va s’éviter les querelles d’adolescents effarouchés, et se concentrer sur ce que notre alliance a, à nous apporter. Tu n’y vois aucune objection, je présume. hm ? »

Il hoche alors la tête et te dépasse quelque peu tout en écoutant ce que tu avais à dire. Il attrape de quoi se servir un verre avant de t’accorder une œillade intéressée. Ses iris sont vite happées par la présence gracieuse et toute de légèreté de Joy. Il plisse le front face au sarcasme avec lequel tu l’accueilles. Son sourire troque son indifférence pour quelque chose de plus rancunier. Il comprend rapidement ce que tu tentes d’insuffler et la pédanterie avec laquelle tu allais traiter celle qu’il côtoyait le plus et pour laquelle il avait probablement le plus de considération au sein de cette institution.

Il redresse son visage et passe furtivement le bout de sa langue sur ses lèvres avant de souffler :

« - Je t’écoute, qu’as-tu de si intéressant à me partager ? »

Il se fit violence pour ne pas t’accorder la grâce de ses ressentiments ou de sa réaction quant au jeune caméléon. Il était ici pour affaire, quoi que tu en dises et quelles que soient tes aspirations pour l’avenir. Il n’avait qu’un seul objectif, et c’était ce dernier qui le forçait à garder certains rapports professionnels et conciliants avec les personnes de ton envergure.

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Mer 10 Oct - 20:41

Can you save my heavydirtysoul ?

C’est un visage blême qui accueil ton indifférence assassine. Un sourire froissé orne ses lèvres charnues, quand sa fierté essaie pourtant de reprendre le dessus. Aurore ravale sa salive amer, et décide finalement de s’approcher de toi dans une démarche qui décrit toujours aussi bien son élégance. Elle se penche légèrement et sa main parcours longuement ton bras pour venir saisir entre ses doigts, le verre qui était tiens.

« Cette nonchalance suspecte m’indique qu’il aurait été plus difficile pour toi d’oublier tes émotions, si nous étions à armes égales. »

Le regard de la jeune femme est habillé de teintes vives, semblable à celles d’une flamme, quand elle apporte à ses lèvres le verre d’alcool et en goûte une généreuse gorgée. Elle te jauge de haut en bas brièvement, et repose avec une certaine forme de dédain, le verre dans tes mains. Finalement sa silhouette s’éloigne, et elle te tourne le dos pour longer la pièce en jetant quelques coups d’œil aux différents tableaux.

« Tu n’es pas sans savoir le danger que représente le faucon pour notre sécurité. J’ai appris que par un miracle inattendu… L’alliance a su faire preuve de jugeote et a découvert bien rapidement l’importance qu’il représente. »

Ses sourcils se haussent alors qu’elle incline son visage, pour détailler longuement le tableau qui lui fait face. Celui d’une femme qui porte une couronne qu’elle convoite tant. Mais elle ne lui prête plus aucune attention quand elle décide de te faire face à nouveau, un sourire mutin se dessinant sur ses lèvres.

« J’ai retrouvé sa trace avant eux. »

Aurore s’élance jusqu’à toi et s’appuie contre le meuble devant lequel tu t’étais servi un verre, son visage s’inclinant pour chercher ton regard du sien, qui plus que jamais, trahit son excitation.

« Serais-tu tenté par l’idée d’une petite excursion en compagnie de ta consœur préférée ? » Mais avant que tu n’imagines répondre, sa main se pose sur la tienne et elle secoue légèrement sa tête de gauche à droite en fronçant son nez dans une mimique autant assurée qu'amusée. « Sauvegarde tes belles paroles pour notre escapade. Et munie toi du nécessaire pour quelques jours de voyage. »

«  Oh. Et je conduis.  »

Le tintement de ses clés se fait entendre, et elle te les montre dans un sourire espiègle – qui ne peut pourtant l’être davantage que ses yeux.
@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Ven 12 Oct - 15:22


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Il ravale sa salive et relève son menton, baissant les yeux pour admirer toute l’arrogance dont tu étais encore pleine. Son sourire étire la commissure de ses lèvres et offre à son visage, la grâce d’une indifférence cruelle. Il avait conscience qu’un jour d’indifférence terrassait aisément mille jours d’attention. Que ta quête perpétuelle de sensations allait être ébranlée par sa seule réaction. Ses muscles se crispent, sa mâchoire se serre, tes doigts rencontrent finalement son verre qu’il te cède sans aucune résistance. Dépité par ton manque de contrôle et par l’immaturité de ton comportement.

