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L’Homme, créature de conscience, espèce conquérante et insatiable, prêt à tout pour assouvir ses désirs les plus cruels, au nom de notions abstraites qu’il croit maîtriser : le bon, le bien, le juste ; quand il ne s’agit pas d’argent, de pouvoir et d’admiration. Mais si l’Homme est une créature que l’on peut juger, il représente les pions sur l’échiquier de l’équilibre. Par le noir et le blanc qu’il peint dans ses gestes et ses mots, il permet à la nuance de gris d’exister, et d’ainsi de faire perdurer la balance universelle. Mais l’Homme à lui seul ne parviendrait pas à maintenir cet équilibre, car s’il lui obéit, c’est inconsciemment. Alors il nécessite la présence de guides que l’univers lui aura apporté assez tôt dans son existence, quand il devint une créature de conscience et d’intelligence, capable d’influencer le cours des choses et la stabilité de l’univers. Les Animas, espèces indispensables au bon fonctionnement de ce monde qu’est le nôtre, sont nos guides à travers le temps. Ils nous apprennent le noir et le blanc que nous devons ensuite jauger à la bonne convenance, pour réussir à garder l’équilibre intact. Au travers les légendes indiennes, les Animas sont dépeints comme des animaux totems, des guides qui apparaissent à l’Homme pour l’aider dans son chemin de vie. Mais si les légendes ne se trompent pas sur leur existence, elles s’éloignent cependant de la réalité quand elles les imaginent comme des êtres chimériques et spirituels qui choisissent nombreuses personnes à guider. En réalité, un Anima est une créature physique et concrète qui ne choisit qu’un seul humain, qu’on appellera Élu, parmi une masse grouillante de potentiels qui se sentent étroitement liés à lui. Il existe un Anima par espèce animale, et il représente à lui seul l’entièreté de ses déclinaisons. Chaque Anima transfère à son Élu un certain nombre de capacités, couramment trois, qui lui permettront de saisir davantage la parole de l’univers. Et c’est ainsi, par le biais de ces créatures de l’univers, que l’Homme a la chance de participer activement à la stabilité des mondes.
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Là, dans la petite case - Aurore

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Lorias Carden
Affranchie
Sam 1 Sep - 23:13



Là, dans la petite case.
J'avais toujours eu un grand talent d'actrice. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'on m'avait embauchée pour la semaine. J'avais accepté car j'avais besoin d'un peu d'argent, mais l'idée de passer mon temps à alpaguer des gens à la sortie de la cathédrale me blasait. Ma plaquette en main, je contemplais les allées et venues des croyants et touristes venus visiter le lieu en ce début d'après-midi. Je commençai bientôt mon alpagage, interpellant les gens au hasard, gagnant plus l'attention de touristes qui ne parlaient pas la langue ou ne comprenaient pas mon accent. La première heure passa, l'écho des cloches résonna et je vis une nuée noire s'enfuir du haut bâtiment, constatant avec incrédulité la présence de Roger dans la masse. Un petit groupe d'oiseaux gris vint se poser sur la place, attirant plus l'attention des passants que moi. Des touristes asiatiques - mais pas chinois, car j'avais déjà entendu parler chinois et ça n'avait rien à voir - s'arrêtèrent pour leur donner quelques miettes de pain. Ils semblaient joyeux, les seuls véritablements heureux d'être ici. J'hésitais à aller les voir pour leur parler. Je pourrais peut-être obtenir ce dont j'avais besoin, même s'ils n'y comprenaient rien. Ennuyée par l'ignorance des passants, je décidai de me diriger vers le petit groupe jovial. Cependant, une autre personne attira mon attention.

Elle n'avait pas l'air d'une touriste, ni d'une croyante qui avait déjà fait sa bonne action en se présentant aujourd'hui pour une prière. Je ne savais pas pourquoi elle se trouvait là, peut-être était-elle seulement de passage, mais elle avait l'air plus enclin à écouter. Je disais ça comme si je le croyais, alors qu'en vérité j'étais juste soulagée de voir une autre personne jeune, parce que y avait quasi que des vieux ou des familles nombreuses ici, et ça me dégoûtait un peu de voir deux états que je n'atteindrai certainement pas par pure instabilité de vie.
Je m'approchai de la personne et ne perdis pas de temps pour lui lancer un sourire débile, un regard spécial Roger que je maîtrisais depuis le temps à la perfection pour m'être longuement exercée avec lui, et la même phrase que je ressortais en boucle aux passants depuis le début de cette expérience professionnelle fort enrichissante.
- Soutenez la recherche contre le cancer de la prostate : signez, faites un don !
C'était une excellente idée, d'engager la conversation avec une femme pour un sujet qui la concernait autant, mais on ne savait jamais ce qui pouvait tomber dans notre entourage. Si j'avais un homme important dans ma vie, j'aurais peut-être eu un peur pour sa prostate.
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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Lun 3 Sep - 23:56

Something separates me from other people.

L’église n’était pas si différente de l’Alliance, on prétends prêcher la bonne parole, celle d’une divinité dont la perfection n’existe que dans les songes des plus touchés, et on regarde en biais les pécheurs qui osent penser par eux-même. Mais leur plus grand point commun, c’est sans doute le dégoût qu’ils peuvent lui procurer. La bâtisse n’est pas laide, mais sa symbolique est vomitive. Pourtant, Aurore, en paradoxe légendaire se tient tout de même devant la pièce maîtresse d’Édimbourg comme si elle souhaitait prendre part à la folie touristique de la zone. Un bras soutient sa poitrine, et son coude opposé est posé dessus pour qu’elle puisse tendre la main jusqu’à ses lèvres. Elle inspire une large bouffée cancérigène et dans un air las, se résout à jeter sa cigarette à peine entamée. C’est quand elle prévoit d’écraser le mégot de son talon qu’elle aperçoit le prêtre la juger de loin. Elle a cet air diabolique qui fait frissonner les religieux, et elle le sait. Alors elle accorde un sourire taquin à ce dernier qui détourne immédiatement le regard avant de faire un signe de croix. Fanatique écervelé.

«  Soutenez la recherche contre le cancer de la prostate : signez, faites un don ! »

Aurore sort de ses pensées pour déplacer son regard assassin vers la tête brune qui vient de la ramener à la réalité sans son consentement. En voyant ton air débile, ses yeux perdent en violence, mais gagnent en jugement. Elle arque un sourcil et te scrute de haut en bas d’un rapide coup d’œil.

« Vous avez autant la gueule de l’emploi que moi de la clientèle. »  

Pourtant, elle s’attarde un instant sur toi et précise son regard inquisiteur sur ta personne, comme si elle pouvait voir et identifier tes tendances de ses simples yeux. Finalement, elle hausse les sourcils et dans un long soupir, redresse ses bras pour lui donner l’occasion d'explorer son sac. Elle en sort un portefeuille, fouille de ses doigts armés d’ongles bien trop long pour s’avérer pratiques, et saisit quelques billets avant de te les tendre nonchalamment.

« Mais j’apprécie l’audace. » avoue-t-elle finalement avant de tendre un peu plus l’argent. « Ils sont à vous. »

L’ennuie est un sentiment qui la gâte bien assez vite, et si elle ne l’évite pas toujours, elle ressent le besoin de le fuir pour aujourd’hui. Sans doute parce que les dimanches rendent l’ennuie mortel. Alors, après un bref instant de réflexion, elle inspire longuement par ses narines en fixant tes prunelles de son regard noisette.

« Je vous offre un café. »

Il ne s’agit pas réellement d’une proposition. Elle tourne les talons et emboîte le pas vers le petit bistrot en face de l’église en s’attendant à ce que tu acceptes de la suivre. Peut-être à tort. Mais dans le pire des cas, elle n’a rien à perdre.

@Lorias Carden
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Lorias Carden
Affranchie
Mar 4 Sep - 8:52



Là, dans la petite case.
Je me rendis bien vite compte que j'avais fait le bon choix lorsque j'étais allée aborder cette femme plutôt que le petit groupe de touristes. Elle me jaugea un instant puis me lança une pique, me faisant ainsi comprendre qu'elle était une petite dure à cuire. Avec sa clope et son allure soignée, je ne doutai pas un seul instant que le physique avait de l'importance pour elle, et vu ma propre allure, elle avait bien raison de me juger. Je me jugerais moi-même, si je pouvais me voir de l'extérieur, mais ce n'était pas le cas alors je m'en foutais. J'aurais pu être aussi soignée qu'elle aujourd'hui, me montrer élégante sur le parvis de la cathédrale comme je le faisais lorsque je cherchais une proie à arnaquer dans les clubs, mais on ne donnait pas de l'argent à une femme habillée en Prada - hormis les prostituées de luxe. Preuve que ma stratégie longuement réfléchie - improvisée - fonctionnait : elle me tendit des billets. Non pas une petite pièce à glisser dans la tirelire des dons, non, des billets. Elle avait beau avoir un air hautain, elle était pétée de thunes, et ça me suffit à l'apprécier. Je pris les billets et les mis dans ma poche. Si elle ne signait pas, je ferais une fausse signature, glisserais un billet et garderais le reste pour moi.