Il se cambre et sa joue caresse la tienne furtivement, alors qu’il te murmure d’une voix sereine et dénuée de toute colère ou d’amertume :

« - Ne confond pas assurance avec insolence. Aurore. Tu risques de précipiter la chute déjà annoncée. Je n’ai pas besoin de mes capacités pour t’oublier, sache-le. »

Il hausse les sourcils et se redresse alors légèrement, se tournant de profil pour attraper un nouveau verre bien rempli et le porter à ses lèvres avec une nonchalance qui lui était propre. Ses céruléennes toisent alors les environs, contemplant les quelques passants et la décoration d’un moderne terne des locaux. Il inspire et redescend alors son regard vers le tien. Déposant simplement le verre que tu venais de lui rendre sur la table à proximité sans plus y apporter un quelconque crédit.

« - Je constate que notre précédente entrevue ne t’a rien inculqué. Je doute de pouvoir travailler avec une personne telle que toi, dont le manque d’attention ronge la lucidité et dont l’arrogance est plus grosse que son charisme et sa maturité. Je pensais avoir été clair. »

Il s’avance alors et vide son verre d’un bref geste, tout en te dévisageant. Se cambrant pour frôler ton visage avec le sien.

« - Qu’importe que tes informations nous soient utiles, si ta personne met tout en péril par excès de vanité. J’espère que tu as conscience du ridicule de ton comportement. Ce n’est même plus de l’insolence ou de la séduction, c’est enjôleur et répugnant. »

Il s’écarte finalement et te tourne le dos, avant de souffler tout en prenant la direction des locaux. Levant une main en signe de salut, clamant d'une voix portante et assurée :

« - Tu m’appelleras quand tu seras prête à te conduire comme une adulte responsable. »

Il savait pertinemment qu’il mettait en péril une opportunité qui ne se présenterait qu’une fois. Mais il savait aussi qu’au-delà de ton orgueil corrosif, il y avait une conscience. Tu avais des aspirations que tu voulais garder et accomplir. Et il comptait sur ton bon sens pour te voir évoluer, et non régresser sur la pente glissante que tu t’amusais à descendre.


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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Jeu 18 Oct - 1:35

Can you save my heavydirtysoul ?

Les clés de la voiture tintent une dernière fois quand elle les rabaisse, avec toute la résignation qui peut alourdir son bras. Elle veut déglutir pour espérer faire disparaître le goût amer incrusté à son palais, mais sa gorge est trop nouée pour l’aider à se défaire de son mal. Son visage qui était habituellement sa toile devient la tienne, sur laquelle tu peins trop aisément les émotions qu’elle souhaite pourtant effacer de sa palette de couleur. Et ta silhouette qui s’éloigne n’arrange rien à l’impuissance de l’objet qu’elle représente.

« ALEKSANDER VOLKER. »

Elle s’élance sans réellement réfléchir, ses joues s’échauffant rapidement ; ses talons claquent au sol et trahissent la rage frustrante qui s’éprend d’elle. La potentielle grimpe les marches plus vite que tu ne le fais pour te barrer la route sèchement, son corps bloquant le passage au tiens.

« Veux-tu me faire l’obligeance de m’accorder un instant sans tenter de fuir ou de me repousser ? » s’exprime-t-elle dans une voix fragilisée par l’émotion qui lui ronge la gorge, alors que ses prunelles cherchent les tiennes, pour leur témoigner leur indignation. « Est-ce qu’il est vraiment question de hiérarchie ? Essaies-tu si désespérément de prouver à quel point tu me domines ? »

Le visage qu’elle avait gardé proche du tiens jusqu’à présent, s’éloigne à sa dernière question, alors que son sourcil gauche s’étire et que ses lèvres s’entrouvrent, pour lui donner un air sidéré. Un léger rire s’étouffe dans sa gorge et son regard humide s’illumine dans un air ironique.

« Dois-je me mettre à genou pour que tu te souviennes de nos objectifs ? S’il ne suffit que ça, demande-le et je m’abaisserai. Si c’est réellement ce que tu attends de moi. Que je devienne un pantin désarticulé que tu peux manier à ta guise, sans craindre de ne voir jaillir une volonté de puissance que tu ne saurais maîtriser. Comme si étouffer ce que je suis serait profitable à la confrérie. Comme si je n’étais que la remplaçante en cas de mauvaise surprise. Parce que c’est ça dont il est question, avoue-le ? Lex n’attends rien de plus que de garder sous la main sa suivante, pour s’assurer une victoire même dans la mort. Et toi tu es l’instrument qui doit me retenir attachée. »

Elle termine sa tirade dans un timbre plus brisé. Le trop plein de chaleur qui envahie ses poumons d’émotions incertaines et contraires, la plonge dans un inconfort qui ne fait que s’élargir pour creuser un trou béant dans ses organes. Il est si ravageur qu’elle ne se rend compte que trop tard qu’elle perd pied. Alors un sourire se dessine finalement sur ses lèvres tordues par la frustration, pour tenter de retrouver un semblant de fierté qu’elle aura pourtant piétiner toute seule en grande partie.