Elle me proposa un café, en plus de l'argent qu'elle m'avait donné, et j'acceptai par pure question économique. Elle n'attendit pas ma réponse, se dirigeant déjà vers le café le plus proche. Je ne tardai pas à la suivre, car il était hors de question que je passe à côté d'un café gratuit. Je pourrais prétendre être simplement curieuse d'en apprendre plus sur cette fille, mais en vérité j'avais surtout la dalle et je pensai déjà me prendre un gros fish'n'chips avec le café.
Le café était assez calme pour l'heure. Je l'imaginais rempli de touristes, avec un temps d'attente interminable, mais non, rien de tout ça. J'allai pouvoir me poser un peu, et si le contrôleur passait vérifier mon travail, je lui montrerais le plus gros billet et il fermerait sa gueule. Je consultai le tableau du menu et vis en gros titre le plat du jour : beans on toast accompagné de salade. Ils ne se foulaient pas niveau cuisine ici, mais ça fera l'affaire.
- Je vais prendre le plat du jour aussi, indiquai-je à ma nouvelle tirelire.
Si elle appréciait l'audace, autant pousser le bouchon un peu plus loin. Tout ce que je risquais, c'était le refus. Elle s'offusquerait de me voir quémander ainsi et partirait. Comme toutes les personnes lambda à qui j'avais demandé de me payer à manger.
- Vous veniez faire votre prière ? lançai-je ensuite, me doutant déjà de la réponse.
Je préférais continuer la conversation, quitte à donner des répliques bateau, car je ne voulais pas rater l'occasion d'avoir à boire et à manger gratuitement.
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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Lun 10 Sep - 14:10

Something separates me from other people.

Chaque rencontre soulève une question ambivalente ; la formulation reste souvent la même, seul le caractère change. Te concernant, il s’agit de savoir si tu es futée et donc très bonne comédienne, ou réellement naïve, comme les apparences s’y prêtent. Pour le moment, Aurore exclue l’unilatéralité et penche un peu des deux côtés.

Elle t’observe, bête curieuse, jauger les alentours, poser ton regard benêt sur les cartes et t’exprimer sans jamais avoir l’impression de te voir peser tes mots. Une simplicité effarante qui s’entend jusque dans le ton que tu empruntes. Tu annonces le plat que tu souhaites, à la place d’un café qu’elle offrait.

« Je n’ai sans doute que trop peu réfléchis. Tu n’es pas audacieuse… Davantage téméraire. »

Rien ne semble montrer sur la face d’Aurore qu’elle est dérangée par sa conclusion. Au lieu de ça, elle baisse son regard vers sa pochette et en sort une – trop – longue cigarette. La serveuse arrive à ce moment, et se ravisant de l’allumer pour l’instant, elle pince le mégot entre l’ongle de son pouce et le côté de son index.

« Un plat du jour pour la demoiselle. Ajoutez un vin français, un côte de bourg serait parfait, autrement mettez-moi ce que vous avez. »

Quand elle s’adresse à la serveuse, son air hautain disparaît. Elle est presque respectueuse. Mais quand elle se tourne à nouveau vers toi, le masque qu’elle venait pourtant tout juste de porter, tombe déjà. Il est simple pour une dame de théâtre de jongler entre les rôles avec autant d’aisance. Et si c’est assez commun pour le moment, car ce sont deux visages que l’ont retrouve communément, la complexité de son cas allait bientôt se faire savoir. Mais pour l’heure, elle ne peut retenir un simple rire, avant de secouer lentement sa tête, et d’allumer enfin sa cigarette, avec le dédain qu’elle peut porter facilement à ses gestes.

« Je ne plie rarement les genoux devant un homme, encore moins s’il s’agit de Dieu, honey. »

On pourrait croire qu’elle retrouve son sérieux, mais ses yeux gardent les traces d’un sourire qui ses lèvres avaient épousé. Le vin arrive en premier, et on serre un verre pour qu’elle en goûte le contenu. Elle hoche la tête à l’intention de la serveuse et lui fait signe de t’en servir un aussi. Une fois fait, elle déguerpit et vous laisse à nouveau seules.

« Paye-t-on mieux devant une Église ? Quand on est confronté à un schéma d’altruisme que l’on s’impose. Est-ton plus généreux ? »

@Lorias Carden
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Lorias Carden
Affranchie
Dim 16 Sep - 0:49



Là, dans la petite case.
Elle n'avait pas tort sur le fait que je prenais un peu trop de risques. Je passais mon temps à faire n'importe quoi sans retenue, ça me semblait être le seul moyen de survivre, beaucoup plus intéressant que de travailler beaucoup sous le joug de personnes étranges. Au moins, j'étais maître de moi-même, même si ça signifiait faire les poubelles et quémander de la nourriture. Mon plan improvisé avait fonctionné, on allait m'offrir ce plat chaud en plus de l'argent qu'on m'avait déjà donné. Elle devait vraiment avoir de l'argent. Evidemment, je n'allais pas m'arrêter là. Elle me laisserait quand elle en aurait marre de mes réclamations. Je ne cherchais pas en elle une amie, ni une ennemie. Elle n'était qu'un porte-feuille sur pattes. Le point positif, c'est que je ne l'avais pas volée. Elle me donnait elle-même son argent, cela me facilitait le travail. J'avais plutôt l'habitude de me servir dans les poches des gens, mais il semblait que celles-ci m'étaient ouvertes. Elle avait commandé un vin français. Je n'étais pas très fan, pour avoir déjà goûté les vins de ma mère. Elle se sentait riche quand elle en buvait, mais sa lubie nous ruinait plutôt qu'autre chose. Je n'avais jamais compris pourquoi les gens aimaient autant boire cette chose. C'était meilleur que la bière, certainement, mais au moins la bière n'était pas chère. On pouvait boire de la merde pour pas grand chose, tandis que le vin le moins cher coûtait déjà l'équivalent de sept heures de manche à la gare centrale, là où la foule se faisait plus grande, quoique tout de même radine.

Ma remarque sur la religion sembla amuser la petite dame, qui tenait sa clope entre ses doigts comme si elle y détenait un autre billet. Là non plus je ne comprenais pas. Les gens fumaient pour se plaindre ensuite que c'était trop cher, ou que ça rendait malade. J'avais abandonné le tabac lorsque Roger m'avait piqué ma troisième clope. La première, je l'avais fumée à quatre ans, pensant que c'était comme les bonbons au chocolat, pendant que ma mère prenait sa douche. La deuxième, je l'avais fumée à dix-sept ans pour le style, pour passer pour une bad girl auprès de Tyler qui était asthmatique mais trouvait terriblement séduisants les gens qui fumaient. C'était la connerie la moins pire que j'avais fait pour coucher avec une fille. Et la troisième, je ne savais pas pourquoi je l'avais fumée, je ne l'avais jamais finie : Roger avait dû la confondre avec du pain comme je l'avais confondue avec un bonbon magique étant enfant. Je lui avais pardonné car le trouver aussi con que moi m'avait rassurée.
La vision de sa cigarette ne me rappelant plus aucun autre souvenir, je me concentrai sur ce qu'elle me racontait. J'avais raté le début de sa phrase, mais j'avais bien entendu plier le genou, associé à devant un homme. Etait-ce pour ça qu'elle était aussi aisée ? Elle était devenue proxénète après une belle carrière de prostituée ? J'ignorai son surnom qui me rappelait la caissière de l'épicerie du quartier de mon enfance ratée pour répondre :
- Si Dieu était une femme, je voudrais bien prier tous les jours.
Je souris en imaginant une grande déesse blonde aux formes parfaitement dessinées. N'y aurait-il pas plus d'hommes à l'église si une déesse les représentait ? Ou au contraire, les hommes éviteraient-ils ce lieu de peur d'entendre une voix féminine dans leur tête se plaindre de leur bêtise ?

Le vin arriva quelques secondes après ma réponse, et apparemment je devais en boire. Le vin, c'était comme un mauvais café. Le goût âcre vous restait dans la bouche toute la journée. Je le boirai tout de même cependant, car il était gratuit et qu'un repas l'accompagnera. Je pensai fortement à commencer à boire lorsque la Comtesse me posa sa question. Un débat était lancé. Cette femme devait forcément avoir un titre noble, et si elle n'en avait pas, je lui en attribuais un. Comtesse. Pour la prestance et le dédain. J'avais pensé à Marquise mais je l'avais déjà attribué à quelqu'un par le passé.
- Les gens sont radins où qu'ils aillent. Les croyants d'ici s'en fichent bien du cancer de la prostate. Ils pensent que s'ils en meurent ils se la couleront douce sur un nuage. Mais bon, moi non plus je ne donnerais pas, j'aime personne qui a une prostate, alors forcément rien ne me motive, surtout que ma bonne foi est aussi pauvre que moi.
L'honnêteté pouvait parfois s'avérer intéressante. Il fallait dire que le pire qui pouvait arriver était de me faire dérober mon plat par la Comtesse, et dans ce cas-là je n'aurais qu'à quitter la table pour aller voler quelqu'un, puisque l'honnetêté n'aurait pas été si efficace.
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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Dim 23 Sep - 17:43