« Si tu ne souhaites pas m’accompagner. Très bien. J’irai seule» lâche-t-elle alors que son sourire s’élargit et qu’elle descend d’une marche pour que son épaule soit à hauteur de la tienne. Elle tourne sa face vers la tienne et remonte son regard froid dans le tiens. « Et je te laisserai expliquer à Lex la raison de mon absence, à moins que tu décides de m’étrangler à nouveau pour cette fois-ci m’expulser dans les douves. »
@Aleksander Volker
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Aleksander Volker
Second hiérarchique de la Confrérie
Jeu 18 Oct - 22:39


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Il pourrait étoffer son regard d’un sourire espiègle, lorsque tu dévoilas devant son autel, quelques failles poétiques de la personne que tu étais. Il se concentrait sur ces élans de sincérité pour omettre toutes les parures que tu te plaisais à porter. Il ne cherchait plus réellement la raison de ton orgueil, cette fausse fierté que tu arborais continuellement devant cette société aux mœurs qui ne correspondraient jamais aux tiennes. Cette société qui, de par la ségrégation des classes, te limite à un rang que tu jugeais inférieur au sien et à celui des personnes présentes. Il ravale sa salive et relève son visage, laissant au silence tout le loisir d’imprimer tes propos, ses céruléennes se contentant de contempler les tiennes, happant la détresse, happant le véritable fléau et exemptant son ouïe de tes mots. Il venait de comprendre. Un léger sourire aurait pu étirer ses lèvres, si cela n’avait pas été inconvenant au vu de la situation. Il incline son regard, tes gestes décrivaient la crainte perpétuelle que tu tentais de réprimer. Il devait changer de stratégie, son angle de vue n'avait pas été le bon. Il allait rectifier cela et pour une fois, accepter le rôle qui l'incombe. Au prix de sa propre personne s'il le fallait.

Il bat très lentement des paupières et ravale sa salive. Serket n’était pas présent, aucun appui ne lui était permis. Il était confronté seul aux responsabilités qui lui avait été imposées. Il serre la mâchoire et humecte ses lèvres avant de se retourner et d’attraper soudainement ton poignet, te rapprochant de lui. Son torse frôle alors lentement ton dos. Sa main garde prisonnier ton poignet, mais n’y appose aucune pression, aucune force. Tu pouvais te libérer si tel était ton souhait. Il rapproche ses lèvres de ton oreille et souffle alors très succinctement ;

« - Il n’est pas question de domination. C’est justement parce que je t’estime comme mon égale, que je ne peux tolérer tes débordements. Je ne prends aucun plaisir à agir tel ton supérieur, tu me forces à l’être. Je n’ai pas demandé ce poste, et je n’aspire pas à asseoir un quelconque pouvoir sur mes troupes. »

Il lève légèrement sa main, cette dernière frôlant ton bras pour finalement le délaisser et attraper ton épaule. Il te retourne délicatement vers lui. Aucune colère, aucune amertume ni rancœur ne peignaient ses traits, pourtant Dieu seul sait combien il pouvait étouffer une haine viscérale pour ce monde de plus en plus consternant.

« - Loin de moi l’envie d’étouffer qui tu es, de te voir aussi obséquieuse que les fidèles aux pieds des Lions. »

Il hausse les sourcils et se cambre alors avant de murmurer :

« - Il est temps que tu comprennes que je ne peux décemment t’envoyer dans le camp ennemi, si je sais ta vie en danger. Il ne s’agit pas de moi, pas de toi ou de nous. Mais d’eux. »

Il désigne d’un geste leste de la main toute la pièce, son regard se fronce, se ternit, et ce sont des yeux sombres qui contemplent désormais les abysses qui sont tiennes. Il ravale sa salive et de sa voix autoritaire clame dans un brin de voix contenu et sévère :

« - De leur vie. De ce que nous leur prenons à chaque décision prise, et de ce que nous pouvons leur offrir à l’avenir. »

Il inspire et détourne son regard, dissuadant les curieux de se rapprocher. Il n’était plus question de jouer, il devait interrompre cette litanie épuisante entre vous. Ton orgueil n’était qu’un masque dont tu ne parvenais plus à te défaire, et il allait devoir user d’énormément de patience pour apprivoiser ce trait de caractère qui était tien. Et décoller, un à un, tous ces morceaux sans en écorcher ta peau.