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RP SUPPRIME MALENCONTREUSEMENT. Tout ça c'est de ta faute @Lorias Carden
@Lorias Carden
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Lorias Carden
Affranchie
Jeu 4 Oct - 22:50



Là, dans la petite case.
Je n'attendis pas qu'elle me dise de  manger pour entamer mon plat. Le débat m'ennuyait déjà, car on savait toutes les deux au fond qu'il n'avait pas lieu d'être. Les gens étaient radins, moi y compris. C'était simple à remarquer et à comprendre. Le plat était vraiment bon, sûrement car j'avais vraiment faim, autrement il me semblerait sec et amer, mais c'était meilleur que ce que me préparait ma mère - quand elle daignait me faire à manger - alors je ne m'en serais pas plaint non plus.
Avec sa fumée de cigarette, mon porte-monnaie du jour empestait l'air du restaurant. Je voyais déjà les clients se plaindre. Je n'étais pas fan de l'odeur, mais j'appréciais trop mon repas pour m'en soucier plus que ça. J'avalai un grand verre d'eau pour faire passer les haricots. Et possiblement la question de la tirelire aussi. Il semblait évident que je gagnais peu d'argent, puisque je quémandais de la nourriture.
- On se débrouille avec ce qu'on a, répondis-je.
Ma réponse bateau devait donner une image assez basse de moi, mais j'étais bien la dernière personne à se soucier de ce que pensaient les autres. Surtout de ce que pensait une personne hautaine. Elle n'avait pas l'air bête, ça non, elle semblait très cultivée - ce qui devait lui ajouter quelques crans de prétention - mais si elle pouvait m'écraser sur le champ, elle le ferait certainement. Je le sentais, cette femme n'avait rien d'une amie.

D'ailleurs, elle continuait son questionnement. Elle me sondait. J'étais une bête de foire pour elle, mais malheureusement je n'avais rien de passionnant à part mon talent pour la réalisation des plus belles conneries improvisées. Me demander si j'aimais les femmes après mon précédent commentaire n'était pas loin cherché, mais je pouvais comprendre que ça surprenne. Je n'avais pas l'allure clichée d'une lesbienne. Je ne cherchais pas à faire apparaître ma sexualité, parce que je m'en foutais un peu de celle-ci. Les femmes que j'intéressais tentaient leur chance que je porte un chemisier ou un flannel.
- Je n'ai jamais aimé aucune femme, précisai-je.
Je savais trouver ce qui intéressait les gens sur le moment, mais comprendre les femmes sur le long terme, c'était autre chose. Je n'avais jamais eu la foi de faire des efforts pour garder une femme à mes côtés. En même temps, à quoi bon ? Y en avait d'autres. Je ravalai une grande bouchée de haricots et ajoutai tout en mastiquant :
- J'aime l'anatomie féminine, c'est différent.
Je ne lui retournais pas la question. Sa réaction suffirait à me dire ce qu'il en était pour elle, même si je ne cherchais pas vraiment à savoir. Mon seul intérêt à ce moment-là était mon assiette. Je lançai tout de même un autre sujet entre deux questions.
- Tu fais quoi pour gagner tout cet argent ?
Elle n'avait pas l'air d'avoir simplement un métier bien rémunéré. Elle semblait pétée de thunes, et je voulais bien savoir comment.

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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Jeu 18 Oct - 19:32

Something separates me from other people.

Aurore écoute d’une oreille distraite les réponses à son interrogatoire, elle semble davantage intéressé par tes gestes que tes mots ; elle ne relève ta réflexion sur les femmes que par un petit sourire à la commissure de ses lèvres. Quand tu finis par une question, elle hausse lentement un sourcil et décide de remplir son verre pour garder son vin à niveau. Une fois la bouteille reposée, elle attrape entre ses doigts méticuleux le verre à pied pour l’apporter à ses lèvres, qu’elle trempe dans le liquide rougeâtre. Elle plisse ses yeux et précise son regard sur ta personne quand elle boit sa dernière gorgée.

« Connaître mon secret financier ne t’avancerait à rien. Je doute que tu sois capable d’y parvenir par le même biais. »

Contourner la question est une forme de fuite. Dévoiler immédiatement ses activités te donnerait un indice sur la somme que tu pourrais lui extorquer. Il n’est pas difficile de voir que tu es attirée par les billets des lourds porte-feuilles. Votre rencontre s’était faite sur une demande d’argent, elle s’était poursuivie sur une offre facilement acceptée et devrait sans doute se terminer par quelques zéros en moins sur son compte bancaire, si elle te laisse l’opportunité d’en venir à là.