« - Si cela ne te plait pas de me traiter comme un supérieur, alors traite moi comme le bras-droit. Comme l’ami que je suis supposé être, cela m’est égal. Je veux juste pouvoir te faire confiance. Tu ne comprends pas. Mes aspirations ne sont pas réductibles à mes propres motivations. J’ai toutes vos vies entre mes mains, et il n’est pas question que je laisse au lion, le plaisir d’en voler encore. »

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Dim 21 Oct - 14:56

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Elle avait l’impression de marcher à contre-courant. D’aller contre le torrent de ses propres émotions et de sa simple volonté. C’était une lutte acharnée pour descendre une seule marche.  Ce constat ridicule allait sans doute étoffer le sentiment d’humiliation qu’elle avait ressentie après s’être livrée, si la vague qui allait la happer ne s’était pas immobilisée devant elle, pour finalement  s’écrouler et aller mourir avec les eaux calmes. Le sentiment illusoire de plénitude qui l’envahie, est accompagné par la sensation d’être retenue. Les yeux noisettes d’Aurore s’ouvrent un peu plus, et elle s’immobilise ; non pas que la pression soit assez forte pour la faire prisonnière, mais parce que tout en elle lui ordonne de se figer. Elle balaye la pièce du regard, clignant parfois des yeux, comme surprise des mots qui parviennent à ses oreilles. Mais si l’étonnement l’avait envahie, elle n’en restait pas moins touchée par tes mots qui faisaient écho jusque dans son âme. Les mots d’un véritable chef de guerre à son armée, qui réveillerait chez les puissants guerriers un respect si profond que l’obéissance s’en suivrait sans atteindre leur ego et en touchant leur fierté différemment, en sens contraire de ce qu’il aurait prévu : s’excitant à l’idée de combattre pour lui davantage qu’en étant meurtri par l’assujettissement.

Elle sent l’énergie qui émane de toi quand tu es dans son dos, mais le ressent davantage quand elle peut plonger son regard dans le tiens. Elle n’avait omit aucune résistance. Du moment où tu l’avais attrapé, à celui où tu la retournais pour te faire face. Malgré ce frisson que tu lui arraches. Et si elle semble parfaitement rigide, et ne plie sous aucune émotion qui oserait l’assaillir, son arcade sourcilière tremble et vient confirmer son véritable ressentie. Ses yeux ne clignent pas, excepté au moment où tu exposes le fait que tu pourrais craindre pour sa vie. S’en suit un silence respectueux, jusqu’au dernier de tes mots.

« Aleksander Volker, vous êtes un être imprévisible ; en même temps si fidèle à vous-même. » soupire-t-elle vaguement, comme si elle ne s’adressait pas réellement à toi, mais qu’elle faisait un constat à voix haute.

Finalement un petit sourire se niche aux coins de ses lèvres, elle tourne son visage vers l’assemblée et leur jette un regard concerné, avant de le rouler à nouveau dans ta direction. Mais il ne reste que peu de temps accroché à ton visage, puisqu’elle décide finalement de le poser sur les clés au creux de sa main. Elle arque lentement un sourcil avant de relever un regard assez enjôleur dans le tiens.

« Puis-je réitérer ma proposition ? Je saurais me tenir le temps que le cadran ne fasse un tour. »

Un jeune confrère s’approche subitement, malgré la gêne qu’il éprouve à l’idée d’intervenir au milieu d’une conversation de ses supérieurs. Il jette un regard inquiet à Aurore, et lui montre qu’il souhaite communiquer un message important. Elle approche son oreille pour le laisser lui murmurer quelques mots et son sourcil s’arque subitement avant que sa gorge ne se serre. Elle relève un regard noir dans le vide alors que sa mâchoire se crispe. Il comprend qu’il est temps de disposer et s’éclipse aussi vite qu’il était apparu. Un sourire maladroit déguise ses lèvres précédemment sujettes à la colère, quand elle comprend qu’elle doit te transmettre à présent le message ; ce qui a le don de lui faire oublier toute sa rage quand elle s'imagine qu'elle pourrait être insignifiante comparée à la tienne. Ses mains se rejoignent et ses ongles glissent les uns sous les autres alors qu’elle tente d’arborer un air assez innocent, et que son regard fuit toujours autant la confrontation.

« Il se pourrait bien… Qu’il y ai un léger imprévu. » elle plisse ses lèvres vers le bas pour faire croire qu’il s’agit d’un détail insignifiant, alors qu’une de ses épaules roule doucement pour appuyer son attitude. « Le renard est peut-être déjà sur les lieux. »
@Aleksander Volker
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