« Tu devrais plutôt te déterminer quel pourrait être le tiens. Mais je crois remarquer que tu préfères les raccourcis. »

Elle attrape à nouveau son verre pour le terminer rapidement, puis se redresse en décroisant dans un sens pour les croiser dans l’autre, histoire de gagner à nouveau un certain confort. La potentielle de l’araignée pose sa main délicate sur la table, pour aider son corps à se pencher un peu plus vers l’avant. La proximité de vos visages lui permet de murmurer, et d’ainsi éviter de provoquer les oreilles intéressés des autres clients.

« Si je ne te dirais pas à combien s’élève mon salaire mensuel, je peux t’affirmer avec certitude que l’homme à ma droite a sûrement les mêmes prétentions salariales. De fait, j’imagine qu’il doit traîner en cash avec lui quelques billets imposants. Si tu peux glisser un regard discret à son attaché-case, tu remarqueras que son porte-feuille dépasse vulgairement. Au vu des regards intéressés qu’il jette à la serveuse, je suis certaine que tu pourrais captiver son attention assez longtemps pour lui dérober sans mal sa petite monnaie. »

Elle prend la fourchette que tu tiens entre tes doigts, vole la bouchée que tu avais piqué, et te la rend finalement avant de se glisser au fond de son siège. Le regard vif qu’elle te lance véhicule un message assez clair – elle venait de te mettre au défis.
@Lorias Carden
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Lorias Carden
Affranchie
Mer 31 Oct - 19:21



Là, dans la petite case.
C'est qu'elle me prenait pour une demeurée, en m'affirmant d'emblée incapable de gagner de l'argent de la même façon qu'elle. A moins qu'elle ne se prostitue - ce qui pour moi était déjà fait - ou soit issue d'une famille de riches, et dans ce cas-là je ne risquais pas en effet de recevoir un quelconque héritage. Déjà que ma mère me mettait de temps à autre une dette sur le dos pour me faire payer mon inutilité dans la société, ce n'était vraiment pas par la famille que j'allais faire forturne. Dans le porno, à la limite... j'y avais déjà pensé, mais les hommes me dégoûtaient trop pour coucher avec régulièrement, et les femmes dans le porno touchaient souvent à la drogue, ça enlevait le peu de plaisir charnel qu'on pouvait en tirer lorsqu'on ne leur demandait pas de faire des trucs dégueulasses. Bref, le porno, ça me fait plus penser à une ferme, et loin de moi l'envie d'être agricultrice.
Comme elle le disait, je préférais éviter de perdre mon temps dans de longues formations. Vu mes résultats scolaires de lycée - dont je n'avais pas été diplômée par ailleurs, mieux valait que je reste loin de l'université. On ne voudrait pas de moi en docteur. Quoi que, en gynécologue, pourquoi pas, et là encore pour la moitié des patients ça s'approchait plutôt de la gérontologie.

Je me contentai de hocher faiblement la tête, l'écoutant tout en avalant à grandes bouchées mon assiette. Mon ventre s'en portait bien mieux ainsi. Il aimerait bien un dessert aussi, j'allais peut-être en prendre un ensuite, selon l'évolution de la situation. Pendant son monologue, je crus comprendre qu'elle me lançait un défi. Je finis calmement ma bouchée, roulant des yeux, puis me levai, attrapant mon verre au passage.
- Ce n'est pas un défi ça.
Je me méfiai de ses intentions, mais étant réputée pour ma discrétion et la distraction par mon joli minois, je me dirigeai vers la table de l'homme. Je jetai un oeil vif autour de moi, à la recherche de caméras de surveillance. Par prudence, il me faudrait rester partiellement cachée d'une large vue extérieure, et de la vue de ma si généreuse donatrice dont la fourberie était évidente.
J'y allai lentement, pour être sûre de croiser la serveuse qui passait avec la coupe du petit papier d'addition. J'avançai alors brusquement, la bousculant au passage. Mon verre se renversa sur elle, sous les yeux intéressés de l'homme. Il était vrai qu'elle avait une belle poitrine, cette jeune serveuse...
- Je suis vraiment désolée, m'excusai-je.
Je m'approchai de la table de l'homme, posant une main sur sa table.
- Je peux vous prendre votre serviette, s'il vous plaît ? lui demandai-je bêtement, un grand sourire aux lèvres.
Tandis qu'il me reluquait, je me penchai en avant, pris la serviette de ma main visible, et amenai discrètement ma main libre dans sa poche. Je fis un pas sur le côté une fois la serviette attrapée, pour que ma main qui tenait le porte-feuille ait le temps de remonter jusqu'à ma poche, dans le dos de l'homme. Je jetai un oeil pour m'assurer que personne ne m'avait vue, bien que le t-shirt mouillé de la serveuse attirait les regards. Le porte-feuille bien rangé, je m'approchai à nouveau de la serveuse et lui tendis la serviette.
- Excusez-moi encore une fois, je crois que je vous ai trop regardée, vous êtes sexy, ça m'a déconcentrée.
Cette phrase surprit la serveuse et, ma courte nausée à l'appui, excita même l'homme à la table. Je l'ignorai, lui et ses fantasmes, et la serveuse finit par me donner rendez-vous après son service pour aller boire un verre ailleurs. Je revins m'asseoir auprès de la donatrice cynique. Que j'aie réussi ou non selon elle, quoiqu'elle ait prévu comme mauvais coup, j'avais au moins la possibilité d'une conquête à voler la nuit prochaine. Une belle source de revenus.
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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Dim 4 Nov - 20:40

Something separates me from other people.

C’est avec un intérêt certain qu’elle te regarde jouer le premier acte, un sourire aux bords des lèvres, récompensant ainsi ton travail. L’amusement du public, aussi petit soit-il, était toujours révélateur du talent des acteurs. Elle devait l’avouer, tu étais plutôt dégourdie, et tu ne manquais pas de cran. La plupart des gens transpirent à grosses gouttes quand on leur demande de se donner en spectacle, d’oser, de saisir une opportunité qui pourrait les mettre dans l’inconfort de l’inconnu. La peur les fige et ils sont incapables de balbutier quelques mots sans avoir envie de pleurer ; elle avait vu ça chez beaucoup de personnes, et l’estime n’était jamais la réponse à la question. C’était du courage dont il fallait pour se jeter dans la fausse au lion. Peut-être aussi un brin de stupidité. Ou le sentiment de n’avoir rien à perdre. Il ne lui restait plus qu’à savoir quelle était ta réponse.

Les yeux d’Aurore se déposent vers ta poche, là où tu glisses habilement le porte-feuille. Elle roule lentement son regard en direction de la serveuse qui revient avec un nouveau ticket de caisse, et qui s’avance pour demander son dû à l’homme que tu venais de voler. La potentielle plisse ses yeux et intensifie son regard et se lève subitement au moment où l’homme s’apprête à payer son repas. Elle jette un billet sur la table à sa place et regarde la serveuse avec un faible sourire.

« Gardez la monnaie. »

L’homme, interloqué, regarde le billet d’un air ahuris et se ravise d’aller chercher son argent. Il lève sa tête pour se concentrer sur le visage d’Aurore, avant de finir par s’exclamer soudainement en tendant sa main dans sa direction.

« Miss Rosenwald, quelle surprise ! Je ne pensais pas vous voir avant ce soir. »

Elle sourit discrètement et attrape sa poignée de main avant de se détourner de lui tout en récupérant sa veste sur la chaise.

« Vous miserez sur ma victoire pour me rembourser. »

Il s’esclaffe en hochant plusieurs fois la tête, attrape sa mallette, vous salue une dernière fois et s’en va ; laissant ainsi à Aurore l’occasion de s’intéresser de nouveau à ta personne. Un sourire dessine ses lèvres charnues alors qu’elle jette un regard vers ton plat.

« Tu as finis de manger ? » demande-t-elle en sortant une nouvelle cigarette, qui vient accompagner la dizaine qu’elle a déjà fumé depuis ce matin. « Avec l’argent que tu viens de te faire, tu pourrais être plus gourmande que ça. »

Elle roule son regard en direction de ta poche, un sourcil arqué, avant de reporter à nouveau son attention sur ton visage, tout en laissant ses poumons s'enivrer d'une fumée meurtrière.
@Lorias Carden
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Lorias Carden
Affranchie
Mer 7 Nov - 22:06



Là, dans la petite case.
Voilà qu'elle connaissait ce type, à présent. J'aurais dû m'en douter, elle était louche, et avec sa cigarette et sa façon de jeter l'argent sur les tables, elle me faisait penser à un garçon manqué. Un homme manqué. Un gros milliardaire verreux manqué. Elle n'avait rien des dealers qui habitaient mon immeuble. En même temps, ceux-là vendaient leurs âmes pour quelques petits billets. Inutile de préciser qu'ils vendaient du shit. L'homme tout heureux quitta les lieux sans se rendre compte du vol. Il semblait tiré d'une comédie burlesque - il jouait le gros oncle benêt - qui n'avait besoin que de voir une femme pour se sentir rafraîchi. Je repris une grande bouchée de haricots, notant le goût toujours identique des légumineux saucés. Elle n'avait pas profité de ma courte absence pour m'empoisonner, ce qui m'étonna, car l'occasion avait été formidable.

Lorsqu'elle me demanda implicitement si j'avais encore faim, je soulevai mentalement le fait que oui, mais ce n'était pas la même faim que plus tôt, c'était une faim différente, pas une faim qui voulait un fondant au chocolat ou une île flottante de riche. Non, c'était une faim grasse, la faim du pauvre qui trouvait son salut dans un fast food trempé d'huile et couvert de sel. Je regardais désormais mes haricots avec dégoût. Je crevais la dalle, et j'avais besoin d'un vrai plat de crevard pour combler ma faim.
- Pas exactement. Maintenant, j'ai envie d'un kebab. J'ai fini ici, cela dit.
Elle passait son temps à fumer, et moi à manger, quand j'en avais les moyens. Je repoussai mon assiette, signe que je n'allais pas finir les quelques haricots qui restaient. Je pensais déjà au kebab, au goût de sa sauce dans ma bouche, et aux frites dorées qui me réchaufferaient. Je ne m'étais jamais imaginée avoir un jour aussi faim, et pourtant, j'attendais déjà mon repas d'après repas.
- Tu peux demander l'addition si t'as fini, puisque c'est toi qui payes.
Je comptais bien gâcher l'argent volé dans des kebabs pour les jours à venir. Avec tout l'argent que semblait avoir cette femme, elle devait pouvoir s'en payer, des kebabs, et je l'enviais presque pour ça. Presque. Un kebab acheté avec de l'argent volé avait toujours meilleur goût.
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Aurore Rosenwald
Troisième hiérarchique de la Confrérie
Mar 13 Nov - 14:23

Something separates me from other people.

Au départ de ta phrase, elle range son étui à cigarette argenté dans le fond de sa poche tout en s’armant de son sac à main. La suite de ton intervention fait dresser lentement son sourcil gauche alors qu’elle incline son visage dans ta direction, pour mieux poser son regard interloqué sur toi. Le sourcil droit finir par imiter l’autre pour apporter à son visage toute la surprise qui vient de la traverser.

« Mais tu es un véritable estomac sur pattes. Moi qui me demandais comment tu faisais pour ne pas t’envoler avec un corps aussi frêle, je me questionne à présent sur ton secret pour gravier toute physique en refermant autant de kilos de nourriture sans en porter la conséquence. »

En réalité, c’était là une forme de question rhétorique car la réponse ne sembleait pas assez l’intéresser pour qu’elle s’y concentre trop longtemps. Elle l’abandonne assez vite, d’ailleurs aidée par ta suivante intervention. Le sérieux reprend une place sur son visage, mais ne prétend pas à la garder longtemps puisqu’un rire cristallin s’échappe de façon incontrôlée de ses lèvres.

« Hors de question. » répond-t-elle, sans ne laisser sous-entendre un quelconque moyen de négocier, avant qu’elle ne poursuivre en ajustant la lanière de son sac sur son épaule. « Libre à toi de régler l’addition. Mais je ne gaspillerai pas un sous pour ce repas tout en sachant la coquette somme que je viens de t'aider à acquérir. Et si tu doutes de la validité de mon argument, demande-toi pourquoi dans l'Histoire, on ne se souvient que des générals et non de ceux qui ont pourtant grâcieusement appliqué leur stratégie. »

Ses épaules se redressent dans une attitude insoucieuse, avant de s’affaisser finalement avec nonchalance. Un faible sourire mutin se dessine sur ses lèvres alors qu’elle range sa chaise et sort ses clés de voiture.

« En revanche, c’est si poliment demandé que j’accepte volontiers de t’accompagner lors de ta prochaine expédition. Si tu m’assures que tu n’as pas prévu de faire la tournée des restaurants jusqu’à demain soir. »

Elle arque un sourcil pour apporter à son regard plus de contenance, et libère les lieux de sa présence sans se soucier de savoir si tu comptais faire de vous des voleuses ou non. Être une bonne samaritaine ne faisait dans tous les cas absolument pas parti de ses objectifs. Et elle laissait volontiers aux philosophes le droit de questionner sa morale ou ses valeurs, sans pour autant s’en soucier réellement.

Une fois devant sa Ferrari d’un rouge flamboyant, qui l’accompagnait davantage qu’aucune de ses autres voitures, qu’elles réservaient seulement pour les courses, Aurore enclenche le mécanisme de son porte clé pour ouvrir les portières, relevant finalement le regard vers toi.

« Et rappelle-toi que tu n’es ni la première version ratée du petit Poucet, pour semer des miettes sur mon siège, et encore moins la deuxième, qui, si elle n’était pas un échec pour lui, le seras pour toi quand je retrouverai la caillasse transportée par tes chaussures sur le tapis du siège passager, et que je te les enfoncerai dans la gorge jusqu'à plus d'air. »
@Lorias Carden
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